L’an dernier, nous met­tions l’accent sur la « coopéti­tion », mix de coopéra­tion et de com­péti­tion, nou­veau par­a­digme plébisc­ité dans le rap­port de la STSS sur l’organisation ter­ri­to­ri­ale des soins. Ce terme ren­voie à une col­lab­o­ra­tion d’émulation entre les dif­férents acteurs dans chaque ter­ri­toire.

Le déploiement d’une col­lab­o­ra­tion entre acteurs passe inéluctable­ment par le respect du principe d’équité de traite­ment, qui n’en devient que plus vital. C’est cette équité que nous défendrons au cours de l’année 2020 et de la décen­nie qui s’ouvre avec elle.

Nous sommes incon­testable­ment enten­dus par la Min­istre, mais il nous revient d’être davan­tage écoutés afin que cela se traduise dans les faits. Si 2019 a été mar­quée par des points de sat­is­fac­tion, des points d’alerte majeurs annon­cent de nom­breux défis à venir.

En effet, nous cher­chons tou­jours l’équité de traite­ment des étab­lisse­ments de san­té dans le plan Hôpi­tal de novem­bre dernier, dans la loi du 24 juil­let 2019 sur le ren­force­ment des GHT qui exclut les étab­lisse­ments de san­té privés, dans les pro­jets de numéri­sa­tion ROC, ou encore dans le finance­ment de l’innovation.

L’équité de traite­ment n’est pas non plus au ren­dez-vous con­cer­nant nos salariés, ni davan­tage con­cer­nant les prati­ciens, pour lesquels l’article L. 6152–5‑1 de la loi du 24 juil­let 2019 rend qua­si impos­si­ble un exer­ci­ce à l’hôpital et dans une clin­ique « à but lucratif » proche.

Nous récla­m­ons enfin une équité pour nos patients. Le pro­jet de la loi de bioéthique d’octobre dernier exclut les cen­tres privés de l’autoconservation des gamètes, ce qui ne serait pas sans con­séquence sur l’accès aux soins et porterait claire­ment atteinte au libre choix.

C’est en ver­tu de cette recherche d’équité que nous négo­cions pas à pas la réforme des autori­sa­tions. C’est dans ce même esprit que nous abor­derons la réforme à venir des urgences, dont le rap­port Mesnier/Carli pub­lié en décem­bre appelle au ren­force­ment du ser­vice pub­lic « face aux risques d’initiatives privées à but lucratif qui iraient à l’encontre d’un égal accès aux soins ».

L’équité de traite­ment des étab­lisse­ments et des pro­fes­sion­nels de san­té est un principe auquel nous ne dérogerons pas.

Les admin­is­tra­teurs, l’équipe de per­ma­nents de la FHP-MCO et moi-même vous présen­tons nos meilleurs vœux pour cette nou­velle année 2020.