Com­ment s’est déroulée votre réélec­tion ?
L’élec­tion a lieu dans une ambiance tout à fait fes­tive, car elle était con­comi­tante de l’Ar­ma­da de Rouen, événe­ment qui con­cen­tre dans le port de Rouen les plus beaux voiliers du monde. Nos locaux don­naient sur le port, nous avons pu prof­iter du spec­ta­cle, et nous avons déje­uné sur un bateau au milieu des voiliers. J’ai été réélu à l’u­na­nim­ité ! Plus sérieuse­ment, nous avons égale­ment entériné quelques mod­i­fi­ca­tions de statuts, comme la majo­ra­tion du rôle de vice-Prési­dent, pour mieux gér­er des ques­tions de disponi­bil­ités. Nous sommes une grande région depuis la réu­ni­fi­ca­tion de la Basse et la Haute-Nor­mandie, et il est dif­fi­cile d’être partout en même temps. Le vice-prési­dent se charg­era plus directe­ment du tra­vail local, tan­dis que je défendrai les intérêts de la région sur le plan nation­al. Mon ancrage à la FHP, en tant qu’élu du comité exé­cu­tif et tré­sori­er, et à la FHP-MCO en tant que secré­taire général, me per­me­t­tra de défendre effi­cace­ment les intérêts de notre région. Samuel Kowal­czyk, directeur de la Poly­clin­ique du Parc à Caen a été réélu à la vice-prési­dence.

Quelles sont les grandes prob­lé­ma­tiques de votre région ?
La réforme des régions a rassem­blé deux ter­ri­toires très dif­férents. La Haute-Nor­mandie est très indus­tri­al­isée, avec des fortes con­cen­tra­tions de pop­u­la­tion et une restruc­tura­tion de l’of­fre soins presque com­plète – les petits étab­lisse­ments ont fer­mé pour se con­cen­tr­er sur des cen­tres de soins plus gros et mieux équipés –, tan­dis que l’an­ci­enne Basse-Nor­mandie est très rurale, mar­quée par des zones de faible pop­u­la­tion, frap­pées par la déser­ti­fi­ca­tion médi­cale. Là-bas, il y a encore des clin­iques peu impor­tantes en ter­mes de lits, mais cap­i­tales pour le mail­lage ter­ri­to­r­i­al. Si elles devaient être amenées à fer­mer, il se créerait facile­ment 100 kilo­mètres de vide médi­cal. Nous avons aus­si beau­coup de parte­nar­i­ats public/privé en région Nor­mandie, et dans l’ensem­ble, nos rela­tions sont bonnes avec le secteur pub­lic. Cepen­dant, comme partout, nous avons par­fois des points de ten­sion, comme dans le cas d’une clin­ique de can­cérolo­gie, con­cur­rencée illé­gale­ment par un étab­lisse­ment pub­lic. Cet étab­lisse­ment a exer­cé illé­gale­ment une activ­ité de can­cérolo­gie, jusqu’à attein­dre le seuil d’ac­tiv­ité néces­saire pour décrocher une autori­sa­tion, asséchant l’ac­tiv­ité de la clin­ique de can­cérolo­gie, qui elle, n’at­teint plus les seuils. Ce genre de sit­u­a­tion reçoit toute notre atten­tion et notre sou­tien.

Souhaitez-vous intro­duire des inno­va­tions dans votre région ?
La pre­mière chose que nous avons établie est une réu­nion bimen­su­elle avec les ARS. Pour pos­er les bases d’une col­lab­o­ra­tion plus étroite, il nous a sem­blé néces­saire de tra­vailler plus fréque­ment ensem­ble. L’ARS a approu­vé cette ini­tia­tive. Nous sommes main­tenant dans une phase d’at­tente avant de plus grands travaux : la nou­velle réécri­t­ure d’un Pro­jet région­al de san­té local, la révi­sion des ser­vices d’ur­gences… Mais nous nous enga­geons fer­me­ment sur une plus grande équité de traite­ment entre le pub­lic et le privé et nous deman­dons plus de trans­parence aux ARS, en par­ti­c­uli­er en ce qui con­cerne leur sché­ma déci­sion­nel pour les clin­iques en dif­fi­cultés.