Gér­er l’épidémie et ses incer­ti­tudes inhérentes, dans une per­pétuelle urgence et sans en voir le bout à court terme d’une part, et se don­ner la vis­i­bil­ité que demande le man­age­ment d’une entre­prise d’autre part, n’a jamais été aus­si dif­fi­cile.

Des étab­lisse­ments de san­té ont des deman­des de dépro­gram­ma­tions de la part des ARS, d’autres sont con­traints par la pénurie de soignants atteints par la Covid, en arrêt de tra­vail. De plus, à compter de ce jour, les pro­fes­sion­nels de san­té asymp­to­ma­tiques devront être arrêtés, ampli­fi­ant le phénomène d’absentéisme. Une sit­u­a­tion qui génère des prob­lèmes crois­sants, en par­ti­c­uli­er pour les cen­tres de dial­yse, les mater­nités, les ser­vices d’urgence et de can­cérolo­gie, ou de soins cri­tiques. D’une manière générale, com­ment garan­tir à tous un accès à des soins de qual­ité dans le délai que chaque sit­u­a­tion médi­cale requiert ?

Dans le même temps, les dernières négo­ci­a­tions de la cam­pagne tar­i­faire 2021 ont lieu, les pre­mières vis­ites des experts de la HAS dans le cadre de la nou­velle cer­ti­fi­ca­tion arrivent, la réforme du finance­ment des urgences est à l’œuvre, les réformes struc­turelles des autori­sa­tions, de la recherche clin­ique, etc. s’impatientent. Tous les niveaux de déci­sions – de ter­rain, du secteur, du sys­tème de san­té — sont pris en tenaille entre des pri­or­ités incom­pat­i­bles.

L’extrême bonne volon­té et l’agilité de notre secteur y suf­firont-elles ? Nous en sommes tous remis aux effets de la vac­ci­na­tion pour cal­i­br­er nos forces et tenir la dis­tance qui devient une urgence, y com­pris pour les pro­fes­sion­nels de san­té de moins de 50 ans !

Frédérique Gama
Prési­dente de la FHP-MCO