Les cliniques évaluent leur ARS 6 sur 10

La FHP-MCO con­clu­ait la 3itéra­tion du Pal­marès des ARS avec la pub­li­ca­tion des résul­tats de l’enquête, con­fiée à Ipsos, lors de la Journée des métiers FHP-MCO le 27 juin dernier à Paris.

Le niveau de sat­is­fac­tion moyen vis-à-vis des ARS est rel­a­tive­ment plat depuis 2 ans : 6/10 (+0,2 point). La ten­dance est à l’amélioration même si les ARS sont tou­jours perçues néga­tive­ment. Elles sont jugées bureau­cra­tiques, inéquita­bles, chronophages ou opaques mais l’ouverture au dia­logue pro­gresse de 7 points à 32 %. Dans le détail, les enquêtes réal­isées par les ARS sont jugées redon­dantes mais par ailleurs, les doc­u­ments four­nis par les ARS facili­tent les démarch­es et le fonc­tion­nement de l’établissement (+7 points) et les con­trôles per­me­t­tent aux étab­lisse­ments de s’améliorer.

Comme l’année dernière, près de 9 directeurs sur 10 esti­ment que les étab­lisse­ments de san­té privés ne béné­fi­cient pas du même traite­ment que ceux de statut pub­lic, qu’il s’agisse des autori­sa­tions ou des sub­ven­tions.

Mal­gré des cri­tiques récur­rentes sur « l’ADN anti-privé », cer­tains directeurs con­sta­tent des évo­lu­tions pos­i­tives, notam­ment dans la com­mu­ni­ca­tion. Les rela­tions avec les délé­ga­tions ter­ri­to­ri­ales sont tou­jours jugées sat­is­faisantes par près de 2 directeurs sur 3. À not­er, l’anticipation d’une amélio­ra­tion des rela­tions pro­gresse sig­ni­fica­tive­ment depuis 2 ans et a même dou­blé, pas­sant de 10 % en 2016 à 21 % cette année.

L’avenir des clin­iques. Par ailleurs, 81 % des répon­dants qual­i­fient de « pas sat­is­faisante » la sit­u­a­tion des étab­lisse­ments de san­té privés dans le sys­tème de san­té français (plutôt sat­is­faisante pour 16 %). Néan­moins, la frange « dure » d’insatisfaits dimin­ue sig­ni­fica­tive­ment depuis la pre­mière vague de l’Observatoire (29 % en 2018 vs. 49 % en 2016).

Comme l’année dernière, les directeurs expliquent cette insat­is­fac­tion par la baisse des tar­ifs, en con­séquence de quoi, 86 % des répon­dants déclar­ent avoir eu une poli­tique sociale moins engageante et 68 % ont réduit les investisse­ments ; puis, par le manque d’attractivité, entre déser­ti­fi­ca­tion médi­cale, baisse du nom­bre de médecins, exi­gences des chirurgiens et départs à la retraite.

Près de 9 directeurs sur 10 se déclar­ent pes­simistes con­cer­nant l’avenir à court terme de leurs étab­lisse­ments (86 %). Sur cet indi­ca­teur aus­si, la part de directeurs « très pes­simistes » a sig­ni­fica­tive­ment dimin­ué en 2 ans : 36 % en 2016 vs 17 % en 2018.

Une ten­dance qui se con­firme sur les per­spec­tives à moyen terme : 81 % des directeurs inter­rogés se dis­ent « pes­simistes » con­cer­nant l’évolution de la sit­u­a­tion dans les 5 ans à venir, mais la part des directeurs les plus pes­simistes baisse de 8 points en 2 ans.

Enquête réal­isée auprès de 222 direc­tions d’établissements adhérents de la FHP-MCO.

À télécharg­er : Éval­u­a­tion de la rela­tion entre les ARS et les étab­lisse­ments de san­té privés con­duite par Ipsos Pub­lic Affairs.

FHP Dialyse et France Rein : main dans la main

La FHP-Dial­yse et France Rein ont signé une con­ven­tion pluri­an­nuelle de parte­nar­i­at afin de ren­forcer leurs rela­tions autour de pro­jets com­muns. Elle porte plus par­ti­c­ulière­ment sur le dépistage épidémi­ologique de l’insuffisance rénale chronique pour faire reculer la date d’entrée en dial­yse en trai­tant ou en suiv­ant la mal­adie rénale au plus tôt de son pronos­tic. Autre pro­jet partagé : les ini­tia­tives de séjours de vacances pour des jeunes atteints de mal­adies rénales chroniques pour leur faire oubli­er leur mal­adie et con­naître une vie « nor­male » à tra­vers dif­férentes activ­ités sportives et de loisirs.

« Nous sommes par­ti­c­ulière­ment fiers de sign­er cette con­ven­tion qui ren­force nos rela­tions avec France Rein qui fait un tra­vail de ter­rain for­mi­da­ble. Dépis­ter la mal­adie rénale de façon pré­coce est une néces­sité vitale car cela peut per­me­t­tre par­fois d’éviter, et dans tous les cas de retarder, l’entrée dans la phase néces­si­tant un traite­ment de sup­pléance. Aux côtés des asso­ci­a­tions de patients, tous les acteurs de soins ont donc là aus­si un rôle clé à jouer », souligne le Dr Gilles Schutz prési­dent de la FHP-Dial­yse.