Quelles ont été vos moti­va­tions pour devenir mem­bre du con­seil d’ad­min­is­tra­tion de la FHP-MCO ?
Je con­nais bien le monde de la san­té pour avoir presque fait le tour de la ques­tion, dans des étab­lisse­ments publics (DG du CHU de Greno­ble), privés à but non lucratif et privés. J’ai par­ticipé à la mis­sion Aubert sur la réforme des modes de finance­ment et de régu­la­tion. Je con­nais égale­ment bien les ARS et les min­istères, aus­si je pense pou­voir apporter ma con­nais­sance du milieu et des évo­lu­tions prévues du sys­tème.

C’est aus­si intéres­sant de pou­voir échang­er avec d’autres col­lègues qui sont soit dans des groupes comme moi, ou dans des clin­iques indépen­dantes. Nous avons tous les mêmes prob­lé­ma­tiques et ensem­ble nous fer­ons plus facile­ment avancer les dossiers.

Quels dossiers vous tien­nent à cœur ?
J’ai un intérêt par­ti­c­uli­er pour la mise en place des for­faits de patholo­gies chroniques, puisqu’au sein de la mis­sion Aubert j’ai plus par­ti­c­ulière­ment tra­vail­lé cette ques­tion. J’ai à cœur de voir se met­tre en place des for­faits pour l’ensemble des patholo­gies chroniques et pas seule­ment pour la mal­adie rénale chronique. Nous pour­rons alors mas­si­fi­er les crédits et apporter une trans­for­ma­tion struc­turelle du sys­tème.

La prise en charge des patholo­gies chroniques est indé­ni­able­ment une piste d’avenir pour les étab­lisse­ments privés aujourd’hui. Nous par­lons de plus de 20 mil­lions de patients. La mise en place des for­faits per­me­t­tra à nos médecins libéraux spé­cial­istes en lien avec leur étab­lisse­ment de dévelop­per la préven­tion pour ces patients, chose qui était dif­fi­cile­ment faite, faute de finance­ment. C’est un enjeu essen­tiel pour con­solid­er nos activ­ités et inscrire l’hospitalisation privée comme un acteur majeur de san­té publique.

Je porterai aus­si un regard atten­tif sur toutes les ques­tions de rémunéra­tion de nos per­son­nels, nous devons être attrac­t­ifs et offrir des salaires cor­rects dans un con­texte financier nation­al adap­té.

Quelle est votre vision pour l’hospitalisation privée au regard des évo­lu­tions actuelles ?
Il faut être vig­i­lant. L’hospitalisation privée a des points forts mais elle est aus­si men­acée. Par exem­ple le Plan d’urgence pour l’hôpital ne con­cerne que le pub­lic. Il va fal­loir que les pou­voirs publics se penchent sur l’offre ter­ri­to­ri­ale, publique et privée et le con­seil d’ad­min­is­tra­tion de la FHP-MCO devra se posi­tion­ner forte­ment.

Vous faites par­tie du peu de femmes du con­seil d’ad­min­is­tra­tion…
Nous avons une prési­dente, je m’en félicite. J’ai fait par­tie des pre­mières femmes à être DG d’un CHU, et il faut aus­si que les femmes pren­nent toute leur place dans l’hospitalisation privée. Nous avons beau­coup de femmes directeur dans l’hospitalisation privée, il serait dom­mage qu’elles soient sous-représen­tées dans les instances. Il faut que la par­ité se fasse peu à peu.