À chaque début d’année se déroulent les Journées Européennes de la Société française de car­di­olo­gie (JESFC). Ain­si, 2018 n’a pas dérogé à la règle : l’événement dont le fil rouge était « Cœur, Vais­seaux et Métab­o­lismes » a per­mis de traiter dif­férents sujets trans­ver­saux et de rap­pel­er l’importance des mal­adies car­dio­vas­cu­laires (MCV).

Dans l’apparition de ces dys­fonc­tion­nements car­diaques, le dia­bète de type 2 est un fac­teur prédis­posant à ces prob­lèmes de san­té qui peu­vent être fatals. En effet, 150 000 per­son­nes meurent d’une mal­adie car­dio­vas­cu­laire par an en France. Retour sur les mécan­ismes inter­venant entre dia­bète sucré et patholo­gies car­dio­vas­cu­laires mais aus­si com­ment cesse man­i­fes­tent ces dys­fonc­tion­nements au sein de la pop­u­la­tion française.

Les dangers du diabète sur le cœur

Les per­son­nes atteintes de dia­bète ont deux à qua­tre fois plus de risques de dévelop­per une patholo­gie car­dio­vas­cu­laire. En effet elles sont en lien direct avec les con­cen­tra­tions élevées en glu­cose. L’accumulation de corps gras affecte plus rapi­de­ment le bon fonc­tion­nement des artères et in fine du mus­cle car­diaque. Le dia­bète con­tribue d’autant plus à ce proces­sus de dégra­da­tion artérielle, appelé athérosclérose.

https://www.sante-sur-le-net.com/comprendre-lien-entre-maladies-cardiovasculaires-diabete/

La préven­tion pour une vie saine, loin des ques­tions dia­bé­tiques est pos­si­bles, car de nom­breux fac­teurs déclencheurs sont de type mod­i­fi­able. Ain­si, cer­tains moyens sont mis en avant pour faire atten­tion à sa san­té en con­trôlant ce qui peut l’être :

  • Con­som­ma­tion d’aliments sains pour les artères et le cœur
  • Une activ­ité physique régulière est vive­ment con­seil­lée pour réguler son organ­isme et son poids
  • La con­som­ma­tion d’alcool est à éviter
  • Effectuer des bilans de san­té régulière­ment, pour prévenir ou iden­ti­fi­er d’éventuelles com­pli­ca­tions.

La France, plutôt bon élève dans les pays de l’OCDE …

Un rap­port de l’OCDE dédié aux mal­adies car­dio­vas­cu­laires du 17 juin 2015 a révélé que la France était rel­a­tive­ment bien lotie en ter­mes de préven­tion et de main­tien des pop­u­la­tions en san­té. Inti­t­ulé  “Mal­adies car­dio­vas­cu­laires et dia­bète, Poli­tiques pour une meilleure san­té et qual­ité des soins” le doc­u­ment note que la mor­tal­ité imputable aux mal­adies car­dio­vas­cu­laires a chuté (220 décès pour 100 000 habi­tants ). C’est 38 % de moins que le reste des pays de l’OCDE. Le para­doxe français réside dans le fait que 30 % de la pop­u­la­tion est en sur­poids en 2015 et poten­tielle­ment soumis à des com­pli­ca­tions de san­té plus tard. En effet, env­i­ron 108 mil­lions de per­son­nes devraient être touchées par le dia­bète d’ici 2030. Et de la même manière, la France compte une pré­va­lence de cette mal­adie silen­cieuse inférieure à la moyenne enreg­istrée dans les autres pays de l’organisation (3 mil­lions de dia­bé­tiques, soit 5,6 % de la pop­u­la­tion). Le rap­port de l’OCDE pointe néan­moins du doigt que la France “pour­rait men­er une lutte plus active con­tre l’obésité et le tabag­isme”.

Avec des prévi­sions chiffrées alar­mantes à l’échelle mon­di­ale, la préven­tion est encore pri­mor­diale pour lim­iter l’apparition de MCV. D’autant plus que ces atteintes ne sont plus réservées aux hommes : le nom­bre de mal­adies car­dio­vas­cu­laires à triplé sur ces 15 dernières années chez les femmes au point de devenir la pre­mière cause de mor­tal­ité. Selon l’OMS, 80 % de ces infarc­tus pré­maturés pour­raient être évités en mod­i­fi­ant les fac­teurs de risques comme la mal­nu­tri­tion, le tabac ou l’alcool.

Sources :