The Lancet Plan­e­tary Health pub­li­ait le 29 juin 2018 une étude améri­caine sur l’incidence du dia­bète provo­qué par la pol­lu­tion. Cette recherche a été menée par une équipe de sci­en­tifiques de la fac­ulté de médecine Wash­ing­ton à St Louis. Selon les résul­tats de leur recherche, un cas de dia­bète sur sept aurait pour orig­ine la pol­lu­tion. Elle aurait engen­dré 3,2 mil­lions de nou­veaux cas de dia­bète dans le monde en 2016, ce qui cor­re­spond à une hausse de 14 % des nou­veaux cas sig­nalés.

Pollution et diabète : comment a été menée la recherche ?

Afin de men­er à bien l’étude et d’en tir­er cer­tains appren­tis­sages, les chercheurs améri­cains ont analysé les don­nées médi­cales de 1,7 mil­lions d’anciens com­bat­tants, non-dia­bé­tiques au départ de l’étude, il y a huit ans et demi. Les sci­en­tifiques ont con­staté l’apparition du dia­bète dans 14 % des cas de la pop­u­la­tion étudiée. Ils ont établi un mod­èle sta­tis­tique pour voir dans quelle mesure l’incidence de la pol­lu­tion dans son lieu de rési­dence peut avoir un impact sur le dia­bète des pop­u­la­tions.

Pour ten­ter d’expliquer ce phénomène les chercheurs ont pris en compte cette vari­able qui est l’exposition à la pol­lu­tion : “On pense que la pol­lu­tion réduit la pro­duc­tion d’in­su­line et provoque des inflam­ma­tions, empêchant le corps de con­ver­tir le glu­cose du sang en énergie”, résu­ment-ils.

Les zones géographiques les plus à risque

L’étude améri­caine s’est effor­cée d’analyser dans quelle mesure la con­cen­tra­tion de par­tic­ules fines avait un impact sur l’apparition du dia­bète. Les sci­en­tifiques ont alors com­paré cette rela­tion à l’occurrence de frac­tures des mem­bres inférieurs dans les zones où la pol­lu­tion n’est pas en cause. Cette affec­tion est par­ti­c­ulière­ment asso­ciée au dia­bète de type 1.

Le Pro­fesseur de médecine, Ziyad Al-Aly l’affirme : cette recherche établit bien un lien sig­ni­fi­catif entre pol­lu­tion de l’air et dia­bète, notam­ment dans cer­taines zones, extrême­ment soumise à ce phénomène. En effet, dans les pays où la régle­men­ta­tion n’est pas suff­isam­ment stricte ou appliquée, la part de dia­bètes liés à l’air pol­lué est jugée plus forte. Sont cités majori­taire­ment des pays en développe­ment (Inde, Papouasie, Nou­velle-Guinée …) mais aus­si des nations plus rich­es telles que l’Irlande, la Fin­lande ou la France.

La qual­ité de l’air dans 4 300 villes du monde © AFP/Archives — Simon MALFATTO 

Pris isolé­ment, la pol­lu­tion et le dia­bète sont les maux de notre généra­tion. Mais si la cor­réla­tion est con­fir­mée pour de bon, il est néces­saire de men­er des actions, à mi-chemin entre les som­mets de l’environnement et la Journée Mon­di­ale du Dia­bète, qui s’est tenue le 14 novem­bre dernier.

Sources :

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/diabete/un-diabete-sur-sept-serait-du-a-la-pollution-de-l-air_125496

https://www.francetvinfo.fr/sante/environnement-et-sante/un-diabete-sur-sept-du-a-la-pollution-de-l-air-selon-une-etude-americaine_2827805.html

https://weather.com/fr-FR/france/alaune/news/2018–07-03-pollution-air-origine-de-diabete/