Les actes de médecine et de chirurgie à visée esthé­tique béné­fi­cient de l’ex­onéra­tion de TVA lorsqu’ils sont pris en charge totale­ment ou par­tielle­ment par l’as­sur­ance mal­adie ou, le cas échéant, lorsque leur intérêt diag­nos­tique ou thérapeu­tique a été recon­nu par les autorités san­i­taires com­pé­tentes.

Vous êtes nom­breux à nous inter­roger sur l’évolution de la TVA sur l’activité de chirurgie esthé­tique

Une pub­li­ca­tion du BOFIP du 07/02/2018 est venu assou­plir la doc­trine, de l’administration fis­cale, selon laque­lle, en matière de médecine et de chirurgie esthé­tique, les seuls actes qui béné­fi­cient de l’ex­onéra­tion de TVA sont ceux pris en charge totale­ment ou par­tielle­ment par l’As­sur­ance mal­adie.

Désor­mais sont aus­si éli­gi­bles à l’exonération de TVA les actes non rem­boursés mais dont l’intérêt diag­nos­tique ou thérapeu­tique a été recon­nu par les autorités san­i­taires com­pé­tentes.

« Lorsqu’ils ne sont pas pris en charge totale­ment ou par­tielle­ment par l’Assurance mal­adie, sont égale­ment admis au béné­fice de l’exonération de TVA les actes de médecine et de chirurgie esthé­tique dont l’intérêt diag­nos­tique ou thérapeu­tique a été recon­nu dans les avis ren­dus par l’autorité san­i­taire com­pé­tente saisie dans le cadre de la procé­dure d’inscription aux nomen­cla­tures des actes pro­fes­sion­nels pris en charge par l’Assurance mal­adie, dans les con­di­tions fixées à l’arti­cle L. 162–1‑7 du code de la sécu­rité sociale et à l’arti­cle R. 162‑52–1 du code de la sécu­rité sociale, con­sulta­bles sur le site inter­net de la Haute autorité de San­té.

Il est pré­cisé qu’un acte de médecine ou de chirurgie esthé­tique non pris en charge par la sécu­rité sociale et dont la final­ité thérapeu­tique n’est pas avérée dans les con­di­tions pré­cisées au I‑A § 43 doit être soumis à la taxe sur la valeur ajoutée, quel que soit le type d’étab­lisse­ment dans lequel il est pra­tiqué. »

Cepen­dant, la portée de cette exonéra­tion reste impré­cise et ces seuls élé­ments ne per­me­t­tent, pas de définir les modal­ités con­crètes d’application ou d’exonération de la TVA sur cette activ­ité.

En effet, des ques­tions restent en sus­pens notam­ment sur les élé­ments qui doivent être four­nis lors d’un con­trôle pour faire val­oir cette exonéra­tion de TVA ?

Les pro­fes­sion­nels peu­vent-ils se pré­val­oir de la sim­ple inscrip­tion de l’acte à une nomen­cla­ture des actes pris en charge par l’assurance mal­adie ou doivent-ils pour chaque acte ressor­tir l’avis ren­du par la HAS faisant men­tion de son intérêt diag­nos­tique ou thérapeu­tique ?

Par ailleurs, le sim­ple ren­voi au site inter­net de la HAS pour con­sul­ter les avis est dis­cutable. Le site de la HAS ne réper­to­rie pas dans un lien dédié les avis ren­dus sur les actes.

Nous avons échangé avec les représen­tants du Syn­di­cat Nation­al de Chirurgie Plas­tique Recon­struc­trice et Esthé­tique et parta­geons l’avis que la rédac­tion actuelle peut encore pos­er des dif­fi­cultés d’application.

C’est dans ce cadre qu’une demande de clar­i­fi­ca­tion des règles d’exonération de cette TVA sera portée auprès du min­istère de l’économie et des finances.

Fati­ha ATOUF (fatiha.atouf.mco@fhp.fr) est à votre dis­po­si­tion pour tout ren­seigne­ment com­plé­men­taire.