Le suivi et le sig­nale­ment des infec­tions asso­ciées aux soins, au cœur de la ges­tion du risque infec­tieux dans nos étab­lisse­ments, sont un sujet majeur de san­té publique et l’affaire de cha­cun d’entre nous. Le Bul­letin épidémi­ologique heb­do­madaire pub­lié la semaine dernière revient sur le bilan 2001–2017 des sig­nale­ments externes.

Le sig­nale­ment des infec­tions noso­co­mi­ales est un sys­tème d’alerte qui s’impose à tous les étab­lisse­ments de san­té depuis 2001. Des out­ils de sig­nale­ment plus fins ont été pro­gres­sive­ment mis à leur dis­po­si­tion (BHRe disponible depuis sep­tem­bre 2017 au sein de l’application e‑SIN) et notre secteur s’en est emparé.

La forte aug­men­ta­tion des sig­nale­ments de BMR, BHRe ou Clostrid­i­um dif­fi­cile témoigne de la sen­si­bil­i­sa­tion des équipes d’hygiène hos­pi­tal­ière pour leur con­trôle, souligne le rap­port. En effet, le nom­bre d’établissements de san­té ayant fait un sig­nale­ment est passé de 73 en 2001, à 620 en 2017. Ou encore 41 % des étab­lisse­ments ont effec­tué au moins un sig­nale­ment depuis 2012.

Néan­moins, il con­vient de rester vig­i­lant car cette démarche peut com­pren­dre quelques écueils. Un nom­bre d’infections en aug­men­ta­tion, du fait d’une amélio­ra­tion du sig­nale­ment, doit con­duire à des retours d’expérience avec des plans d’actions d’amélioration, et non à une procé­dure de stig­ma­ti­sa­tion et de sanc­tion. Dès lors que la démarche repose sur l’appréciation de la sit­u­a­tion par l’équipe opéra­tionnelle d’hygiène sur site, il ne faudrait pas décourager les équipes ni détourn­er cette dynamique de son objec­tif de san­té.

L’été est là. Nos étab­lisse­ments con­tin­u­ent à accueil­lir les patients partout en France et la FHP-MCO reste à votre écoute. L’édito fait sa pause esti­vale et repren­dra pour la ren­trée le 3 sep­tem­bre. Bonnes vacances !