Sécu­rité des médecins, un enjeu majeur

L’Obser­va­toire de la sécu­rité des médecins note un nom­bre tou­jours plus impor­tant d’incidents déclarés. Le CNOM rap­pelle « l’urgence qu’il y a à agir ensem­ble, dès aujourd’hui ».
L’Île-de-France (171 déc­la­ra­tions), les Hauts-de-France (162) et l’Occitanie (151) sont les trois régions les plus touchées. Par­mi les départe­ments, le Nord (123 inci­dents), les Bouch­es-du-Rhône (82 inci­dents) et la Haute-Garonne (46) sont les plus touchés.
Ces inci­dents touchent les médecins où qu’ils exer­cent : 54 % ont lieu en cen­tre-ville, 20 % en ban­lieue, et 17 % en milieu rur­al (en hausse de qua­tre points par rap­port à 2017).
Les général­istes sont les médecins les plus touchés : 70 % des déc­la­ra­tions sont faites par des médecins général­istes (61 % en 2017). Autres spé­cial­ités par­ti­c­ulière­ment touchées : les oph­tal­mo­logues, les der­ma­to­logues, les gyné­co­logues-obstétriciens, les psy­chi­a­tres et les médecins du tra­vail.
49 % des médecins vic­times d’incidents sont des femmes, alors qu’elles représen­tent 47 % du corps médi­cal.
Le CNOM note par ailleurs que 62 % des médecins vic­times dis­posent d’un secré­tari­at, ce qui indique qu’il ne s’agit pas d’un out­il suff­isant pour se pré­mu­nir d’incidents par­fois graves.
L’agresseur est pour sa part le patient dans 54 % des cas, un accom­pa­g­nant dans 15 % des cas, et une autre per­son­ne dans 11 % des cas.
Les agres­sions ver­bales ou men­aces représen­tent 66 % des inci­dents, et le van­dal­isme 8 %. Si les agres­sions physiques restent sta­bles à 7 %, le CNOM note une aug­men­ta­tion dans l’utilisation d’armes. 31 médecins ont ain­si dû faire face à un agresseur armé en 2018 : un couteau/cutter dans 10 cas, mais aus­si un fusil à 2 repris­es, une bombe lacry­mogène à 2 repris­es égale­ment, ou encore une arme automa­tique dans 1 cas.
Par­mi les motifs prin­ci­pale­ment évo­qués par les médecins pour expli­quer ces inci­dents, 31 % font suite à un reproche relatif à une prise en charge, 17 % à un vol, 16 % à un refus de pre­scrip­tion (de médica­ment ou de cer­ti­fi­cat, par exem­ple), 11 % à un temps d’attente jugé exces­sif, et 11 % à une fal­si­fi­ca­tion de doc­u­ment (ordon­nance ou cer­ti­fi­cat, par exem­ple).

La per­ti­nence mar­que-t-elle le pas ?

Le Think Tank Économie San­té, dévelop­pé par Les Echos Events, présente ses huit recom­man­da­tions pour amélior­er la per­ti­nence en san­té.

1)  Ren­dre per­ti­nents l’organisation et le finance­ment du sys­tème de san­té pour faciliter la per­ti­nence des soins,

2)  Mobilis­er les pro­fes­sion­nels en leur don­nant les moyens d’analyser leurs pra­tiques, de partager les infor­ma­tions et en investis­sant résol­u­ment sur les don­nées de san­té,

3)  Som­mer les Con­seils nationaux pro­fes­sion­nels (CNP) de pro­duire chaque année au moins 5 recom­man­da­tions « per­ti­nentes » de per­ti­nence des soins et de veiller à leur appro­pri­a­tion par les pro­fes­sion­nels de san­té,

4)  Impos­er aux fab­ri­cants de logi­ciels méti­er d’inclure des rap­pels sim­ples et opéra­tionnels des Reco « Per­ti­nence des soins » en fonc­tion du con­texte clin­ique,

5)  Inclure de manière explicite la per­ti­nence dans la for­ma­tion ini­tiale et tout au long de la vie,

6)  Assur­er une trans­parence totale, publique et sim­ple des don­nées de san­té en veil­lant à lim­iter les effets per­vers,

7)  Fournir aux patients les moyens de s’impliquer réelle­ment,

8) Associ­er les indus­triels à la per­ti­nence des soins.

Men­ace d’arrêt des IVG : le CNOM réag­it

Le CNOM saisit la cham­bre dis­ci­plinaire con­tre 3 respon­s­ables du syn­di­cat. 90 organ­i­sa­tions avaient porté plainte pour faute pro­fes­sion­nelle.

 

 

Journée des métiers DIM : séance de rat­tra­page

Pour suiv­re ou re-suiv­re les inter­ven­tions de la 2Journée des métiers de la FHP-MCO qui s’est tenue le 28 mars et celles du 16Club des médecins DIM le 29 mars, téléchargez les présen­ta­tions sur le site du syn­di­cat :
— Journée des métiers du 28/03 ;
— Club des médecins DIM du 29/03

 

 

Santé.fr, le nou­veau moteur de recherche

Le min­istère des Sol­i­dar­ités et de la San­té, les agences et autorités de san­té publique pro­posent sur Santé.fr des infor­ma­tions fiables et à jour. Un site et une appli­ca­tion « pour tous et par tous », annonce le min­istère.
Le con­tenu du site (et app) est agrégé des dif­férents sites Inter­net des insti­tu­tions publiques (préven­tion, infor­ma­tions sur les mal­adies et les traite­ments, etc.) et privées label­lisées (asso­ci­a­tions, sociétés savantes, uni­ver­sités, etc.).
Le site per­met de créer un compte per­son­nel per­me­t­tant de paramétr­er les infor­ma­tions et un ser­vice de noti­fi­ca­tions et alertes (infor­ma­tions géolo­cal­isées sur la pol­lu­tion, les événe­ments san­i­taires, les phar­ma­cies de garde à prox­im­ité, des con­seils de préven­tion, des actu­al­ités, etc.).
250 000 pro­fes­sion­nels de san­té, étab­lisse­ments san­i­taires et médi­co-soci­aux, lab­o­ra­toires d’analyses médi­cales, phar­ma­cies, etc. sont référencés.
Le site accueille égale­ment un Lab pour recueil­lir en ligne les idées, les propo­si­tions, les éval­u­a­tions des usagers.
Santé.fr s’enrichit et s’améliore grâce aux retours util­isa­teurs sur le site, l’analyse des usages, des enquêtes dédiées et les sug­ges­tions qui émer­gent du Lab Santé.fr.