Des opin­ions mar­quées par son ter­ri­toire

8 habi­tants des grands cen­tres urbains sur 10 esti­ment que le sys­tème de Sécu­rité sociale apporte un niveau de pro­tec­tion suff­isant, con­tre deux tiers de ceux des cam­pagnes isolées (Baromètre d’opinion de la DREES 2017).

Glob­ale­ment, sept per­son­nes sur dix esti­ment que « tout le monde peut être soigné quel que soit le lieu où il habite ». Néan­moins, les iné­gal­ités en matière de qual­ité des soins ou de délais d’attente sont perçues de façon plus mar­quée : six per­son­nes sur dix esti­ment que l’une et l’autre dépen­dent du lieu où l’on habite.

La per­cep­tion de l’accessibilité aux pro­fes­sion­nels de san­té dif­fère forte­ment selon le lieu de rési­dence : plus les per­son­nes sont éloignées des grands cen­tres, moins elles ont le sen­ti­ment qu’il y a suff­isam­ment de médecins général­istes à prox­im­ité de chez elles. Dans les cam­pagnes isolées, 53 % des enquêtés pensent qu’il n’y en a pas assez. 46 % de ceux qui vivent dans les petits cen­tres parta­gent ce sen­ti­ment, et seule­ment 19 % dans les grands cen­tres. L’opinion selon laque­lle il n’y a pas assez de médecins général­istes à prox­im­ité aug­mente aus­si avec l’âge.

Con­cer­nant les médecins spé­cial­istes, 73 % des per­son­nes dans les cam­pagnes isolées jugent qu’il n’y en a pas assez, con­tre 32 % dans les grands cen­tres, où l’on trou­ve par ailleurs beau­coup plus de médecins spé­cial­istes.

Le Baromètre d’opinion de la DREES inter­roge 3 000 per­son­nes.

Label ARS « prévenir pour bien grandir »

Pour favoris­er la san­té des nou­veau-nés, des jeunes enfants et de leurs par­ents, l’ARS Nou­velle-Aquitaine lance un label val­orisant l’engagement des mater­nités en matière de préven­tion et de pro­mo­tion de la san­té.

« La grossesse et les 1 000 pre­miers jours de l’enfant sont des moments déter­mi­nants pour pré­par­er la future san­té de l’enfant et celle de son entourage famil­ial. » L’ARS Nou­velle-Aquitaine a dévelop­pé un label en direc­tion des 44 mater­nités et des 12 cen­tres péri­nataux de prox­im­ité de la région afin de val­oris­er et d’encourager leur engage­ment vis-à-vis de la préven­tion et de la pro­mo­tion de la san­té.

Fin des dis­crim­i­na­tions des clin­iques privées suiss­es

La plan­i­fi­ca­tion du can­ton de Genève impose aux clin­iques privées des quo­tas d’actes et des restric­tions de bud­get. Le tri­bunal admin­is­tratif fédéral a jugé ces pra­tiques dis­crim­i­na­toires et non con­formes à la loi fédérale sur l’Assurance mal­adie.

Ain­si en a décidé le tri­bunal admin­is­tratif fédéral suisse par un arrêt du 16 jan­vi­er 2019, suite à une plainte déposée par l’hôpital privé La Tour. Le Con­seil d’État genevois, en charge de la plan­i­fi­ca­tion hos­pi­tal­ière sur son ter­ri­toire mais aus­si admin­is­tra­teur des hôpi­taux publics, impo­sait sys­té­ma­tique­ment et sans aucun critère objec­tif depuis 2015 une poli­tique restric­tive au secteur privé, ren­dant impos­si­ble la con­cur­rence entre hôpi­taux et violant l’égalité de traite­ment des dif­férents acteurs.
« Cette nou­velle poli­tique (de plan­i­fi­ca­tion) sera à l’avantage des clin­iques, comme du can­ton et des assur­ances, car la même presta­tion coûte moins cher dans une clin­ique privée », explique Nico­las Froelich­er, directeur financier de l’hôpital privé La Tour et vice-prési­dent de l’association des clin­iques privées de Genève.

« L’arrêt de principe du Tri­bunal admin­is­tratif fédéral mon­tre une fois de plus que les can­tons sont dépassés par leurs rôles mul­ti­ples dans le domaine hos­pi­tal­ier, où ils sont à la fois com­man­di­taires des presta­tions, bailleurs de fonds, pro­prié­taires, four­nisseurs de presta­tions, autorité de sur­veil­lance, autorité d’approbation des tar­ifs et plan­i­fi­ca­teurs. Les can­tons doivent désor­mais être déchargés, pas à pas, de ce mélange de rôles inac­cept­able », déclare l’association des clin­iques privées de Genève dans un com­mu­niqué.