Nicolas BIOULOU, président de la FHP Bretagne

La 6e édi­tion de votre opéra­tion « Ma clin­ique est fan­tas­tique » a eu lieu mar­di 7 décem­bre, com­ment s’est-elle passée ?

Cette cam­pagne est une action con­jointe de la FHP Bre­tagne et de la FHP Val de Loire-Océan, qui con­siste à ouvrir les portes de nos clin­iques et hôpi­taux privés à des jeunes col­légiens et lycéens du ter­ri­toire, le temps d’une journée. L’objectif est de leur faire décou­vrir nos struc­tures, le fonc­tion­nement du sys­tème de san­té et les quelque 50 métiers de l’hôpital, dont une bonne par­tie est sou­vent mécon­nue : agent de stéril­i­sa­tion, bran­car­dier.…

Cette année ce sont 350 élèves de la 3e à la ter­mi­nale générale et tech­nologique (fil­ières « accom­pa­g­ne­ment, soins et ser­vices à la per­son­ne » et « sci­ences et tech­nolo­gies de la san­té et du social »), que nous avons accueil­lis dans 10 étab­lisse­ments. Nous avions annon­cé 700 par­tic­i­pants mais cer­taines clin­iques qui reçoivent une cohorte de plus de 100 élèves ont dû annuler au dernier moment, pour des raisons san­i­taires.

Com­ment se déroule une telle opéra­tion ?

Des ate­liers décou­verte sont pro­posés sur les métiers de la san­té, mais égale­ment sur les pre­miers gestes d’urgence et sur la préven­tion auprès des jeunes : com­porte­ments addic­tifs, alcool, ali­men­ta­tion, tabac, écrans… et nous avons ajouté cette année – pandémie oblige –, l’hygiène et en par­ti­c­uli­er le lavage des mains avec des solu­tions hydroal­cooliques, dont l’efficacité a pu être véri­fiée à l’aide de la fameuse « boîte à coucou », qui plaît tou­jours beau­coup.

Ces journées ou demi-journées pour cer­tains étab­lisse­ments, per­me­t­tent de sor­tir du cadre, avec des présen­ta­tions plus tech­niques sur l’innovation dans le monde de la san­té par exem­ple : les équipements, les plateaux tech­niques, la chirurgie robo­t­ique… mais aus­si organ­i­sa­tion­nelles, les nou­velles tech­nolo­gies jouant un rôle de plus en plus impor­tant dans les inter­ac­tions avec les patients. Des ate­liers sur l’activité physique adap­tée ont déjà été pro­posés.

Nous dis­tribuons des good­ies et surtout le guide des métiers, réal­isé par la FHP.

Quels sont les objec­tifs recher­chés ?

Ces journées ren­for­cent l’ancrage local et la prox­im­ité et nous per­me­t­tent de faire la pro­mo­tion de nos struc­tures et de l’hospitalisation privée. De manière assez évi­dente, nous souhaitons sus­citer des voca­tions et don­ner envie de s’orienter vers les métiers du soin et les autres pro­fes­sions de l’hôpital. Nous sommes opti­mistes sur les effets d’une telle opéra­tion, d’autant plus que chaque année des élèves nous sol­lici­tent pour un stage à l’issue de cette man­i­fes­ta­tion.

Les retours sont très posi­tifs à tous les niveaux. Ces man­i­fes­ta­tions per­me­t­tent de val­oris­er le tra­vail de nos col­lab­o­ra­teurs et les équipes péd­a­gogiques sont très sat­is­faites. Un étab­lisse­ment de Mor­laix accueillera les mêmes class­es début 2022 pour présen­ter en détail l’importance et les con­traintes des métiers du soin. Les con­tacts créés se pro­lon­gent, c’est une bonne chose.

Nous souhaitons égale­ment pro­mou­voir nos fil­ières de for­ma­tion, et en par­ti­c­uli­er notre insti­tut de for­ma­tion d’aides-soignants de Plérin, qui a la par­tic­u­lar­ité de pro­pos­er des cur­sus en for­ma­tion ini­tiale et en alter­nance. En péri­ode de forte pénurie de soignants, où les métiers du soin per­dent en attrac­tiv­ité, à un moment où l’hôpital est mal­mené, une opéra­tion comme « Ma clin­ique est fan­tas­tique » redonne ses let­tres de noblesse à toute une pro­fes­sion.