Prop­a­ga­tion des vari­ants : mesures RH

La DGS infor­mait le 7 févri­er de deux nou­velles mesures con­cer­nant les pro­fes­sion­nels de san­té. Rap­pel du Flash de la FHP.

 

Nou­velles règles d’éviction des pro­fes­sion­nels de san­té

La décou­verte de nou­veaux vari­ants à la Covid-19, d’une plus grande con­ta­giosité a entraîné l’adaptation des mesures de test et d’isolement des per­son­nes con­t­a­m­inées par la Covid-19, et plus par­ti­c­ulière­ment des pro­fes­sion­nels exerçant en étab­lisse­ments de san­té, soignants ou non.

Le Haut con­seil de la san­té publique, dans un avis ren­du le 20 jan­vi­er dernier, a ain­si recom­mandé l’éviction sys­té­ma­tique des pro­fes­sion­nels des étab­lisse­ments de san­té asymp­to­ma­tiques, et testés posi­tifs à la Covid-19 (aupar­a­vant, le per­son­nel était main­tenu en poste s’il ne pou­vait être rem­placé).

Nous avons alerté le min­istère des Sol­i­dar­ités et de la San­té sur les con­séquences de ces mesures très restric­tives, et notam­ment sur la capac­ité des étab­lisse­ments de san­té à fonc­tion­ner, l’absentéisme des pro­fes­sion­nels ayant par endroits, pro­gressé de 50 % ces derniers jours.

Le min­istère de la San­té nous a mal­gré tout con­fir­mé la mise en œuvre de cette nou­velle doc­trine. Les modal­ités d’éviction des pro­fes­sion­nels des étab­lisse­ments de san­té asymp­to­ma­tiques et posi­tifs à la Covid-19 devraient être pré­cisées dans un MARS ou un MIN à venir très prochaine­ment.

Sous réserve des pré­ci­sions qui seront apportées par ce MARS/MIN, tout salarié ayant fait l’objet d’un test posi­tif à la Covid-19, qu’il soit symp­to­ma­tique ou non, devra faire l’objet d’une mesure d’éviction, pen­dant au min­i­mum 7 jours. Pen­dant cette péri­ode, le salarié béné­fi­cie d’un arrêt de tra­vail déroga­toire, et est indem­nisé par l’Assurance mal­adie et l’entreprise le cas échéant, dans des con­di­tions prévues par le décret du 8 jan­vi­er 2021 (n°2021–13 – voir notre flash du 11 jan­vi­er 2021).

D’ores et déjà, tout salarié qui est cas con­tact ou qui présente des symp­tômes de la Covid-19 doit pren­dre con­tact avec l’employeur et/ou la médecine du tra­vail avant de s’arrêter, et doit procéder à un test de dépistage pour véri­fi­er s’il a été con­t­a­m­iné par la Covid-19 dans les 2 jours suiv­ants le début éventuel de son arrêt de tra­vail.

Par ailleurs, le 7 févri­er dernier, la Direc­tion générale de la san­té a pub­lié un DGS-URGENT sur la stratégie de freinage de la prop­a­ga­tion des vari­ants de la Covid-19, dans lequel il est prévu pour les pro­fes­sion­nels des étab­lisse­ments de san­té que :

  • Tout test posi­tif à la Covid-19 doit être suivi d’un sec­ond test dans les 36 heures afin de véri­fi­er s’il s’agit d’une con­t­a­m­i­na­tion par un vari­ant via test PCR.
  • Toute per­son­ne con­t­a­m­inée par un vari­ant voit sa durée d’isolement portée à 10 jours au lieu de 7, et doit sys­té­ma­tique­ment réalis­er un test de sor­tie d’isolement.

Dès lors, tout salarié testé posi­tif à la Covid-19, qu’il soit symp­to­ma­tique ou non, doit faire l’objet d’une mesure d’éviction, et sera à ce titre indem­nisé au titre d’un arrêt de tra­vail déroga­toire. Le pro­fes­sion­nel devra égale­ment réalis­er un sec­ond test de dépistage, pour véri­fi­er s’il a été con­t­a­m­iné par un vari­ant ou non.

Nous vous invi­tons à faire part à votre ARS ain­si qu’à nos ser­vices, de toute dif­fi­culté de fonc­tion­nement ren­con­trée par votre étab­lisse­ment, afin que nous puis­sions inter­venir auprès des autorités sur la ges­tion de la crise san­i­taire.

Le Pôle social de la FHP est totale­ment mobil­isé pour vous accom­pa­g­n­er dans la ges­tion de cette pandémie. Toutes vos ques­tions sociales sont à adress­er à polesocial@fhp.fr.

Pièces jointes :

En 2020, + 255% d’attaques par rançongi­ciel

L’A­gence nationale de la sécu­rité des sys­tèmes d’in­for­ma­tion note que les hôpi­taux et autres entités du secteur de la san­té représen­tent glob­ale­ment l’une des cibles priv­ilégiées des attaquants. Une men­ace accrue en 2020 dans le con­texte de pan­démie.

La ten­dance à la hausse des attaques par rançongi­ciel à l’encontre d’organisations publiques et privées, iden­ti­fiée depuis 2018, s’est à nou­veau con­firmée en 2020, tant à l’échelle inter­na­tionale que nationale. En 2020, l’ANSSI note ain­si une aug­men­ta­tion de 255% des sig­nale­ments d’attaque par rançongi­ciel dans son périmètre par rap­port à 2019.

L’agence note trois ten­dances :

  • Le Big Game Hunt­ing : par­mi les mul­ti­ples attaques observées, l’ANSSI et ses parte­naires con­sta­tent qu’un nom­bre accru de groupes cyber­crim­inels favorisent le ciblage d’entreprises et insti­tu­tions par­ti­c­ulières dans leurs attaques par rançongi­ciel ;
  • Le ran­somware-as-a-ser­vice (RaaS) : de plus en plus de rançongi­ciels sont disponibles sur les marchés cyber­crim­inels par un sys­tème d’affiliation et sont utilisés à la fois de façon ciblée et lors de cam­pagnes mas­sives en fonc­tion de la volon­té et des capacités des groupes cyber­crim­inels souscrivant au ser­vice. La majorité des sig­nale­ment remon­tés à l’ANSSI en 2020 ont con­cerné des rançongi­ciels fonc­tion­nant selon le mod­èle économique du RaaS ;
  • La dou­ble extor­sion : exis­tant depuis novem­bre 2019, cette ten­dance con­siste à faire pres­sion sur la vic­time en exfil­trant ses don­nées et en la men­açant de les pub­li­er sur un site Inter­net, afin qu’elle paye la rançon. Il est ain­si de plus en plus fréquent qu’un chiffre­ment soit précédé d’une exfil­tra­tion de don­nées.

Vival­to San­té s’inquiète de ‑10 % de soins en 2020

Le groupe affiche une baisse d’activité glob­ale de 10 % et de 25 à 40 % en chirurgie selon les régions. Il note une évo­lu­tion néga­tive en ce début d’année. Les patients non traités en 2020 « ne revi­en­nent pas », note Daniel Caille, PDG.

Stop aux men­aces con­tre des médecins qui vac­ci­nent

Devant la mul­ti­pli­ca­tion de men­aces (réseaux soci­aux, let­tres anonymes, etc.), le syn­di­cat UFML‑S appelle les médecins vic­times à dépos­er sys­té­ma­tique­ment une plainte et à le sig­naler sur la plate­forme Pharos. Il demande une posi­tion forte du CNOM.

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