Vous pro­duisez depuis le début cette newslet­ter qui fête aujourd’hui son 500e numéro. Est-ce qu’une pub­li­ca­tion se boni­fie avec le temps ?
Oui mais elle peut aus­si s’essouffler. C’est la rai­son pour laque­lle elle a con­nu des évo­lu­tions dans le fond et la forme, afin de relancer l’intérêt des lecteurs et d’y répon­dre au mieux. Cette pub­li­ca­tion — pre­mier sup­port de com­mu­ni­ca­tion de la FHP-MCO née en 2008 -, avait un objec­tif prin­ci­pal : celui de créer du lien entre Paris et les adhérents. Cette néces­sité de lien, d’information et d’alerte est tou­jours d’actualité. Pour cela, il faut beau­coup de con­stance.

Vos lecteurs ont-ils finale­ment le temps de lire ?
L’absence de désin­scrip­tion indique que si Le 13h n’est peut-être pas lu dans son ensem­ble, un coup d’œil est don­né sur les titres et plus si affinité avec le sujet. Nos lecteurs sont les man­agers d’établissements, leurs cadres et des per­son­nes qual­i­fiées, donc des gens pressés. L’essentiel doit être lu en moins de 3 min. Les infos doivent être au plus près des préoc­cu­pa­tions méti­er et de son envi­ron­nement. Nous visons plutôt juste car les lecteurs réagis­sent. C’est un exer­ci­ce dif­fi­cile au ser­vice des adhérents qui pour une part récla­ment davan­tage d’informations et pour une autre se plaig­nent d’en recevoir trop.

Quelles sont les évo­lu­tions qui seraient à venir ?
Tout d’abord, con­serv­er tout ce qui marche. Le 13h n’est plus à présen­ter lorsque nous appelons les tutelles, les prési­dents de syn­di­cats, etc. pour une inter­view. Des jour­nal­istes repren­nent des élé­ments de l’édito de la prési­dente dans leur arti­cle. Ce sup­port apporte une vis­i­bil­ité de la pro­fes­sion auprès de ses par­ties prenantes.

Tout sup­port est ensuite per­fectible, en com­mençant par l’iconographie, essen­tielle pour une pub­li­ca­tion, mais allez illus­tr­er l’IFAQ, le PLFSS, le coef­fi­cient cor­recteur ! Un con­tenu sous des for­mats – vidéo, pod­cast – serait intéres­sant. Se don­ner les moyens de faciliter les échanges avec les lecteurs aus­si. Surtout, il serait utile de porter au regard de tous les réus­sites des étab­lisse­ments. Mal­gré les dif­fi­cultés des métiers du soin, je ne cesse d’être sur­prise par la pas­sion des équipes et les petites et grandes his­toires humaines qu’elles nous racon­tent.