La réforme des trans­ports est crispante à plus d’un titre. Ce sujet, con­nexe aux soins, n’était pas le nôtre. Nous n’avions pas d’expertise en la matière et si peu de leviers pour agir. Pour­tant l’État et la CNAM se sont déchargés sur les directeurs d’établissement de san­té d’une par­tie de leur mis­sion de maîtrise des coûts de trans­ports san­i­taires. La réforme affiche un niveau élevé de com­plex­ité et la FHP-MCO y tra­vaille depuis 2017, mais ce n’est pas fini : nous veil­lons à la clô­ture de fin de cam­pagne budgé­taire 2019 et tra­vail­lons sur les amé­nage­ments des finance­ments pour la cam­pagne 2020.

En effet, nous atten­dons, et le faisons savoir, la liste des étab­lisse­ments de san­té béné­fi­ciant de la procé­dure « stop-loss » pour l’année 2019. De même, nous voudri­ons savoir quelle est la suite don­née aux modal­ités de mise en œuvre d’un for­fait de trans­port « longue dis­tance ».  Enfin, nous deman­dons la sim­pli­fi­ca­tion du dis­posi­tif, notam­ment pour tous les trans­ports san­i­taires de moins de 48 heures sans dis­tinc­tion entre séance et autres, avec un mécan­isme unique de finance­ment sous forme du sup­plé­ment « TSE ».

Les béné­fices atten­dus par nos Tutelles de cette réforme, entrée en vigueur il y a un an, étaient de mieux maîtris­er les coûts de trans­ports san­i­taires, en inci­tant les hôpi­taux à met­tre en place des organ­i­sa­tions ad hoc. À marche for­cée, les étab­lisse­ments de san­té ont fait les efforts néces­saires. Mais pour quels résul­tats ? Les objec­tifs stratégiques fixés par les autorités de tutelle sont-ils atteints ? Cette réforme est-elle finan­cière­ment neu­tre pour les struc­tures hos­pi­tal­ières ? Eval­uer ce qui est mis en place est un gage de bonnes pra­tiques et de con­fi­ance réciproque dans un envi­ron­nement de réformes du finance­ment. Nous atten­dons cette éval­u­a­tion.

Ségolène Ben­hamou
Prési­dente de la FHP-MCO