Désor­mais au cœur du secteur MCO après un par­cours notam­ment dans le secteur médi­co-social, quelles sont vos sur­pris­es… ou vos décep­tions ?

La pre­mière chose, qui est un point d’intérêt pour moi, est la tech­nic­ité, man­i­feste­ment très impor­tante. Ce n’est pas un frein mais un élé­ment de con­texte objec­tif. Je suis con­va­in­cu que cette tech­nic­ité offre des marges de manœu­vre sig­ni­fica­tives. L’objectif est d’avoir per­pétuelle­ment des pro­jets à dévelop­per au sein de l’établissement, avec les prati­ciens, les soignants, avec l’hôpital d‘à‑côté, l’ARS, etc. Rap­pelons-le, notre activ­ité de soin est liée à deux grandes dynamiques que sont la démo­gra­phie vieil­lis­sante avec l’accroissement des mal­adies chroniques et une aug­men­ta­tion de l’exigence de l’accès aux soins et donc de la con­som­ma­tion de soins.

Par ailleurs, dans le secteur médi­co-social, les médecins sont salariés alors qu’ils sont libéraux dans le secteur MCO. Nous sommes ici dans une rela­tion client-parte­naire que je qual­i­fierai de trans­ac­tion­nelle.

L’activité de soins MCO est très encadrée et régle­men­tée, néan­moins qu’aurait-elle à gag­n­er à s’inspirer du secteur du ser­vice dont vous êtes égale­ment issu ?

Dans le secteur des ser­vices, la démarche mar­ket­ing est plus sophis­tiquée. L’objectif est toute­fois sim­i­laire : être au ser­vice du client, c’est à dire de la pop­u­la­tion dans notre cas. Même si le cadre lég­is­latif est con­traig­nant, nous avons de bonnes idées mar­ket­ing à aller chercher pour délivr­er une meilleure qual­ité de soins, de ser­vice et une meilleure infor­ma­tion.

La spé­ci­ficité du secteur MCO est d’avoir un dou­ble client : le médecin et le patient, qu’il faut sat­is­faire pareille­ment. Avec le corps médi­cal, il y a la néces­sité de bien le fidélis­er.

L’intérêt de ce secteur d’activité est que la régu­la­tion est un atout et un incon­vénient. Un incon­vénient car par­fois c’est très con­traig­nant, mais quels sont les secteurs d’activité où votre paiement est garan­ti, où vous dis­posez d’autorisations sur plusieurs années ? Cette régu­la­tion apporte aus­si la vis­i­bil­ité et la sécu­rité dont nous avons besoin. Les étab­lisse­ments MCO sont de vrais acteurs struc­turants du paysage san­i­taire français. Avoir plus de vis­i­bil­ité nous don­nera la pos­si­bil­ité de mieux inve­stir pour servir nos patients et nos médecins.

Avec les équipes Alma­vi­va San­té, vous tra­vaillez à l’élaboration d’une nou­velle stratégie groupe. Qu’est-ce qui vous réjouit le plus ?

Ce qui me réjouit le plus, c’est réus­sir à fédér­er les équipes Alma­vi­va San­té, des médecins libéraux mais aus­si les tutelles autour de pro­jets. Petits ou grands, il faut qu’ils soient cohérents et vis­i­bles, et plus ils vien­nent du ter­rain, meilleurs ils sont. Mon rôle est ensuite de les canalis­er, les met­tre en valeur et les boost­er. Dévelop­per des pro­jets com­muns qui fédèrent toutes les par­ties prenantes est ce qui est le plus ent­hou­si­as­mant.

Alma­vi­va San­té, créé en 2007 s’est dévelop­pé au tra­vers d’opérations de crois­sance externe. Qua­trième opéra­teur privé en san­té en France, Alma­vi­va San­té gère 36 clin­iques en région Sud et en Île-de-France.

1 500 médecins libéraux et 4 400 salariés tra­vail­lent dans les 36 clin­iques où 400 000 patients sont pris en charge chaque année.

Site web : www.almaviva-sante.fr