Qua­si­ment jour pour jour, depuis 12 mois, nous lut­tons sans dis­con­ti­nu­ité con­tre l’épidémie de la Covid. Aucun d’entre nous n’imaginait ce que nous allions vivre. L’impossible, nous l’avons fait : dépro­gram­mer 100 % de notre activ­ité, organ­is­er l’accueil des patients atteints de la Covid, repro­gram­mer, s’adapter sans cesse. Aujourd’hui, les étab­lisse­ments de san­té d’Île-de-France re-dépro­gram­ment 40 % de leur activ­ité, ceux des Alpes-Mar­itimes, 50 %, et d’autres adaptent leur activ­ité aux besoins en ressources humaines des soins cri­tiques.

En un an, nous avons appris à con­naître ce coro­n­avirus. Nous savons en frein­er les effets graves avec un meilleur usage de l’oxygénothérapie, les équipes de soins et la pop­u­la­tion ont inté­gré les process d’hygiène, celui du port du masque et nous dis­posons des équipements de pro­tec­tion adhoc. Nous testons mas­sive­ment et avons dévelop­pé un vac­cin dont l’administration s’accélère.

Les pro­fes­sion­nels de san­té ont été admirables de créa­tiv­ité, d’engagement et de résilience. Ils savent qu’il faut encore résis­ter dans des organ­i­sa­tions forte­ment éprou­vées, hier exé­cu­tantes, aujourd’hui plus agiles et résol­u­ment antic­i­patri­ces.

Il y a un an Paris ordon­nait, en cette fin d’hiver, les ter­ri­toires déci­dent des meilleures con­duites à tenir. Certes, tous les enseigne­ments de cette année ne sont pas tirés ou pas assez vite mais nous dis­posons désor­mais des moyens de renouer avec une vie nor­male à court terme.

L’hospitalisation privée demeure mobil­isée au ser­vice de la pop­u­la­tion, en pre­mière ligne ou en appui, en mode mineur ou en mode aug­men­té et selon ce que chaque écosys­tème requiert.

Frédérique Gama
Prési­dente de la FHP-MCO