Le Col­lège nation­al des gyné­co­logues et obstétriciens français dif­fuse un nou­veau pro­to­cole de ges­tion des cas con­tacts, pos­si­bles ou con­fir­més de Covid-19 dans les pris­es en charge des femmes enceintes, en urgences comme pour un accouche­ment.

Ce pro­to­cole envis­age les dif­férentes sit­u­a­tions de patientes en mater­nité pour pro­pos­er dans chaque cas des recom­man­da­tions de solu­tions les plus appro­priées. Sont ain­si envis­agées suc­ces­sive­ment les cas suiv­ants :

  • la patiente non sus­pecte,
  • la patiente ayant déjà eu une infec­tion,
  • l’hospitalisation et ses critères,
  • les urgences obstétri­cales,
  • la prise en charge néona­tale en ten­ant compte des recom­man­da­tions de la société française de néona­tolo­gie et du groupe de patholo­gie infec­tieuse pédi­a­trique,
  • le post par­tum,
  • la sor­tie de la mère et du nou­veau-né.

Sont pré­cisées à chaque fois les pré­con­i­sa­tions de pra­tique à l’égard de la mère, du co-par­ent, du nou­veau-né et de l’équipe soignante. Pour les par­turi­entes non sus­pectes par exem­ple, l’isole­ment n’a pas lieu d’être. Le copar­ent peut ain­si être présent s’il est asymp­to­ma­tique et respecte les règles d’hy­giène (masque, dis­tan­ci­a­tion, lavage des mains). “Le dépistage du Covid-19 en salle de nais­sance n’est à ce jour pas recom­mandé mais à adapter en fonc­tion des cas et de l’évo­lu­tion locale de l’épidémie”, pré­cise le CNGOF. Pour les vis­ites post­na­tales, il recom­mande de les lim­iter au copar­ent ou à l’ac­com­pa­g­nant. Un retour à domi­cile rapi­de est égale­ment encour­agé.

Con­cer­nant le port du masque, le CNGOF indique qu’il est souhaitable mais non imposé pour les par­turi­entes. Plus pré­cisé­ment, en salle de nais­sance, le port du masque est recom­mandé sauf pour les efforts expul­sifs lors desquels il est “souhaitable”. Le port d’une visière pour faciliter les efforts et la com­mu­ni­ca­tion avec l’équipe soignante est présen­té comme une alter­na­tive. “Si la patiente n’a ni masque ni visière, le masque porté par le per­son­nel doit être un
masque FFP2, en plus de lunettes de pro­tec­tion, de manière à apporter une pro­tec­tion max­i­male au per­son­nel de san­té”, détaille le CNGOF.

Sophie BUSQUET DE CHIVRE (sophie.busquet.mco@fhp.fr) est à votre dis­po­si­tion pour tout ren­seigne­ment com­plé­men­taire.

Restant à votre écoute,

Bien cor­diale­ment,

Thier­ry BECHU
Délégué Général FHP-MCO

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