Depuis sep­tem­bre dernier, le Min­istère de la san­té tourne à plein régime … et nous aus­si ! Cette année « sco­laire » a mon­tré une accéléra­tion des propo­si­tions, des déci­sions et de la défense de nos posi­tions, pour une trans­for­ma­tion en pro­fondeur.

Dès la ren­trée le Prési­dent de la République a annon­cé la stratégie « Ma san­té 2022 ». Elle a pour ambi­tion de répon­dre aux défis aux­quels est con­fron­té le sys­tème de san­té français, en par­ti­c­uli­er aux iné­gal­ités dans l’accès aux soins, mais aus­si aux aspi­ra­tions chez les pro­fes­sion­nels à mieux coopér­er entre eux, à dis­pos­er de davan­tage de temps pour soign­er leurs patients et à être for­més autrement.

Nous retien­drons évidem­ment une évo­lu­tion de l’ONDAM de 2,5 % qui mar­que la fin d’un cycle de six années infer­nales de baisse tar­i­faire. Le bon sens a repris égale­ment quelques droits avec le dégel à 100 % du coef­fi­cient pru­den­tiel et la resti­tu­tion d’une enveloppe com­plé­men­taire au print­emps.

Par­al­lèle­ment, nous sommes entrés dans l’ère d’une rémunéra­tion à la qual­ité dont le mon­tant — mul­ti­plié par 4 en 2019 et par 5 à l’horizon 2022 — devient un vrai com­par­ti­ment des ressources des étab­lisse­ments de san­té. La réforme du finance­ment com­prend des boule­verse­ments pro­fonds, en com­mençant par l’expérimentation du paiement for­faitaire pour qua­tre pris­es en charge chirur­gi­cales dans le cadre de l’article 51. Des leviers tout aus­si majeurs vont être activés dès 2019 : la mise en œuvre des for­faits patholo­gies chroniques, celle de la cir­cu­laire fron­tière désor­mais appelée l’instruction gra­da­tion des soins ambu­la­toires, ou encore celle du lance­ment de la dématéri­al­i­sa­tion du bor­dereau de fac­tura­tion S3404.

Mais quel finance­ment vaut sans autori­sa­tion ? La réforme des autori­sa­tions, mère des batailles, voit ce mois-ci sa pre­mière vague qua­si achevée. L’agenda est glob­ale­ment tenu : la vague 2 est prévue pour la fin de l’automne et la vague 3 est lancée. Nous ne pou­vons à ce stade que remerci­er une nou­velle fois ceux qui ont mis à dis­po­si­tion de la FHP-MCO leurs ressources médi­cales et leurs experts pour con­tribuer au débat et enrichir les réflex­ions.

Au-delà de ces grands chantiers, d’autres sujets sont venus aus­si large­ment nous chal­lenger : la réforme des trans­ports tout d’abord, la séri­al­i­sa­tion des médica­ments et les actes exclusifs des IBODE. Sur ces chantiers, la FHP-MCO n’a pas fini de mon­ter au créneau !

Et si tout cela ne suff­i­sait pas, le nou­veau référen­tiel de cer­ti­fi­ca­tion appliqué dès 2020 évolue dans son esprit et sa forme.

Objec­tive­ment, notre secteur a con­nu peu de péri­odes à ce point boulever­santes pour notre envi­ron­nement et nos organ­i­sa­tions. Le nom­bre et l’importance des chantiers sont excep­tion­nels : ils sont por­teurs d’autant de risques que d’opportunités. Le mois d’août voit une rel­a­tive pause et nous aurons besoin de toutes nos forces à la ren­trée.

Le « 13h » fait égale­ment une pause et nous vous don­nons ren­dez-vous le lun­di 2 sep­tem­bre. D’ici là je vous souhaite d’excellentes vacances !