Rentabil­ité des clin­iques en baisse d’un point

Selon le Panora­ma 2020 de la DREES (don­nées 2018), la rentabilité s’établit à 2,7 % du chiffre d’affaires (-1 point / 2016). L’endettement dimin­ue à un niveau his­torique­ment bas de 30,7 % des cap­i­taux per­ma­nents. Les investisse­ments bais­sent de 0,6 %.

Extraits de « Vue d’ensemble » du panora­ma des étab­lisse­ments de san­té, édi­tion 2020 de la DREES.

La meilleure rentabilité des étab­lisse­ments privés favorise leur désendet­te­ment.

En 2018, la rentabilité des clin­iques privées s’établit à 2,7 % du chiffre d’affaires, en baisse de 1 point par rap­port au niveau de 2016, qui mar­quait le plus haut niveau atteint depuis 2006. Le taux d’endettement des clin­iques privées con­tin­ue de dimin­uer en 2018, pour attein­dre un niveau his­torique­ment bas de 30,7 % des cap­i­taux per­ma­nents. L’effort d’investissement, pour sa part, baisse pour la pre­mière fois depuis 2013, pour attein­dre 4,2 % du chiffre d’affaires (4,8 % en 2017).

En 2018, la sit­u­a­tion finan­cière des hôpi­taux publics s’améliore mais reste dé­fici­taire : le ré­sul­tat net est dé­fici­taire de 569 mil­lions d’euros (con­tre ‑740 mil­lions en 2017). Leur rentabilité nette suit la même ten­dance et s’établit à ‑0,7 % des recettes, après ‑0,9 % en 2017 (son plus bas niveau depuis 2002). Cette sit­u­a­tion durable­ment dé­fici­taire se traduit par un recul con­tinu de l’effort d’investissement, qui atteint 4,6 % des recettes en 2018 (5,0 % en 2017, 10,1 % à son som­met en 2009).

La diminu­tion con­tin­ue de l’effort d’investissement favorise la mod­éra­tion de l’encours de la dette des hôpi­taux publics, qui se sta­bilise à 29,5 mil­liards d’euros en 2018 (29,7 mil­liards d’euros en 2017).

Au 31 décem­bre 2018, le secteur hos­pi­tal­ier français compte 3 042 étab­lisse­ments de san­té : 1 360 hôpi­taux publics, 1 000 clin­iques privées et 682 étab­lisse­ments privés à but non lucratif. L’augmentation du nom­bre de pris­es en charge hos­pi­tal­ières se pour­suit dans toutes les dis­ci­plines, sous l’effet du vieil­lisse­ment de la pop­u­la­tion et de la hausse du nom­bre de patients atteints de mal­adies chroniques ou de poly­patholo­gies. Pour la deux­ième année con­séc­u­tive, le nom­bre de séjours en hos­pi­tal­i­sa­tion com­plète se replie (-1,3 %, après ‑0,8 % en 2017). Alter­na­tives à cette forme de prise en charge, les hos­pi­tal­i­sa­tions par­tielles (sans nuitée) con­tin­u­ent de pro­gress­er, tout comme les séances.

Le recours aux urgences pour­suit égale­ment sa hausse, à un rythme sta­ble depuis deux dé­cen­nies (3,4 % par an).

Le nom­bre d’entités géo­graphiques de statut privé à but lucratif (clin­iques privées) a égale­ment reculé depuis 2013, mais de manière plus lim­itée (-20 entités géo­graphiques en cinq ans, soit ‑2,0 %).

En 2018, les étab­lisse­ments de san­té comptent 396 000 lits d’hospitalisation à temps com­plet, soit 73 000 lits de moins qu’en 2003.

L’augmentation du nom­bre de pris­es en charge se pour­suit, sous l’effet du vieil­lisse­ment de la pop­u­la­tion. Elle est tirée par l’hospitalisation par­tielle, qui pour­suit sa pro­gres­sion dynamique (+4,1 % cumulés sur 2017 et 2018), notam­ment en court et moyen séjour, où sa part dans l’activité est de plus en plus impor­tante. En revanche, après une rel­a­tive sta­bilité au début des années 2010, le nom­bre de séjours d’hospitalisation com­plète (avec nuitée) con­naît un recul sen­si­ble depuis deux ans (-2,1 % en 2 ans).

À ces pris­es en charge s’ajoutent 13,8 mil­lions de séances de chimio­thérapie, radio­thérapie et dial­yse, en aug­men­ta­tion de 2,9 % par rap­port à 2017 et de 16,4 % entre 2013 et 2018. La grande majorité de ces séances sont réalisées en ambu­la­toire (2,8 mil­lions de séances de chimio­thérapie ambu­la­toire, 7,1 mil­lions de séances de dial­yse et 4,0 mil­lions de séances de radio­thérapie).

Par­mi les alter­na­tives à l’hospitalisation clas­sique, l’hospitalisation à domi­cile (HAD) con­tin­ue de se dévelop­per, à un rythme toute­fois ralen­ti par rap­port à celui observé à la fin des années 2000.

Le taux d’occupation des lits n’est pas iden­tique pour tous les statuts juridiques d’établissement. En SSR et en psy­chi­a­trie, il est net­te­ment plus élevé dans les étab­lisse­ments privés à but lucratif que dans le secteur pub­lic ou privé à but non lucratif. À l’inverse, en MCO, le taux d’occupation des lits des clin­iques privées est inférieur de plus de 20 points à celui des hôpi­taux publics.

En MCO, les soins en hos­pi­tal­i­sa­tion com­plète relèvent prin­ci­pale­ment des hôpi­taux publics eux aus­si, mais 50 % des séjours d’hospitalisation par­tielle sont réalisés dans le secteur privé à but lucratif.

Plus pré­cisé­ment, pour le court séjour, l’activité de médecine est pré­dom­i­nante dans le secteur pub­lic, tan­dis que les clin­iques privées réalisent la moitié de leur activité en chirurgie. Les étab­lisse­ments privés à but non lucratif occu­pent une posi­tion inter­mé­di­aire.

Mal­gré la pré­dom­i­nance du secteur privé à but lucratif dans l’activité chirur­gi­cale, moins de la moitié des 7 400 salles d’intervention chirur­gi­cale exis­tant en France en 2018 se situent dans des clin­iques privées. Ces dernières pra­tiquent plus d’interventions par salle que les étab­lisse­ments publics, notam­ment parce que plus de la moitié de leur activité chirur­gi­cale est réalisée en ambu­la­toire, ce qui sup­pose une hos­pi­tal­i­sa­tion de moins de un jour et recou­vre des actes presque exclu­sive­ment pro­gram­més.

Tan­dis que les clin­iques privées réalisent 63 % de la chirurgie ambu­la­toire (chirurgie de la cataracte, arthro­scopie, etc.), les étab­lisse­ments publics pren­nent en charge des actes plus com­plex­es, dont la durée de réal­i­sa­tion est plus longue. Le secteur pub­lic dis­pose aus­si plus sou­vent de salles chirur­gi­cales dédiées à l’urgence, ouvertes 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Il prend d’ailleurs en charge la majeure par­tie de l’activité de médecine d’urgence. La ré­par­ti­tion des capacités entre le pub­lic et le privé est par ailleurs très vari­able selon les ré­gions.

Ressources humaines, les chiffres DREES de l’hospitalisation privée :
- Médecins, odon­tol­o­gistes et phar­ma­ciens. Salariés : 5 321 / libéraux : 35 264
— Internes et faisant fonc­tion d’internes (FFI). Privé : 272 ; Espic : 2 327 ; pub­lic : 32 284
— Per­son­nels soignants. Privé : 114 371 ; pub­lic : 553 028
— Per­son­nels non soignants. Privé : 36 287 ; pub­lic : 261 412 (dont 148 000 admin­is­trat­ifs)
— 15 % du per­son­nel hos­pi­tal­ier glob­al tra­vail­lent dans le secteur privé.
— 76 % du per­son­nel admin­is­tratif hos­pi­tal­ier glob­al tra­vail­lent dans les hôpi­taux publics.

Des objec­tifs de développe­ment durable en san­té

À l’occasion du Ségur de la san­té, le Comité pour le développe­ment durable en san­té (C2DS) et l’agence Pri­mum Non Nocere, émet­tent des propo­si­tions « san­té envi­ron­nement ». Elles sont élaborées dans le respect du référen­tiel 2020 de la HAS et des plans nationaux, dont le futur Plan san­té envi­ron­nement n°4, et suiv­ent le cadre de la feuille de route mon­di­ale d’un développe­ment durable de l’ONU, struc­turée en 17 objec­tifs (ODD).

Ces propo­si­tions sont le fruit d’une dé­cen­nie d’accompagnement sur le ter­rain d’établissements san­i­taires et médi­co-soci­aux, et repren­nent des idées du Livre vert édité en 2017 et celles émis­es par les 2 500 pro­fes­sion­nels de san­té son­dés en avril 2020.

Dans ce sondage, 90 % des pro­fes­sion­nels de san­té dé­clar­ent vouloir un change­ment : ils souhait­ent des étab­lisse­ments exem­plaires au regard de la ges­tion des déchets, des trans­ports, de la con­som­ma­tion d’énergie, de la qualité de vie au tra­vail, etc.

Reco Covid-19

La Société française d’anesthésie et de réan­i­ma­tion (SFAR) vient d’émettre sa brochure « Pré­con­i­sa­tions pour l’adaptation de l’offre de soins en anesthésie réan­i­ma­tion dans le con­texte de pandémie de COVID-19 », ver­sion juil­let-août 2020.

JAB : save the date 27 & 28 jan­vi­er 2021

Les prochaines Journées nationales de chirurgie ambu­la­toire organ­isées par l’Association française de chirurgie ambu­la­toire (AFCA) se tien­dront à Issy-Les-Moulin­eaux (92).
Les inscrip­tions et soumis­sions de résumés sont ouvertes : www.congresambulatoire.com

Trophées de la FHP 2020

Vous avez jusqu’au 18 sep­tem­bre pour can­di­dater à la 13e édi­tion des Trophées de l’Hospitalisation privée sur le thème « Innover et s’adapter pour répon­dre à une crise san­i­taire excep­tion­nelle », sur la plate­forme en ligne : www.trophees-fhp.fr.

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