Ibode : un dis­posi­tif tran­si­toire pub­lié

Le décret repous­sant au 1er jan­vi­er 2020 l’attribution de 3 actes exclusifs aux Ibode vient d’être pub­lié.

Les IDE non Ibode peu­vent être autorisés à réalis­er les actes du 1 b) de l’Article R4311-11–1 du Code de la san­té publique – c’est-à-dire l’aide à l’exposition, aide à l’aspiration, aide l’hémostase – à con­di­tion d’être tit­u­laire d’une autori­sa­tion expresse.

Cette autori­sa­tion sera délivrée à l’IDE ayant sat­is­fait à une épreuve de véri­fi­ca­tion des con­nais­sances.

Pour être éli­gi­ble au dis­posi­tif, l’IDE doit exercer une fonc­tion d’infirmier de bloc opéra­toire à la date du 30 juin 2019 depuis une durée d’au moins un an en équiv­a­lent temps plein et avoir apporté de manière régulière une aide à l’exposition, à l’hémostase et à l’aspiration au cours d’interventions chirur­gi­cales réal­isées pen­dant cette péri­ode.

Les deman­des seront à dépos­er avant le 31 octo­bre 2019. Le dépôt d’une demande entraîne la délivrance d’une autori­sa­tion pro­vi­soire jusqu’à la tenue de l’épreuve de véri­fi­ca­tion des con­nais­sances. L’autorisation défini­tive est délivrée en cas de réus­site de l’épreuve.

Afin de per­me­t­tre la mise en place de ce dis­posi­tif tran­si­toire tout en main­tenant les activ­ités et la qual­ité des soins au sein des blocs opéra­toires, l’exclusivité des infir­miers tit­u­laires du diplôme d’Etat de bloc opéra­toire sur ces trois actes est dif­férée au 1er jan­vi­er 2020 : à compter du 1er jan­vi­er 2020, seuls les IDE tit­u­laires de l’autorisation pro­vi­soire sont autorisés à réalis­er les actes du 1 b).

Enfin, la date lim­ite fixée par le Décret du 27 jan­vi­er 2015 pour le suivi de la for­ma­tion com­plé­men­taire de 49h par les IBODE est dif­férée au 31 décem­bre 2021 (au lieu du 31 décem­bre 2020).

Vous trou­verez ci-joint une note de décryptage détail­lée du con­tenu du décret ain­si qu’un mod­èle de note d’information que vous pou­vez dif­fuser dès ce jour à vos équipes afin de com­mu­ni­quer pré­cisé­ment et large­ment sur ces mod­i­fi­ca­tions régle­men­taires.

La Cnam veut économiser 2,07 mil­liards

Dans son pro­jet de rap­port annuel « charges et pro­duits » pour 2020, qui sera présen­té le 2 juil­let, pour trans­mis­sion ensuite au par­lement dans le cadre du PLFSS 2020, la Cnam émet des propo­si­tions d’é­conomies.

Au-delà de l’annonce de 24 propo­si­tions de court et moyen ter­mes pour amélior­er « la qual­ité et l’efficience du sys­tème de soins », classées en 4 thé­ma­tiques (accès aux soins des per­son­nes en sit­u­a­tion de hand­i­cap, impli­ca­tion des patients, tra­vailler ensem­ble pour la per­ti­nence des par­cours, s’ouvrir aux nou­veaux modes de paiement et d’organisation), la con­struc­tion de l’ONDAM 2020 selon la Cnam demeure « clas­sique » en s’appuyant sur un plan d’économies éval­ué à 2,069 mil­liards. Le rap­port 2018 fai­sait état de 2,010 mil­liards. À soulign­er que le plan d’économies défini­tif dans le cadre du PLFSS 2019 était de 3,830 mil­liards.

À not­er que ce rap­port de la Cnam demeure un indi­ca­teur, mais il n’est pas sys­té­ma­tique­ment suivi dans ses modal­ités de mise en œuvre, à l’instar de la chirurgie ambu­la­toire en 2019, où le rap­port 2018 prévoy­ait un plan d’économies ciblé de 200 mil­lions d’euros.

L’exercice con­sis­tant à appréci­er l’évo­lu­tion tar­i­faire est donc pré­maturé.

Par ordre décrois­sant sont ciblés les champs suiv­ants qui porteront les économies : la maîtrise médi­cal­isée (médica­ments, dis­posi­tifs médi­caux, génériques) ; les pro­to­coles de régu­la­tion (biolo­gie et imagerie) ; le recours « souten­able » aux pro­duits de san­té ; la lutte con­tre la fraude et les abus en ville et à l’hôpi­tal ; la chirurgie ambu­la­toire ; les dis­posi­tifs d’in­téresse­ments en ville ; les trans­ports san­i­taires ; la maîtrise médi­cal­isée des pre­scrip­tions paramédi­cales ; la ges­tion de la liste en sus…

La Cnam recom­mande par ailleurs d’ex­péri­menter dans le cadre de l’article 51, la mise en place de « pôles hos­pi­tal­iers ambu­la­toires s’ap­puyant sur un finance­ment sub­sti­tu­tif pour accélér­er le virage ambu­la­toire en médecine » qui n’a pas eu lieu a con­staté la caisse.

Ouvrir les plateaux aux sage-femmes libérales

Le Con­seil nation­al de l’Ordre des sages-femmes et le Col­lège nation­al des gyné­co­logues-obstétriciens rap­pel­lent la pos­si­bil­ité pour les mater­nités d’ouvrir leurs plateaux tech­niques d’accouchement aux sages-femmes libérales.

« Face à la demande gran­dis­sante d’autonomie et de soins per­son­nal­isés des patientes en obstétrique, une pre­mière mesure con­siste à créer, partout où cela est matérielle­ment pos­si­ble, une fil­ière de soins phys­i­ologiques », rap­pel­lent-ils.

Ils souhait­ent égale­ment soulign­er que la loi prévoit, sous con­di­tions, d’ouvrir les plateaux tech­niques d’accouchement aux sages-femmes libérales. « La sim­ple sig­na­ture d’une con­ven­tion entre un étab­lisse­ment et une sage-femme libérale per­met à cette dernière d’avoir accès au plateau tech­nique d’accouchement et de répon­dre ain­si à la demande de ses patientes. En cas de patholo­gie, le même recours aux médecins de l’équipe se pro­duira, comme si c’était une patiente de la mater­nité », pré­cisent les deux organ­i­sa­tions.

Les sages-femmes pra­ti­quant ce mode d’exercice sont rémunérées selon les hon­o­raires prévus par la CNAM et selon la con­ven­tion établie avec l’établissement. Les accouche­ments réal­isés sur le plateau tech­nique peu­vent être compt­abil­isés au sein de la mater­nité.

Crise des urgences : égal­ité de traite­ment

La FEHAP et la FHP deman­dent à ce que les modal­ités de finance­ment de la reval­ori­sa­tion de la prime annon­cée par la min­istre soient claire­ment explic­itées pour les ser­vices d’ur­gences privés.

Les deux fédéra­tions ont envoyé un com­mu­niqué de presse com­mun le 27 juin (voir ci-dessous).  Rap­pelons que 92 % des Français sou­tiendraient les reven­di­ca­tions des per­son­nels des urgences.  Par ailleurs, l’ARS d’Île-de-France souhaite que d’i­ci trois ans, plus aucun patient des urgences d’Île-de-France ne passe la nuit sur un bran­card. Cette con­trac­tu­al­i­sa­tion des étab­lisse­ments par l’ARS fera l’ob­jet d’une inci­ta­tion finan­cière.

La FEHAP et la FHP deman­dent une égal­ité de traite­ment des pro­fes­sion­nels de san­té des ser­vices d’urgences publics et privés

Le ven­dre­di 14 juin 2019, Agnès Buzyn, min­istre des Sol­i­dar­ités et de la San­té, a lancé une mis­sion nationale sur les urgences, qu’elle a con­fiée au Pro­fesseur Pierre Car­li et au député Thomas Mes­nier. À cette occa­sion, elle a annon­cé le déblocage immé­di­at de moyens financiers avec une reval­ori­sa­tion de l’indemnité for­faitaire de risque au béné­fice des pro­fes­sion­nels des ser­vices d’urgences. S’agissant du per­son­nel des ser­vices d’ur­gences des étab­lisse­ments de san­té privés de tous statuts, les modal­ités de finance­ment de cette indem­nité ne sont tou­jours pas con­nues.

Si la FEHAP et la FHP salu­ent cette mesure néces­saire pour les pro­fes­sion­nels des ser­vices d’urgences publics dont il faut recon­naître le tra­vail remar­quable, elles rap­pel­lent que ce tra­vail est égale­ment effec­tué par les équipes des 161 ser­vices d’urgences privés de tous statuts. Près de 4 mil­lions de Français y sont soignés chaque année.

La FEHAP et la FHP soulig­nent l’engagement des étab­lisse­ments de san­té privés pour répon­dre à l’en­gorge­ment des ser­vices d’ur­gences publics. Les per­son­nels des urgences privées tra­vail­lent quo­ti­di­en­nement au ser­vice des patients et assurent des mis­sions de ser­vice pub­lic.

La recon­nais­sance par les pou­voirs publics de cet engage­ment implique une égal­ité de traite­ment des per­son­nels mobil­isés dans les ser­vices d’ur­gences publics et privés.

La FEHAP et la FHP atten­dent aujour­d’hui que les modal­ités de finance­ment de la reval­ori­sa­tion de la prime annon­cée par la min­istre soient claire­ment explic­itées pour les ser­vices d’ur­gences privés.

CNOM : réélec­tion du Dr. Patrick Bou­et

Le Dr. Patrick Bou­et a été élu pour un troisième man­dat. Elu à cette fonc­tion en 2013, il avait déjà été réélu en 2016.

Il pilote une équipe large­ment renou­velée. Voir liste.