Béa­trice Le Goupil,
Direc­trice de la Poly­clin­ique du Cotentin, Équeur­dre­ville-Hain­neville (50) 

Maxime Morin,
Directeur du Cen­tre Hos­pi­tal­ier Pub­lic de Cher­bourg (CHPC), Cher­bourg-Octeville (50)

« Nous sommes Med’in Cherbourg, et vous ? »

Quelles ont été les moti­va­tions qui vous ont poussés à lancer cette cam­pagne com­mune de recrute­ment hôpi­tal pub­lic et poly­clin­ique ?

Maxime Morin : Le ter­ri­toire de Cher­bourg-en-Cotentin est le plus peu­plé de l’ex-Basse-Normandie après celui de Caen. À l’instar de nom­breuses régions français­es, la pénin­sule du Cotentin con­naît une pénurie de médecins et nous sommes par ailleurs à 1h30 du CHU de Caen. Une étude menée en com­mun avec la Poly­clin­ique du Cotentin a per­mis d’identifier des taux de fuite de patients hors du ter­ri­toire sim­i­laires pour les deux étab­lisse­ments de san­té.

Béa­trice Le Goupil : il nous fal­lait donc réa­gir et innover. Nous avons créé un GCS « Parte­naires san­té du Cotentin » (www.emplois-medecins-normandie.fr), pour met­tre en com­mun des ressources médi­cales. Grace à ce GCS, à Cher­bourg, un prati­cien engagé en con­trat libéral ou salarié auprès de l’un des étab­lisse­ments peut exercer une activ­ité chez l’autre. Nous parta­geons égale­ment une interne en chirurgie gyné­cologique. Nous met­tons aus­si en com­mun des ressources logis­tiques (équipements, trans­ports, etc.).

Maxime Morin : De plus, les spé­ci­ficités ter­ri­to­ri­ales de la Manche per­me­t­tent au CHPC d’être à lui seul un GHT (avec des EHPAD). Le périmètre admin­is­tratif san­i­taire (GHT) du CHPC, la zone d’attraction de la poly­clin­ique et le bassin de vie de la nou­velle aggloméra­tion sont iden­tiques et con­stituent ain­si un ter­ri­toire de san­té et de vie cohérent.

Quels sont vos partenaires ?

Béa­trice Le Goupil : La Com­mu­nauté de com­munes était une évi­dence. Cette dynamique hos­pi­tal­ière s’inscrit dans une vision glob­ale d’aménagement et d’attractivité du ter­ri­toire. La san­té est un acteur déter­mi­nant de l’organisation et de la vie d’un ter­ri­toire. L’activité de san­té est une offre de prox­im­ité et qui génère des emplois non délo­cal­is­ables.

Comment cette campagne est-t-elle déployée ?

Maxime Morin : Nous avons opté pour une cam­pagne d’attractivité médi­cale portée par les prati­ciens eux-mêmes et à des­ti­na­tion de leurs con­frères ou futurs con­frères. Elle est déployée sur 5 réseaux soci­aux dif­férents et sur une durée de 6 mois.

Béa­trice Le Goupil : Nous souhaitions une cam­pagne vive et authen­tique dans laque­lle nos prati­ciens s’engagent ! Tous étaient par­tants pour déclar­er : « Je suis Med’in Cher­bourg » !

Voir le teas­er de lance­ment 

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