En 2023, 7 pro­fes­sions devront être cer­ti­fiées

Médecins, chirurgiens-den­tistes, sages-femmes, phar­ma­ciens, infir­miers, masseurs-kinésithérapeutes et pédi­cures-podologues seront soumis à cer­ti­fi­ca­tion dès le 1er jan­vi­er 2023 tous les 6 ans.

HAS : un pro­gramme de tra­vail chargé

La HAS vient de pub­li­er 36 pages pour porter à la con­nais­sance de tous les travaux con­clus en 2021, en cours ou pour­suiv­is en 2022, au som­maire : chirurgie, can­cer, per­son­ne âgée, mal­adies rénales, de l’appareil diges­tif, vac­ci­na­tion, e‑santé, etc.

Pénurie des soignants : un sujet européen

40 000 infir­miers man­quants dans les Ehpad et hôpi­taux en Alle­magne (149 jours sont néces­saires pour recruter un soignant), 60 000 pro­fes­sion­nels de san­té man­quants en Ital­ie, les fédéra­tions de l’hospitalisation privée BDPK et AIOP expliquent leur sit­u­a­tion…

Les trois quarts des hôpi­taux alle­mands ont des dif­fi­cultés à pour­voir les postes d’in­fir­miers vacants. Selon une pub­li­ca­tion de la BDPK (Fédéra­tion alle­mande des hôpi­taux privés), plus de 40 000 postes d’in­fir­miers sont non pourvus rien que dans les maisons de retraite et les hôpi­taux. Une analyse actuelle de l’A­gence fédérale pour l’emploi sur la pénurie de com­pé­tences mon­tre qu’il faut 149 jours pour pour­voir un poste vacant dans le secteur des soins de san­té et des soins infir­miers. L’Alle­magne con­naît actuelle­ment une impor­tante pénurie de médecins, d’in­fir­miers et de thérapeutes. Cet écart se creuse d’an­née en année. Les raisons en sont l’aug­men­ta­tion du nom­bre de patients, le départ à la retraite des pro­fes­sion­nels de la san­té en rai­son de leur âge et la réduc­tion du temps de tra­vail due à l’évo­lu­tion des exi­gences en matière de con­di­tions de tra­vail. Avec une loi visant à ren­forcer le per­son­nel infir­mi­er, le gou­verne­ment fédéral veut main­tenant réduire le nom­bre de postes d’in­fir­miers vacants.

Le min­istre fédéral de la San­té, Jens Spahn, voit dans les con­di­tions de tra­vail l’élé­ment déclencheur de la réduc­tion supérieure à la moyenne du temps de tra­vail des infir­miers et de la pénurie d’in­fir­miers qual­i­fiés. Pour la BDPK, l’at­trac­tiv­ité de la pro­fes­sion d’in­fir­mi­er doit être ren­for­cée afin d’at­tir­er les nou­veaux arrivants et ceux qui revi­en­nent dans la pro­fes­sion. La BDPK s’en­gage à amélior­er le pro­fil de la pro­fes­sion infir­mière et à dévelop­per des mod­èles nou­veaux et inno­vants de répar­ti­tion des tâch­es. Elle pré­conise égale­ment que la respon­s­abil­ité du per­son­nel revi­enne aux hôpi­taux et que les spé­ci­fi­ca­tions rigides telles que les planch­ers de per­son­nel infir­mi­er et les objec­tifs en matière de per­son­nel soient sup­primées.

En Ital­ie, des maisons de retraite entières, mais aus­si des ser­vices entiers d’hôpi­taux privés agréés, risquent de fer­mer, ou du moins sont en grande dif­fi­culté : l’ur­gence vient de la pénurie de per­son­nel de san­té, d’in­fir­miers et de médecins. De tout temps, ils ont préféré pass­er dans le secteur pub­lic, même pour un salaire sim­i­laire.

On estime qu’il y a une pénurie d’en­v­i­ron 60 000 unités. Cette sit­u­a­tion alar­mante a précédé l’ur­gence COVID, mais la pandémie a con­tribué à accroître le prob­lème, au moment même où la néces­sité de trou­ver du per­son­nel a ouvert les portes du recrute­ment dans les struc­tures publiques, aupar­a­vant freinées par une rota­tion beau­coup plus lente. Cela se pro­duit pré­cisé­ment lorsque les soins de san­té privés sont appelés à jouer un rôle plus com­plé­men­taire au sein du Ser­vice nation­al de san­té — plus que jamais — en ce qui con­cerne tous les ser­vices de san­té sac­ri­fiés par l’ur­gence pandémique.

Plusieurs régions ont déjà reçu des appels d’hôpi­taux privés, deman­dant une solu­tion — au moins tem­po­raire — en prévi­sion d’une réforme struc­turelle tant atten­due. L’ob­jec­tif est d’as­sur­er la survie et le bon fonc­tion­nement des étab­lisse­ments de san­té privés, surtout dans une phase où, dans le cadre du paquet San­té, le Fonds de relance et de résilience prévoit égale­ment la mise en œuvre de « case di comu­nità ». L’en­jeu est la prise en main d’un sys­tème de san­té où les organ­ismes de droit privé et ceux de droit pub­lic sont de plus en plus com­plé­men­taires et inté­grés, garan­tis­sant le droit aux soins des citoyens ital­iens.

Il y a plusieurs propo­si­tions for­mulées par les asso­ci­a­tions pro­fes­sion­nelles aux Régions, comme l’aug­men­ta­tion du nom­bre de places dans les écoles de for­ma­tion, le report de l’en­trée en ser­vice des lau­réats d’un con­cours ouvert, les facil­ités pour le retour de l’étranger des nou­veaux diplômés… Mais surtout, il y a la ques­tion de l’embauche d’in­fir­miers (mais aus­si de médecins) de l’é­tranger, notam­ment de Cuba. Grâce à une rela­tion déjà établie avec les pro­fes­sion­nels de l’île, l’AIOP a soumis au min­istre de la San­té en mars 2021, un pro­jet de recrute­ment de médecins et d’in­fir­miers spé­cial­isés, dont les coûts sont unique­ment sup­port­és par les struc­tures asso­ciées. L’AIOP pro­pose notam­ment de sur­mon­ter les obsta­cles bureau­cra­tiques à un recrute­ment rapi­de. Le prin­ci­pal étant la recon­nais­sance tem­po­raire de l’équiv­a­lence automa­tique des diplômes obtenus par les pro­fes­sion­nels cubains, dont le niveau de pré­pa­ra­tion est uni­verselle­ment recon­nu et qui sont for­més dans un sys­tème sim­i­laire au sys­tème ital­ien.

En interne, l’AIOP a pris des mesures pour ren­dre plus agile le lien entre la demande de per­son­nel et sa disponi­bil­ité : c’est ain­si qu’est né AiopJob. Ce pro­gramme per­met aux struc­tures mem­bres de l’AIOP de prof­iter d’une base de don­nées en ligne de pro­fes­sion­nels — pos­sé­dant les qual­i­fi­ca­tions req­ui­s­es pour un pro­fil spé­ci­fique — disponibles pour tra­vailler dans les struc­tures san­i­taires de plusieurs régions ital­i­ennes.

Arti­cle pub­lié par l’UEHP : www.uehp.eu

Sécuris­er le partage des don­nées

Dans le cadre du Ségur de la san­té, 1,4 mil­liard d’euros sera investi sur 3 ans dans la sécuri­sa­tion du partage des don­nées entre pro­fes­sion­nels de san­té et patients. En jan­vi­er, la plate­forme « Mon espace san­té » (inclu­ant le DMP) sera général­isée.

Data chirurgie car­diaque : une pub­li­ca­tion de référence

La chirurgie car­diaque sous CEC, sujet majeur, fait l’objet d’un nou­v­el opus de la col­lec­tion « Data » de la FHP-MCO. Cette analyse médi­co-économique réal­isée par le Dr Michèle Bra­mi, ex-médecin con­seil du syn­di­cat, est disponible.