Alors que le Covid-19 cir­cule tou­jours et que les travaux sur le « Ségur de la san­té » ne sont pas achevés, le gou­verne­ment tra­vaille sur la con­struc­tion du prochain PLFSS, qui s’appuie tra­di­tion­nelle­ment sur le rap­port « pro­duits et charges » de la CNAM.

Struc­turé en 27 propo­si­tions, le rap­port 2020 s’inscrit dans une cer­taine con­ti­nu­ité, en inté­grant des recom­man­da­tions rel­a­tives à la crise du Covid-19. L’Assurance Mal­adie souhaite con­tribuer au suivi de ses impacts san­i­taires, ain­si qu’aux efforts de reprise d’activité pour rat­trap­er le retard généré par le report des soins, en par­ti­c­uli­er dans le cadre des opéra­tions de dépistage du can­cer. Elle souhaite cap­i­talis­er sur les ini­tia­tives récentes en ter­mes d’exercice coor­don­né pluri-pro­fes­sion­nel et pour­suiv­re le déploiement de la télémédecine dans un cadre respectueux de la qual­ité de la prise en charge.

Nonob­stant les mesures excep­tion­nelles pris­es pour répon­dre aux impacts de la pandémie, la CNAM appelle à pour­suiv­re les efforts de maîtrise des dépens­es de san­té, mais de manière moins soutenue. Les économies atten­dues des actions de l’Assurance Mal­adie en 2021 s’élèvent à 1,075 mil­liard d’euros, à com­par­er avec les 2 mil­liards pro­posés les années passées. Elles por­tent notam­ment sur la per­ti­nence des actes de biolo­gie et  d’imagerie, la maîtrise de la chirurgie baria­trique et le déploiement du PRADO. C’est donc un rap­port qui mar­que le pas sur les économies hos­pi­tal­ières ciblées, en par­ti­c­uli­er sur les pris­es en charge ambu­la­toires. Espérons le début d’une nou­velle ère plus con­struc­tive que puni­tive.

Notons en fin de rap­port une réflex­ion sur les Dis­posi­tifs Médi­caux Con­nec­tés et sur la prob­lé­ma­tique de leur finance­ment, ou com­ment faire entr­er l’innovation et la e‑santé dans la prise en charge des patients chroniques. L’Assurance Mal­adie pré­conise à ce stade d’utiliser le cadre expéri­men­tal de l’article 51 pour le finance­ment et de s’appuyer sur l’Espace Numérique de San­té qui pro­posera dès 2022 un « store san­té » pour référencer et télécharg­er directe­ment des appli­ca­tions et objets con­nec­tés.

Comme chaque année, la FHP-MCO va tra­vailler sur des propo­si­tions dans le cadre du PLFSS et de la cam­pagne tar­i­faire à venir, qui seront débattues lors du sémi­naire stratégique de sep­tem­bre. Notre objec­tif est de par­ticiper à la con­struc­tion du monde de demain pour accom­pa­g­n­er les change­ments épidémi­ologiques, démo­graphiques, thérapeu­tiques, tech­nologiques et organ­i­sa­tion­nels.

Ségolène Ben­hamou
Prési­dente de la FHP-MCO