La réforme des urgences sera bouclée au 1er jan­vi­er 2022. Si les pro­fes­sion­nels de san­té s’approprient pro­gres­sive­ment les mod­i­fi­ca­tions de fond et de forme du finance­ment de l’activité de médecine d’urgence, les 123 accueils des ser­vices d’urgences privés comme ceux de l’ensemble des étab­lisse­ments de san­té ayant une autori­sa­tion d’activité de soins non pro­gram­més devront faire œuvre péd­a­gogique auprès des patients. Avec un for­fait unique, ce nou­veau dis­posi­tif apporte sim­plic­ité et lis­i­bil­ité aux patients, il s’agira néan­moins d’accompagner ce change­ment de pra­tique dans un con­texte d’épidémie san­i­taire où les patients et leurs accom­pa­g­nants deman­dent de la réas­sur­ance et de la sta­bil­ité. Des élé­ments de lan­gage très sim­ples pré­parés seront les bien­venus et sont atten­dus de la part du min­istère de la San­té, afin d’assurer un dis­cours homogène et cohérent sur le ter­rain.

La LFSS 2022 est votée et con­firme la final­i­sa­tion de la réforme avec la mise en place du 3e com­par­ti­ment à l’activité con­cer­nant les nou­veaux hon­o­raires pour les prati­ciens urgen­tistes, biol­o­gistes et radi­o­logues, ain­si que le FPU pour les patients. Ce dernier com­par­ti­ment s’ajoute à ceux de la dota­tion pop­u­la­tion­nelle régionale, déclinée en dota­tion socle au niveau des étab­lisse­ments de san­té, et de la dota­tion qual­ité, mis­es en œuvre dès le 1er jan­vi­er 2021.

Cette réforme que la FHP-MCO n’a pas souhaitée mais dont elle a accom­pa­g­né au mieux les travaux, s’avère sim­ple pour les patients, il restera à démon­tr­er qu’elle le sera aus­si pour les pro­fes­sion­nels de san­té. Il va nous fal­loir appren­dre à gér­er les nou­velles règles d’allocation de ressources au niveau région­al avec le fonc­tion­nement des comités régionaux de finance­ment des urgences. Les pre­miers retours mon­trent à l’évidence une cer­taine hétérogénéité de gou­ver­nance de ces nou­velles instances régionales. Les enseigne­ments de son déploiement pour tous devront être tirés pour pré­par­er les réformes à venir.

Frédérique Gama
Prési­dente de la FHP-MCO