Nicolas Bobet, directeur du pôle Aquitaine de Ramsay Santé

Pourquoi vous êtes-vous lancés dans la créa­tion d’une pépinière d’entreprises ?
Nous souhaitons être acteurs de l’écosystème de l’innovation ! Trois étab­lisse­ments Ram­say San­té du Sud Aquitaine, les clin­iques Aguil­era à Biar­ritz (64), Bel­har­ra à Bay­onne (64), Jean le Bon à Dax (40) se sont lancés dans l’aventure. Nous avons créé l’association Gink­go Bilo­ba – Pépinière San­té Pays Basque et sommes asso­ciés à trois parte­naires du ter­ri­toire : l’Estia, l’école d’ingénieurs du Pays Basque, Basque Invest (agence de développe­ment économique), la CCI trans­frontal­ière, car nous tra­vail­lons avec les régions de Navarre et le pays Basque espag­nol, très avancées en matière d’innovation médi­cale.

Nous voulons accueil­lir des start-ups et leur offrir l’accès à un lab­o­ra­toire « live médi­cal » dans nos étab­lisse­ments. Leurs équipes ont accès aux pro­fes­sion­nels de san­té pour con­fron­ter leurs pro­to­types à la réal­ité d’un marché et aus­si pour écouter le besoin des équipes médi­cales de ter­rain.

Quels sont les pro­jets actuelle­ment dévelop­pés ?
Aujourd’hui, nous avons trois entre­pris­es hébergées et nous visons d’en héberg­er une dizaine. Nous les accueil­lons au stade de leur développe­ment, une fois qu’elles sont incubées, et nous n’avons pas voca­tion à ren­tr­er dans le cap­i­tal. Elles tes­tent leur pro­duit chez nous.

Une d’entre elles tra­vaille dans le champ dig­i­tal pour flu­id­i­fi­er le par­cours médi­cal et créer des liens entre les acteurs. Une autre a dévelop­pé un mini lab­o­ra­toire d’analyse médi­cale « de poche ». C’est un cube qui fait 7 cm sur 7, et réalise 27 analy­ses médi­cales stan­dards. La troisième a dévelop­pé un procédé pour net­toy­er les salles de bloc avec des rayons X. Elle a ren­con­tré un cer­tain suc­cès en Espagne et ambi­tionne de se dévelop­per de l’autre côté de la fron­tière. Elle a besoin d’un lab­o­ra­toire ici pour démon­tr­er que c’est pos­si­ble et pass­er les dif­férents stades de val­i­da­tion en France.

Com­ment réag­it le corps médi­cal ?
Nos pro­fes­sion­nels de san­té sont très con­tents. Cer­tains ont déjà con­tac­té les entre­pris­es, notam­ment celle qui développe le lab­o­ra­toire de poche. Des chirurgiens sont intéressés par la créa­tion de dis­posi­tifs médi­caux. Cette pépinière offre de nom­breuses pistes de réflex­ion.

Des liens sont égale­ment à con­stru­ire avec le GCS Recherche et la fon­da­tion Ram­say San­té, qui œuvre pour la préven­tion et dis­pose d’un incu­ba­teur « Pre­vent to care ». Une forte ambi­tion de par­ticiper à l’innovation est inscrite dans le plan stratégique « Yes we care 2025 » de Ram­say San­té.