Agen­da : 30 novem­bre 2020, 14h30

L’atelier FHP REIN prévu lors de la Journée des métiers de la FHP-MCO le 6 octo­bre, qui a été annulée, est reporté en visio le 30 novem­bre. Dès 14h30, nous vous invi­tons à un ate­lier méti­er rein et à l’assemblée générale avec notam­ment l’élection des admin­is­tra­teurs en visio.

Les réu­nions sur la réforme des autori­sa­tions et du finance­ment repren­nent

Con­cer­nant la réforme du finance­ment, 2 séries de travaux étaient en négo­ci­a­tion : un for­fait mal­adie rénale chronique (MRC) et une réforme du finance­ment de la dial­yse. Pour le for­fait MRC, une réu­nion a eu lieu le 5 octo­bre sur les con­di­tions de mise en œuvre de ce for­fait et son évo­lu­tion. Les travaux sur l’évolution du finance­ment de la dial­yse ne devraient, quant à eux, repren­dre que plus tard. Seules 2 réu­nions se sont tenues en début d’année 2020.

Pour leur part, les travaux sur la réforme des autori­sa­tions, en arrêt durant l’épidémie, repren­nent et une prochaine réu­nion est enfin plan­i­fiée le 19 octo­bre prochain.

La FHP REIN a déjà par­ticipé à 6 réu­nions depuis 2019 et a défendu les principes suiv­ants :

  • Revis­iter des textes anciens qui datent d’il y a 17 ans ;
  • Pro­mou­voir une prise en charge glob­ale du patient insuff­isant rénal dans le cadre de fil­ières lui pro­posant des presta­tions allant du for­fait MRC jusqu’au domi­cile ;
  • Val­oris­er l’entrée en dial­yse du patient et son ini­ti­a­tion, qui mobilisent le plus de moyens ;
  • Faire évoluer les normes de moyens en per­son­nels des cen­tres pour évoluer vers des ratios en équiv­a­lent temps annu­al­isé ou en normes de com­pé­tences ;
  • Tir­er les con­séquences de la crise Covid en per­me­t­tant aux struc­tures de dial­yse d’augmenter les capac­ités des cen­tres lourds et d’assouplir les normes de per­son­nels en péri­ode de crise.

Pour­suite du parte­nar­i­at avec France Rein

France Rein déploie un pro­jet d’information et de for­ma­tion des aidants des patients dialysés sur les car­ac­téris­tiques de la mal­adie et les moyens pour aider au mieux leur proche malade. Ce parte­nar­i­at per­met aux adhérents de la FHP REIN de nouer des rela­tions priv­ilégiées avec les représen­tants de l’association de France Rein en région et avec les patients dialysés et leur entourage, dans un envi­ron­nement dif­férent.

Ces for­ma­tions se tien­dront en visio­con­férence ou webi­naire, et si pos­si­ble en présen­tiel. Elles pour­ront se met­tre en œuvre dans le cadre d’un parte­nar­i­at entre l’antenne régionale de France Rein et les étab­lisse­ments de la FHP REIN intéressés.

Intel­li­gence arti­fi­cielle et dial­yse : save the date

Dans le cadre des travaux – « Don­ner du sens à l’intelligence arti­fi­cielle » — con­fiés à Cédric Vilani en 2018 par le Prési­dent de la République, une pre­mière con­férence se tien­dra sur les dernières avancées sci­en­tifiques sur l’IA en san­té et plus par­ti­c­ulière­ment en dial­yse. Save the date : 11 et 12 févri­er en présen­tiel à Paris ou en visio­con­férence.

Recherche Covid : les cen­tres de dial­yse privés mobil­isés

Le reg­istre REIN qui recueille les don­nées de l’ensemble des cen­tres de dial­yse de France a per­mis de mon­tr­er que l’épidémie du Covid-19 sur­v­enue en mars 2020 avait en moyenne touché 3,3 % des patients dialysés avec deux régions plus par­ti­c­ulière­ment impactées : l’Alsace et l’Île-de-France, touchant respec­tive­ment 10 et 9 % des per­son­nes dialysées. Ce reg­istre a égale­ment mon­tré que 21 % de décès était observé par­mi les per­son­nes dialysées infec­tées par le Covid-19 (1).

Au cours de cette vague épidémique de mars 2020 plusieurs cen­tres de l’Île-de-France provenant à la fois du pub­lic comme l’Hôpital Neck­er et l’Hôpital Hen­ri Mon­dor et du privé comme la Clin­ique Claude Bernard (Ermont), la Clin­ique de l’Estrée (Stains), l’Hôpital Privé Nord Parisien (Sar­celles), la Clin­ique Lam­bert (La Garenne-Colombes), la Clin­ique Inter­na­tionale du Parc Mon­ceau (Paris) la Clin­ique les Mar­tinets (Rueil Mal­mai­son) et l’Hôpital Améri­cain (Neuil­ly sur seine) se sont con­certés et se sont enten­dus pour réu­nir et partager l’ensemble de leurs don­nées en étab­lis­sant une cohorte com­mune nom­mée « HD-Covi­dIDF Study ».

L’étude de cette Cohorte a per­mis de recueil­lir des don­nées épidémi­ologiques sur 248 patients hémodialysés infec­tés par le SARS CoV‑2 (Covid-19) et d’obtenir des d’informations qui ont pu être pub­liées dans une revue inter­na­tionale (2). Elle a mon­tré que le taux de mor­tal­ité, était sim­i­laire à celui qui avait déjà été observé dans l’étude reg­istre REIN et dans d’autres études effec­tuées chez les hémodialysés (1,3,4). Les prin­ci­paux fac­teurs de risque de mor­tal­ité étaient ici l’âge, l’existence d’une dys­p­née et les patients hémodialysés vivant en mai­son de retraite. Cette étude qui s’est plus par­ti­c­ulière­ment focal­isée sur les traite­ments a par ailleurs mon­tré de manière rétro­spec­tive, qu’à titre curatif, la prise d’hydroxychloroquine, de macrolides ou de céphalosporines de troisième généra­tion, n’avait pas d’effet béné­fique sig­ni­fi­catif sur la mor­tal­ité chez les patients déjà hos­pi­tal­isés. Les patients hémodialysés qui étaient déjà sous immuno­sup­presseurs avaient en revanche une aug­men­ta­tion sig­ni­fica­tive de leur mor­tal­ité. Cette obser­va­tion est en accord avec la mor­tal­ité élevée observée chez les patients trans­plan­tés sous immuno­sup­presseurs. Enfin les patients préal­able­ment traités par inhib­i­teurs de l’enzyme de con­ver­sion ou antag­o­nistes des récep­teurs AT‑1 de l’angiotensine 2 (dont on sait qu’ils pour­raient agir en mod­i­fi­ant la porte d’entrée du virus dans la cel­lule) étaient à l’inverse sig­ni­fica­tive­ment pro­tégés et ceci indépen­dam­ment des autres fac­teurs de risque car­dio-vas­cu­laires asso­ciés.

Deux autres études clin­iques, por­tant sur le SARS CoV‑2 (Covid-19) chez le patient dialysé, ont égale­ment été réal­isées, à Mar­seille à la Clin­ique Bouchard. Une pre­mière étude pub­liée dans la revue « kid­ney inter­na­tion­nal » a mon­tré que 60 % des patients hémodialysés atteints de Covid-19 présen­taient une aug­men­ta­tion de la fer­ri­tine > à 800ng/mL (5). Cette étude a per­mis de soulign­er l’intérêt de l’utilisation de ce mar­queur dans le dépistage de la mal­adie. Une deux­ième étude réal­isée dans le même étab­lisse­ment et pub­liée dans la revue « Nephrol­o­gy Dial­y­sis Trans­plan­ta­tion » s’est appliquée à déter­min­er les effets poten­tielle­ment indésir­ables du traite­ment com­bi­nant Hydroxychloroquine/Azithromycine chez les patients hémodialysés (6). Compte tenu de la forte mor­tal­ité de la mal­adie chez les patients hémodialysés, l’équipe a en effet pro­posé ce traite­ment à tous les patients du ser­vice, diag­nos­tiqués posi­tifs au SARS (CoV‑2) Covid-19. Indépen­dam­ment de l’efficacité de ce traite­ment qui reste l’objet de con­tro­verse et qui ne pou­vait être déter­miné ici en rai­son de l’absence de groupe con­trôle, l’objectif de l’étude était surtout d’évaluer sa tolérance aux dos­es usuelle­ment recom­mandées chez 21 patients hémodialysés. Cette étude a per­mis de mon­tr­er que cette bithérapie n’entraînait aucun évène­ment car­diaque. Dans un cas seule­ment la mesure du seg­ment QT sur l’ECG a été trou­vée allongée sans trou­ble du rythme asso­cié. Cinq des 21 patients soit 23,8 % ont eu une hypo­gly­cémie (un effet indésir­able bien con­nu de l’hydroxychloroquine). Enfin, les con­cen­tra­tions cir­cu­lantes d’hydroxychloroquine étaient tou­jours situées dans les valeurs nor­males sauf dans un cas où elle était légère­ment supérieure. Ces con­cen­tra­tions cir­cu­lantes n’étaient pas cor­rélées aux effets indésirables,suggérant la pos­si­bil­ité d’une accu­mu­la­tion intra-tis­su­laire.

  1. Cou­choud Cécile 1, Bay­er Flo­ri­an 2, Ayav Car­ole 3, Béchade Clé­mence 4, Brunet Philippe 5, Chantrel François 6, et al. , in the name of the French REIN reg­istry. Low inci­dence of SARS-CoV­‑2, risk fac­tors of mor­tal­i­ty and the course of ill­ness in the French nation­al cohort of dial­y­sis patients. Kid­ney Int. 2020 Aug 25;S0085-2538(20)30959–5. doi: 10.1016/j.kint.2020.07.042. Online ahead of print
  1. Syl­vain Chaw­ki, Albert Buchard, Hamza Sakhi, Karim Dard­im, Karim El Sakhawi, Mokhtar Chaw­ki, Hen­ri Boulanger, et al. HD-CovIDF Study Group Treat­ment impact on COVID-19 evo­lu­tion in hemodial­y­sis patients Kid­ney Int. 2020 Aug 1 doi: 10.1016/j.kint.2020.07.010 [Epub ahead of print]
  1. Sarah Tor­tonese, Ivan Scri­abine, Louis Anjou, Christo­pher Loens, Arthur Michon, Mohammed Ben­ab­del­hak, et al. COVID-19 in Patients on Main­te­nance Dial­y­sis in the Paris Region. Kid­ney Int Rep. 2020 Sep; 5(9): 1535–1544. Pub­lished online 2020 Jul 18. doi: 10.1016/j.ekir.2020.07.016
  1. Keller N, Chantrel F, Krum­mel T, Bazin-Kara D, Fall­er AL, Muller C, Nuss­baumer T,et al. Impact of first-wave COro­n­aVIrus dis­ease 2019 infec­tion in patients on haemoDIAL­y­sis in Alsace: the obser­va­tion­al COVIDIAL study. Nephrol Dial Trans­plant. 2020 Aug 1;35(8):1338–1411.
  1. Bataille S, Pediniel­li N, Bergounioux JP. Could fer­ritin help the screen­ing for COVID-19 in hemodial­y­sis patients? Kid­ney Int. 2020 Jul;98(1):235–236. doi: 10.1016/j.kint.2020.04.017. Epub 2020 Apr 22.
  1. Giaime P, Gue­noun M, Pediniel­li N, Nar­bonne H, Bergounioux JP, Solas C, Guil­hau­mou R, et al. Hydrox­y­chloro­quine and azithromycin tol­er­ance in haemodial­y­sis patients dur­ing COVID-19 infec­tion. Nephrol Dial Trans­plant. 2020 Aug 1;35(8):1346–1353. doi: 10.1093/ndt/gfaa191.

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