Huit femmes managers du Cercle Simone témoignent

Le Cer­cle Simone est une asso­ci­a­tion qui rassem­ble des femmes man­agers d’établissements de san­té privés. Dans le cadre du 8 mars, journée inter­na­tionale des femmes, cer­taines d’en­tre elles se sont exprimées.

À l’exception d’une voix, elles font toutes le con­stat d’être néces­saire­ment dou­ble­ment qual­i­fiées, « triple­ment » même insiste l’une d’entre elles, en tant que femmes pour accéder à des postes de pou­voir. Le débat n’est donc pas dépassé mais « actuel » voire « brûlant ». « Je ne sais pas si il faut tou­jours être dou­ble­ment qual­i­fiée, mais je pense qu’il faut tou­jours faire dou­ble­ment ses preuves ! ». D’une manière générale, elles notent un secteur en retard con­cer­nant les ques­tions de par­ité.

En ce qui con­cerne les fig­ures féminines les plus inspi­rantes, la min­istre de la San­té, Agnès Buzyn est nom­mée deux fois et est qual­i­fiée de « plutôt inspi­rante », voire de « remar­quable sur beau­coup de points ». Brigitte Macron béné­fi­cie d’une même notoriété, comme Marie Curie dont on souligne « les dif­fi­cultés pour être recon­nue ». Comme une évi­dence, la palme revient à Simone Veil. « Madame Simone Veil » comme insiste à la nom­mer une répon­dante. D’autres fig­ures his­toriques sont relevées : Ger­maine Poinso-Cha­puis, pre­mière femme min­istre, Fran­coise Giroud pour ses 100 mesures en faveur de la femme ou Gilberte Beaux, pre­mière grande ban­quière française. « Pour moi », con­clut une dernière, « ce sont toutes les femmes qui por­tent des ini­tia­tives, les réus­sis­sent sans per­dre leur âme et surtout assu­ment leur féminité. Trop de dirigeants femmes se mas­culinisent. »

Le sujet même de la par­ité fait débat : « humiliant » ou à l’inverse « à impos­er ». Néan­moins, les con­traintes sont là pour tous. « Diriger une clin­ique est une charge men­tale impor­tante, être mère (ou père) de famille aus­si. Les 2 sont quelque­fois com­pliqués à porter. » Sim­ple­ment, ne faudrait-il pas « val­oris­er toutes ces ini­tia­tives et tout par­ti­c­ulière­ment lorsqu’elles sont dans un sens com­mun » ?

Un grand mer­ci aux répon­dantes.

35 millions de moins pour les radiologues

« La coupe est pleine » s’exprime le Dr Jean-Philippe Mas­son, prési­dent de la Fédéra­tion nationale des médecins radi­o­logues (FNMR), dans Le Quo­ti­di­en du Médecin. En effet une baisse de 10 % de la valeur des for­faits tech­niques de scan­ners et d’IRM est prévue par la com­mis­sion des « équipements matériels lourds d’im­agerie médi­cale », ce qui représente 35 mil­lions d’eu­ros par an, qui viendraient s’a­jouter aux baiss­es 2017 de 60 mil­lions. « Cela veut dire que lorsqu’on devra inve­stir dans du matériel lourd, on se tourn­era vers des équipements moins chers, donc bas de gamme. Une autre con­séquence pour­ra être la réduc­tion de la masse salar­i­ale. Or, avec moins de salariés par cab­i­net, les horaires d’ou­ver­ture seront for­cé­ment réduits et les délais d’at­tente aug­menteront. » Le CA du 17 mars de la FNMR sign­era, ou pas, les propo­si­tions atten­dues de la CNAM.

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