La capac­ité d’accueil en réa a pro­gressé de 14,5 %

Le nom­bre de lits de soins cri­tiques a aug­men­té de 3,6 % entre fin 2019 et fin 2020. En 2020, le nom­bre de lits con­tin­ue de reculer (-1,5 %) mais celui de places aug­mente (+2,4 % en court séjour et +4,7 % en long). Voir le rap­port DREES.

À rebours des capac­ités d’accueil totales en hos­pi­tal­i­sa­tion com­plète, le nom­bre de lits de soins cri­tiques (réan­i­ma­tion, soins inten­sifs et sur­veil­lance con­tin­ue), très sol­lic­ités pen­dant l’épidémie de Covid-19, a aug­men­té de 3,6 % entre fin 2019 et fin 2020. En par­ti­c­uli­er, la capac­ité d’accueil en réan­i­ma­tion a pro­gressé de 14,5 %.

Entre fin 2019 et fin 2020, la capac­ité d’accueil hos­pi­tal­ière a pro­gressé de 3,6 % en soins cri­tiques et de 10,8 % en hos­pi­tal­i­sa­tion à domi­cile.

En 2020, les capac­ités de prise en charge en hos­pi­tal­i­sa­tion à domi­cile con­nais­sent une aug­men­ta­tion plus forte que les années précé­dentes (+10,8 %, après +6,2 % en 2019). Elles représen­tent ain­si 7,0 % des capac­ités de l’hospitalisation com­plète en court et moyen séjours (hors psy­chi­a­trie), con­tre 2,1 % en 2006.

En 2020, 1 342 hôpi­taux publics, 667 étab­lisse­ments privés à but non lucratif et 974 clin­iques privées com­posent le paysage hos­pi­tal­ier français. Au total, le nom­bre de sites géo­graphiques réper­toriés con­tin­ue de dimin­uer.

Les capac­ités d’accueil de ces 2 983 étab­lisse­ments de san­té se répar­tis­sent entre hos­pi­tal­i­sa­tion com­plète (387 000 lits) et par­tielle (80 000 places).

L’ATIH analyse l’activité en 2020

Les séjours ont dimin­ué de 11,7 %, soit 2,2 mil­lions dont 80 % en mars-avril-mai (1,8 mil­lion). 350 000 séjours en moins sont enreg­istrés au cours du dernier trimestre 2020. L’activité de chirurgie a bais­sé de 15,7 % et l’interventionnel de 14,2 % (2020 vs 2019). Voir le rap­port.

Can­cer du sein : la Ligue alerte

Selon la Ligue con­tre le can­cer, le dépistage organ­isé du can­cer du sein a con­sid­érable­ment chuté pour attein­dre 42,8 % en France. Un taux his­torique­ment bas, expliqué par plusieurs fac­teurs liés à la crise san­i­taire de la Covid-19.

Ces fac­teurs sont : inter­rup­tion des envois des invi­ta­tions au dépistage, fer­me­ture des cab­i­nets de radi­olo­gie et moin­dre activ­ité à la réou­ver­ture…

« La baisse dras­tique du taux de par­tic­i­pa­tion au dépistage en 2020 nous inquiète par­ti­c­ulière­ment et nous pousse à martel­er cet appel urgent pour la remo­bil­i­sa­tion des pop­u­la­tions con­cernées : mal­gré le con­texte san­i­taire, con­tin­uez à vous faire suiv­re et dépis­ter, prenez soin de votre san­té ! » alerte le pro­fesseur Nizri, prési­dent bénév­ole.

Respon­s­abil­ité des médecins engagée

Le rap­port 2021 sur le risque des pro­fes­sion­nels de san­té en France de la MACSF indique une baisse de la sinis­tral­ité et une sévérité des tri­bunaux dans un con­texte de crise san­i­taire.

Le rap­port dresse égale­ment un pre­mier bilan des sin­istres liés à la vac­ci­na­tion covid-19, des sin­istres liés aux dépro­gram­ma­tions d’in­ter­ven­tions et à la con­t­a­m­i­na­tion par la covid-19 et ceux liés à la télé­con­sul­ta­tion. « L’année 2020 a été mar­quée par la crise san­i­taire qui a eu pour con­séquences impor­tantes la baisse du nom­bre des déc­la­ra­tions reçues par la MACSF-Le Sou Médi­cal, une diminu­tion du nom­bre de socié­taires mis en cause ain­si que du mon­tant des indem­ni­sa­tions. La sévérité des tri­bunaux se main­tient toute­fois à un niveau tou­jours très élevé au niveau de la recon­nais­sance de la respon­s­abil­ité des pro­fes­sion­nels de san­té mis en cause : 72 % des déci­sions civiles se sol­dent ain­si par une con­damna­tion » déclare Nico­las Gom­bault, directeur général délégué du groupe MACSF.

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