Dr Marie-Paule Chariot, présidente de la Conférence nationale des présidents de CME de l’hospitalisation privée (CNP-CME-HP) 

Tous les 5 ans, les mem­bres des URPS sont renou­velés. Quel grand mes­sage souhai­teriez-vous trans­met­tre avant la clô­ture des votes mer­cre­di ?

Celui de vot­er ! La pre­mière mis­sion des URPS est de représen­ter les médecins devant les tutelles. C’est une fonc­tion de représen­ta­tion vis-à-vis des par­ties advers­es. Il faut que la voix insti­tu­tion­nal­isée des médecins soit forte et que les médecins votent ! Ces votes régionaux ser­vent aus­si à iden­ti­fi­er les représen­ta­tiv­ités syn­di­cales nationales. Aujourd’hui, l’État a devant lui 6 voix syn­di­cales qui s’expriment au nom des médecins. Demain, il doit savoir avec qui par­ler.

Selon vous, quelle doit être la mis­sion prin­ci­pale des URPS ?

Leur mis­sion unique doit être la ges­tion des risques et l’amélioration de la qual­ité des soins. Les URPS sont forte­ment entachées de syn­di­cal­isme. Or si les médecins ne tra­vail­lent que sur la qual­ité des soins, ils ont tout à gag­n­er et auront la pop­u­la­tion avec eux. La mis­sion du Con­seil de l’Ordre est de faire respecter l’éthique et la déon­tolo­gie de notre pro­fes­sion. Les pro­fesseurs et les doc­teurs des CHU ont une mis­sion uni­ver­si­taire d’enseignement, de recherche et de pub­li­ca­tion. La qual­ité de soins au quo­ti­di­en qui sig­ni­fie que les usagers sont bien pris en charge avec des don­nées actu­al­isées, sans courir de risque est le chal­lenge de tous. Les URPS doivent œuvr­er à réhauss­er le niveau de tous les médecins, aider à amélior­er leurs con­nais­sances. Ain­si, elles devien­dront des références.

Les prési­dents de CME tra­vail­lent-ils avec les URPS ?

Non mais ils devraient. Ils n’ont rien à per­dre et tout à gag­n­er si leur ren­con­tre sert la qual­ité des soins. Il faut déjà tra­vailler l’inter-présidence des CME entre étab­lisse­ments, quel que soit leur statut.

Le prési­dent de CME est sci­en­tifique­ment com­pé­tent, son rôle est de faire vivre ensem­ble les acteurs médi­caux pour qu’ils con­stru­isent une démarche de qual­ité. Le prési­dent de la CME n’a qu’une mis­sion et un objec­tif : la qual­ité des soins ; celle du directeur est de gér­er l’entreprise. La vérité est entre nous et doit con­courir à des soins de qual­ité au moin­dre coût.