L’Observatoire Nation­al des Vio­lences en milieu de San­té (ONVS) a enreg­istré en 2017 de la part de 446 étab­lisse­ments 22 078 sig­nale­ments, qui recou­vrent des inci­vil­ités, des vio­lences et des actes de malveil­lance. Cette aug­men­ta­tion de plus de 25 % par rap­port à l’année précé­dente exprime une ten­dance, celle de l’augmentation des faits et/ou des déc­la­ra­tions.

Nous tenons tous en interne nos pro­pres bases d’événements indésir­ables et nous ten­tons d’y apporter des répons­es, tant en direc­tion de nos patients que de nos pro­fes­sion­nels. Néan­moins, notre par­tic­i­pa­tion à un tra­vail col­lec­tif nation­al est req­uise et vos déc­la­ra­tions — qui restent anonymes pour les per­son­nes et l’établissement — per­me­t­traient un état des lieux plus pré­cis des réal­ités de ter­rain.

Out­re les dél­its et crimes car­ac­térisés qui néces­si­tent un appel à la police et à la jus­tice, demeure une vio­lence « ordi­naire », pour le moins ver­bale. La préven­tion et la lutte con­tre cette nui­sance sociale sont intime­ment reliées au sujet de la qual­ité de vie au tra­vail, et par réper­cus­sion à celui de la qual­ité des soins. Nous sommes bien ici au cœur de notre mis­sion.

Les principes élé­men­taires de civisme et de vie en société ont besoin d’être remis à l’honneur au sein de nos étab­lisse­ments. Et nos salariés ont besoin d’être régulière­ment for­més pour gér­er des sit­u­a­tions de ten­sion, mais aus­si pour appren­dre à mieux com­mu­ni­quer auprès des patients et des accom­pa­g­nants. La sûreté de l’établissement est l’affaire de tous.