La 1re promotion du MBA proposé par le Cesegh arrive à son terme. Pouvez-vous nous en dire plus ?

L’Executive MBA « Inno­va­tions et man­age­ment stratégique des organ­i­sa­tions de san­té » a été créé en parte­nar­i­at avec l’Université de Mont­pel­li­er. Il s’adresse à des pro­fes­sion­nels tit­u­laires d’un mas­ter, DESS ou DEA, qui béné­fi­cient d’une expéri­ence pro­fes­sion­nelle d’une dizaine d’années. L’enseignement est dis­pen­sé à rai­son de 2 jours par mois, pen­dant 24 mois. Il s’agit d’une for­ma­tion très pra­tique, qui s’appuie sur des cas d’école, des mis­es en sit­u­a­tion. Les audi­teurs sont pour l’essentiel envoyés en for­ma­tion con­tin­ue par leur employeur, à l’occasion d’un change­ment de poste. Nous envis­a­gions de le pro­pos­er tous les deux ans, mais vu son suc­cès nous le fer­ons chaque année.

À quels besoins répond-il ?

Notre secteur évolue vite, de nou­velles prob­lé­ma­tiques émer­gent sans cesse, les con­traintes en ter­mes de ges­tion s’intensifient, les modal­ités de pris­es en charge changent et mod­i­fient l’organisation des soins. Le monde de l’hospitalisation privée s’est con­cen­tré, avec des étab­lisse­ments de plus en plus impor­tants, des regroupe­ments, qui ont entraîné la créa­tion de postes avec des respon­s­abil­ités accrues. Rap­ports avec les ARS, ges­tion RH, aspects juridiques… Nos métiers se sont forte­ment com­plex­i­fiés. Les dirigeants d’établissements de soins doivent s’adapter en per­ma­nence. Leur expéri­ence du ter­rain est bonifiée lorsqu’elle est com­plétée par un peu de théori­sa­tion et d’abstraction, et en même temps des cas con­crets. Il est donc apparu que la for­ma­tion la plus adap­tée serait un MBA.

C’est notam­ment à la demande d’anciens étu­di­ants de notre mas­ter « Man­age­ment stratégique des organ­i­sa­tions de san­té », une référence depuis plus de 20 ans, que nous l’avons créé. Dans ce mas­ter, les pro­mo­tions sont com­posées pour moitié de per­son­nes en for­ma­tion ini­tiale (bac + 4 en droit, économie, ou issues d’écoles de com­merce) qui souhait­ent ren­forcer leurs com­pé­tences après quelques années de pra­tique pro­fes­sion­nelle.

Quelles sont les perspectives du Cesegh ?

Aujourd’hui, quand le prési­dent d’un groupe veut recruter un dirigeant, il cherche d’abord par­mi les anciens du Cesegh. C’est devenu au sein de l’université un véri­ta­ble cen­tre de for­ma­tion qui depuis 25 ans per­met de pro­fes­sion­nalis­er les métiers du monde hos­pi­tal­ier, essen­tielle­ment privé, en pro­posant un pan­el de for­ma­tions ciblées. Il dis­pose d’un vivi­er d’enseignants expéri­men­tés, dirigeants d’établissements de san­té, uni­ver­si­taires, pro­fes­sion­nels libéraux (experts compt­a­bles, avo­cats, etc.). Cela lui donne une belle longueur d’avance dans le domaine, et la pos­si­bil­ité d’identifier les besoins de for­ma­tion émer­gents de notre secteur. Par exem­ple, nous avons créé il y a deux ans le Diplôme d’Université « Ges­tion­naire de par­cours en san­té », pour répon­dre aux nou­veaux défis liés à l’accroissement des mal­adies chroniques, au vieil­lisse­ment de la pop­u­la­tion et à la com­plex­i­fi­ca­tion des pris­es en charge. Nous for­mons dès à présent les coor­don­na­teurs qui flu­id­i­fieront les par­cours de soin, éviteront les redon­dances, etc. Des métiers fon­da­men­taux pour l’avenir de la médecine, mais qui ne sont tou­jours pas financés…