Retex Covid : 40 recom­man­da­tions

La Mis­sion indépen­dante nationale sur l’é­val­u­a­tion de la ges­tion de la crise Covid-19 pro­pose notam­ment le ren­force­ment de la san­té publique et des ARS au niveau dé­parte­men­tal.

 

À retenir :

Propo­si­tion n° 26 : Met­tre en place un plan de ren­force­ment des ARS au niveau dé­parte­men­tal et à cette occa­sion, dot­er les délé­ga­tions ter­ri­to­ri­ales de moyens humains adaptés sur le plan qual­i­tatif. Cette évo­lu­tion doit s’accompagner d’une clar­i­fi­ca­tion sur le sché­ma de ges­tion de crise, rap­pelant le rôle de coor­di­na­tion du préfet de dé­parte­ment.

Propo­si­tion n° 27 : Ren­forcer l’effort de ré­duc­tion des fac­teurs de risques (ex. obésité, alcoolisme, tabag­isme, sé­den­tarité, etc.) selon une logique d’« aller vers », auprès des pop­u­la­tions les plus exposées aux infec­tions émer­gentes.

Propo­si­tion n° 28 : Amélior­er le dis­posi­tif de prise en charge des per­son­nes âgées en étab­lisse­ment.

La Mis­sion dégage six enseigne­ments prin­ci­paux :

  1. Le niveau de pré­pa­ra­tion à la crise s’est révélé insuff­isant. Il s’est prin­ci­pale­ment traduit par la pénurie de masques de pro­tec­tion indi­vidu­elle, la très lente mon­tée en charge des capacités de test, la fragilité et la non exhaus­tivité des sys­tèmes d’information néces­saires au sim­ple dé­compte des cas, des hos­pi­tal­i­sa­tions et des décès imputés à la Covid, et de façon plus générale par l’instabilité du pilotage opéra­tionnel.
  2. La faib­lesse récur­rente de l’anticipation s’est traduite par la répéti­tion de retards dans la prise de dé­ci­sion dans plusieurs domaines.
  3. La com­plex­ité de la gou­ver­nance et la cen­tral­i­sa­tion exces­sive ont fait per­dre de l’efficacité au pilotage de la crise en même temps qu’elles nui­saient à l’acceptabilité des mesures.
  4. Les autorités ont su tir­er les enseigne­ments de leur expéri­ence pour amélior­er le pilotage au fil des mois sur plusieurs points impor­tants.
  5. La réac­tivité, l’engagement et la mobil­i­sa­tion des acteurs ont été remar­quables tout au long de la crise. Elles ont sou­vent per­mis de com­penser le manque d’anticipation des pou­voirs publics.
  6. La réponse économique française a été glob­ale­ment à la hau­teur du choc subi, y com­pris en com­para­i­son inter­na­tionale.

Le groupe Vival­to San­té devient « entre­prise à mis­sion »

6 engage­ments à visées sociale, socié­tale et envi­ron­nemen­tale ont été défi­nis et validés par les action­naires à 99 %. Le Groupe Vival­to San­té est donc désor­mais pleine­ment une « entre­prise à mis­sion » au sens de la Loi Pacte du 22 mai 2019.

Sa rai­son d’être inscrite dans ses statuts est la suiv­ante : « Fondée sur un parte­nar­i­at orig­i­nal et inno­vant avec les médecins, et un engage­ment fort des femmes et des hommes du groupe, notre mis­sion est de soign­er et d’accompagner les patients tout au long de leur par­cours de soins et de leur vie. »

  1. Plac­er notre sys­tème de gou­ver­nance partagée au cœur de nos activ­ités, pour répon­dre aux évo­lu­tions des besoins de san­té ;
  2. Pro­pos­er et ren­dre acces­si­ble une prise en charge glob­ale à tous les patients avec notre organ­i­sa­tion ter­ri­to­ri­ale ;
  3. Dévelop­per avec nos équipes les con­di­tions pour entretenir une dynamique col­lec­tive et favoris­er l’inclusion pro­fes­sion­nelle ;
  4. Œuvr­er à la crois­sance, la per­for­mance durable et la péren­nité de l’entreprise ;
  5. Maîtris­er notre empreinte envi­ron­nemen­tale ;
  6. Par­ticiper active­ment la recherche et l’innovation, que ce soit au prof­it de nos patients, de nos médecins, et de nos salariés.

Le Groupe Vival­to San­té a été ain­si le pre­mier groupe de l’hospitalisation privée à s’être engagé dans cette démarche.

Le droit des généra­tions futures

La cour suprême alle­mande de Karl­sruhe a reto­qué fin avril en par­tie la loi alle­mande de 2019 sur le cli­mat, la jugeant incom­pat­i­ble avec les droits fon­da­men­taux car elle ne réduit pas suff­isam­ment rapi­de­ment les gaz à effet de serre.

La loi alle­mande sur la pro­tec­tion du cli­mat avait été approu­vée par le gou­verne­ment en 2019. L’Allemagne s’était engagée à réduire d’ici 2030 ses gaz à effet de serre de 55 % par rap­port à 1990. La loi fix­ait aus­si pour les secteurs de l’énergie, du bâti­ment, des trans­ports et de l’agriculture — con­for­mé­ment aux règles européennes — des lim­ites supérieures de pol­lu­tion à respecter.

Une coali­tion de neuf mil­i­tants, soutenue notam­ment par les asso­ci­a­tions Fri­days for Future et Friends of the Earth Ger­many (BUND), dénonçait une loi trop peu ambitieuse pour lim­iter le change­ment cli­ma­tique. À compter de 2030, les jeunes d’aujourd’hui seraient alors con­traints à une indis­pens­able accéléra­tion des mesures pour la préser­va­tion de la planète. Les plaig­nants reprochent à l’État alle­mand un cadre juridique insuff­isant pour réduire rapi­de­ment les gaz à effet de serre, dont le CO2 en par­ti­c­uli­er. Selon les plaig­nants, le point de non-retour au change­ment cli­ma­tique pour­rait-être franchi et met­tre à l’avenir des mil­lions de vies en dan­ger.

Le tri­bunal a con­clu que cette loi était incom­pat­i­ble avec les droits fon­da­men­taux dans la mesure où elle ne com­porte pas de spé­ci­fi­ca­tions suff­isantes pour de nou­velles réduc­tions d’émis­sions à par­tir de 2031. Dans un com­mu­niqué, la cour a déclaré : « Les dis­po­si­tions con­testées vio­lent effec­tive­ment les lib­ertés des plaig­nants, dont cer­tains sont encore très jeunes. » Con­damné, l’É­tat alle­mand doit pour le 31 décem­bre 2022 pré­cis­er les poli­tiques de réduc­tion des émis­sions de gaz à effet de serre qui seront mis­es en place au-delà de 2031.

Crédits pho­tos : Istock