San­té 2022 : des points forts à retenir

Emmanuel Macron a annon­cé une aug­men­ta­tion de l’ON­DAM 2019 de 2,5 % et non 2,3 % ini­tiale­ment prévue. Ce sont ain­si 400 mil­lions d’euros sup­plé­men­taires accordés au finance­ment de la san­té.
La demande de la FHP-MCO d’accélérer le finance­ment à la qual­ité est enten­due : l’enveloppe actuelle­ment de 60 mil­lions d’euros sera abondée à hau­teur de 300 mil­lions. C’est égale­ment la qual­ité qui guidera « la répar­ti­tion des activ­ités entre hôpi­taux de prox­im­ité et étab­lisse­ments spé­cial­isés ».
Par ailleurs, des finance­ments for­faitaires pour la prise en charge hos­pi­tal­ière du dia­bète et de l’insuffisance rénale chronique sont prévus.
Enfin, les GHT main­tenus sont appelés par le Prési­dent de la République « à ne pas laiss­er d’angle mort dans l’organisation hos­pi­tal­ière » et dans « la gra­da­tion des soins », inci­tant ain­si à associ­er plus forte­ment les étab­lisse­ments de san­té privés.

Arti­cle 51 : 7 clin­iques sélec­tion­nées

54 can­di­da­tures ont été retenues par le min­istère chargé de la San­té et l’Assurance mal­adie par­mi les 180 reçues cet été pour par­ticiper aux travaux de co-con­struc­tion de trois mod­èles de finance­ment inno­vant.

Les trois direc­tions vers lesquelles doit ten­dre l’innovation sont : le finance­ment d’épisodes de soins chirur­gi­caux, l’intéressement col­lec­tif pour un groupe­ment ou encore la for­faiti­sa­tion de la prise en charge en struc­ture d’exercice coor­don­né.

Après un exa­m­en con­joint par le min­istère, les Agences régionales de san­té et l’Assurance mal­adie, 54 can­di­da­tures ont été retenues pour par­ticiper aux travaux : 25 étab­lisse­ments de san­té pour épisode de soins (dont 7 clin­iques), 18 groupe­ments pour inci­ta­tion à une prise en charge partagée et 11 can­di­da­tures à l’initiative de struc­tures d’exercice coor­don­né pour paiement en équipe de pro­fes­sion­nels de san­té.

L’objectif du min­istère est d’établir les cahiers des charges de ces expéri­men­ta­tions d’ici la fin de l’année pour qu’elles puis­sent être mis­es en œuvre début 2019.

Les can­di­dats non sélec­tion­nés à ce stade mais qui souhait­eraient par­ticiper à l’expérimentation auront la pos­si­bil­ité de can­di­dater aux appels à pro­jets. Ceux-ci accom­pa­g­neront la dif­fu­sion des cahiers des charges à l’issue de la péri­ode de co-con­struc­tion.

Télémédecine : con­fort pour tous ou ubéri­sa­tion ?

Encadrée et financée depuis le 15 sep­tem­bre, la télémédecine peut enfin décoller. Des médecins s’équipent et des plate­formes se dévelop­pent.

Si cer­tains médecins l’attendaient impatiem­ment, d’autres (7 médecins sur 10 selon une enquête flash du site Ego­ra) sont peu ent­hou­si­astes et ne sont pas équipés pour cela.

« Il est nor­mal qu’il y ait un temps d’appropriation et d’identification des cas où la télémédecine peut être utile », répondait Nico­las Rev­el, patron de la CNAM sur le site. « Les choses seront très large­ment à la main des médecins, avec une sim­ple exi­gence de sécu­rité des échanges sur laque­lle nous serons amenés à dif­fuser prochaine­ment des pré­ci­sions. De même, les règles de fac­tura­tion et de trans­mis­sion des feuilles de soins seront adap­tées. »

Dans le même temps, des voix s’élèvent pour alert­er sur une « ubéri­sa­tion » de la san­té en dénonçant les démarch­es mar­ket­ing en direc­tion de médecins pour les débauch­er d’une médecine présen­tielle et les embauch­er sur des plate­formes « indus­trielles ».

Can­cer : 18 mil­lions de nou­veaux cas en 2018

« Un homme sur cinq et une femme sur six dans le monde dévelop­per­ont un can­cer au cours de leur vie, et un homme sur huit et une femme sur 11 meurent de cette mal­adie », indique l’OMS dans son com­mu­niqué.

Le Cen­tre inter­na­tion­al de recherche sur le can­cer (CIRC) vient de pub­li­er ses dernières esti­ma­tions au niveau mon­di­al. L’augmentation du nom­bre de cas est « due à plusieurs fac­teurs, notam­ment la crois­sance démo­graphique et le vieil­lisse­ment, ain­si qu’à l’évolution de la pré­va­lence de cer­taines caus­es de can­cer asso­ciées au développe­ment social et économique ». 9,6 mil­lions de décès par can­cer ont été recen­sés par l’étude du CIRC por­tant sur 36 types de can­cer dans 185 pays.

Con­cer­nant le can­cer du sein, l’INCa vient d’annoncer qu’en France, en 2017, 49,9 % des femmes seule­ment ont réal­isé une mam­mo­gra­phie dans le cadre du dépistage organ­isé, loin des 70 % atten­dus. Objec­tif de la cam­pagne 2018 : « porter à la con­nais­sance des femmes une infor­ma­tion claire et acces­si­ble et leur per­me­t­tre de faire un choix en toute con­nais­sance de cause ». Plus de 10 mil­lions de Français­es sont con­cernées par le dépistage organ­isé, qui cible les femmes de 50 à 74 ans.

Octo­bre rose : faites con­naître auprès de la FHP-MCO vos ini­tia­tives de préven­tion, et de sen­si­bil­i­sa­tion au dépistage du can­cer du sein.