Les étab­lisse­ments de san­té béné­fi­cient de mesures de finance­ment pour gér­er cette crise épidémique. Une excep­tion française dont il faut se réjouir. Nos parte­naires médecins libéraux engagés à nos côtés, par­fois avec leurs pro­pres salariés, atten­dent tou­jours dans plusieurs ter­ri­toires les indem­nités con­cer­nant leur activ­ité du print­emps. Ils n’ont par ailleurs aucune vis­i­bil­ité sur leur activ­ité indis­pens­able, alors que la Covid s’installe durable­ment dans nos vies. La même égal­ité de finance­ment Covid doit s’appliquer entre les prati­ciens libéraux et leurs con­frères salariés du secteur pub­lic.

Les médecins libéraux se sont portés volon­taires pour lut­ter con­tre l’épidémie lors de la pre­mière vague. Mais l’organisation de crise qui pré­valait au print­emps n’est plus sat­is­faisante aujourd’hui. Agiles et respon­s­ables, ils le restent, mais un cadre opéra­tionnel et de finance­ment est désor­mais indis­pens­able pour soign­er sere­ine­ment dans un envi­ron­nement assuré­ment com­plexe de pris­es en charge Covid et non Covid. En pre­mier lieu, ils ont besoin d’une réelle garantie de ressources.

Que vaut notre équité de traite­ment entre étab­lisse­ment de san­té si nos parte­naires médecins sont traités de façon inéquitable ? Com­ment mènerons-nous la mis­sion de pre­mier rang qui nous est con­fiée ? C’est pourquoi il est essen­tiel qu’une mesure dédiée soit inscrite au PLFSS 2021.

Ségolène Ben­hamou

Prési­dente de la FHP-MCO