Depuis la loi HPST, il est pos­si­ble et même recom­mandé de faire recon­naître les activ­ités de recherche et d’innovation des clin­iques et hôpi­taux privés. Les médecins libéraux exerçant dans nos étab­lisse­ments par­ticipent à un très grand nom­bre d’essais clin­iques et de pub­li­ca­tions, et s’engagent dans des pro­jets de recherche et d’innovation. Déjà 300 étab­lisse­ments de san­té privés MCO ont fait recon­naître leurs actions en la matière en s’inscrivant dans les dis­posi­tifs mis en place.

En effet, une appli­ca­tion nationale d’indicateurs de résul­tats ou de moyens, SIGAPS-SIGREC (Sys­tème d’Interrogation, de Ges­tion et d’Analyse des Pub­li­ca­tions Sci­en­tifiques), recense les pub­li­ca­tions sci­en­tifiques et les essais clin­iques réal­isés. Elle per­met de cal­culer des indi­ca­teurs d’activité et la val­ori­sa­tion qui en découle per­met d’accéder à des finance­ments de type MERRI, non acces­si­bles avant 2009.

Par­al­lèle­ment, nos étab­lisse­ments se sont pro­gres­sive­ment appro­priés les out­ils issus de l’ar­ti­cle L. 1121–16‑1 du Code de la San­té Publique, qui instau­re le principe d’une con­ven­tion unique pour la mise en œuvre de la recherche à final­ité com­mer­ciale impli­quant la per­son­ne humaine dans les étab­lisse­ments de san­té.

Out­ils et finance­ments sont aujourd’hui acces­si­bles à notre secteur. Les étab­lisse­ments de san­té privés, avec leurs médecins libéraux pio­nniers, ont struc­turé leur R&D, sou­vent au sein de GCS. D’autres se man­i­fes­tent et se regroupent pour men­er des pro­jets col­lab­o­rat­ifs. Comme dans les dis­posi­tifs IFAQ et Hôpi­tal numérique, les règles d’allocation de ressources sont com­munes à tous les étab­lisse­ments de san­té, quel que soit leur statut.

Une nou­velle réal­ité de la recherche et de l’innovation se des­sine : elle n’est ni publique ni privée, elle est au ser­vice de la prise en charge des patients et de l’efficience de notre sys­tème de san­té. Alors illus­trons-nous !