Cer­ti­fi­ca­tion HAS : 33 vis­ites pilotes

Depuis avril, 33 étab­lisse­ments volon­taires de 10 régions ont reçu une vis­ite pilote per­me­t­tant à la HAS d’enregistrer des pre­miers enseigne­ments. Dès octo­bre, d’autres retex seront resti­tués en région avec les ARS et France Assos San­té.

L’Assurance mal­adie ren­force la ges­tion du risque

Dans son rap­port « charges et pro­duits 2022 », la CNAM indique une « tra­jec­toire de retour à l’équilibre, remise en cause par la crise san­i­taire » et engage une nou­velle dynamique en matière de ges­tion du risque.

Con­texte. L’Assurance mal­adie recense 66,3 mil­lions d’assurés en 2019 dont 36 % ont une patholo­gie chronique. 167 mil­liards d’euros sont affec­tés aux dif­férentes patholo­gies. Le poids des mal­adies car­dio-neu­rovas­cu­laires, qui pèse 475 M€ de dépens­es sup­plé­men­taires par an, et celui des can­cers et de la san­té men­tale sont con­fir­més.

L’Assurance mal­adie souhaite engager un change­ment du mode de rela­tion avec ses parte­naires « vers plus d’accompagnement » et accroître « le développe­ment des organ­i­sa­tions ter­ri­to­ri­ales et de l’exercice coor­don­né ». Par ailleurs, elle attend un impact de la maîtrise médi­cal­isée moins impor­tant : le taux d’atteinte des objec­tifs de maîtrise médi­cal­isée est moins élevé car les gise­ments d’efficience sont de plus en plus dif­fi­ciles d’accès.

Pour con­tribuer au respect de l’Ondam, « l’Assurance mal­adie activera en 2022 les leviers qui lui sont pro­pres, notam­ment en matière d’accompagnement des pro­fes­sion­nels de san­té, selon ces principes d’action rénovés en matière de ges­tion du risque. »

Vac­ci­na­tion : une com­mu­ni­ca­tion néces­saire

Les Académies de médecine et phar­ma­cie appel­lent à une cam­pagne nationale de com­mu­ni­ca­tion favorisant une péd­a­gogie ciblée de la respon­s­abil­ité partagée évi­tant toute stig­ma­ti­sa­tion, dans le cadre d’un engage­ment démoc­ra­tique.

C’est un 8e com­mu­niqué de presse que les deux académies nationales rédi­gent sur le sujet. Elles rap­pel­lent que « les argu­ments éthiques doivent impéra­tive­ment s’ajouter aux argu­ments de san­té publique. Si la lib­erté indi­vidu­elle doit être respec­tée, elle est toute­fois lim­itée lorsqu’il y a dan­ger pour autrui. Face à la Covid-19, la vac­ci­na­tion n’est pas seule­ment un geste civique, c’est un impératif éthique. » Pour les soignants et les pro­fes­sion­nels en charge des per­son­nes âgées et vul­nérables, les académies rap­pel­lent que l’obligation vac­ci­nale « s’impose au regard des principes de sol­i­dar­ité et de réciproc­ité (…) Les principes de bien­veil­lance et de non-mal­fai­sance sont au fonde­ment de l’éthique du soin et de l’accompagnement. »

Une pop­u­la­tion médi­cale en légère aug­men­ta­tion

La plate­forme inter­ac­tive de la Drees dénom­bre en 2021 : 600 médecins de plus qu’en 2020 (227 946), 20 000 infir­miers et 400 sages-femmes sup­plé­men­taires. Il y a en France 1 136 infir­miers pour 100 000 habi­tants, con­tre 1 109 en 2020.

Crédits pho­tos : Istock