Les Français connaissent-ils les prélèvements sociaux ?

La Drees, France Stratégie et l’équipe du Haut con­seil du finance­ment de la pro­tec­tion sociale (HCFiPS) ont réal­isé une enquête sur la con­nais­sance et les opin­ions qu’ont les indi­vidus des modal­ités de finance­ment de la pro­tec­tion sociale. Objec­tif ? Pour les citoyens, une plus grande trans­parence et une meilleure lis­i­bil­ité du prélève­ment social peu­vent per­me­t­tre une adhé­sion ren­for­cée au sys­tème de sol­i­dar­ité qu’ils finan­cent.

55 % des per­son­nes ont cité les coti­sa­tions sociales comme étant le mode de finance­ment le plus impor­tant de la pro­tec­tion sociale. 21 % ont cité les coti­sa­tions sociales comme étant le deux­ième mode. 23 % des per­son­nes pas ou peu diplômées, indiquent que la CSG con­tribue exclu­sive­ment au finance­ment de la pro­tec­tion sociale.

S’agissant des prélève­ments sur les revenus d’activité, 9 % des per­son­nes con­sid­èrent qu’à l’avenir les prélève­ments ne devraient pas porter sur ces revenus, tan­dis qu’elles sont 27 % à con­sid­ér­er que ces prélève­ments devraient être moin­dres, 54 % qu’ils devraient ni plus ni moins qu’aujourd’hui repos­er sur les revenus d’activité et 10 % qu’ils devraient repos­er davan­tage sur les revenus d’activité.

82 % des per­son­nes inter­rogées ont répon­du qu’il faut avoir cotisé pour avoir droit à la pen­sion d’un régime de retraite de base con­tre 18 % qui ont répon­du qu’il n’était pas néces­saire d’avoir cotisé.

43 % des per­son­nes pensent que la CSG finance les allo­ca­tions chô­mage et 53 % qu’elle ne les finance pas.

Dans l’ensemble des prélève­ments choi­sis par les per­son­nes comme devant davan­tage con­tribuer au finance­ment de l’Assurance mal­adie à l’avenir, les coti­sa­tions employeurs ont été choisies dans 21 % des cas, les coti­sa­tions salariés dans 15 % des cas… et les mutuelles et assur­ances dans 23 % des cas.

Cette enquête con­fiée à l’institut BVA s’est déroulée en juin-juil­let 2017 auprès de 1 500 per­son­nes. Selon BVA, les répons­es apportées à cette enquête nou­velle doivent être con­sid­érées avec pru­dence.

Recertification : une réflexion sans les médecins libéraux !

La CSMF a « appris avec éton­nement » que le comité de pilotage de la mis­sion sur le con­trôle réguli­er des com­pé­tences des médecins ne com­porte aucun représen­tant des syn­di­cats de médecins. « Ne pas associ­er les médecins libéraux dans un proces­sus de recer­ti­fi­ca­tion revient à créer les con­di­tions de son échec (…) Com­ment imag­in­er sus­citer l’adhésion des médecins instal­lés dans un proces­sus d’actualisation régulière de leurs com­pé­tences s’il n’est pas con­stru­it par et avec eux ? » Le SML s’inquiétait déjà pour sa part du risque de prise de con­trôle des hos­pi­ta­lo-uni­ver­si­taires sur la for­ma­tion con­tin­ue des médecins libéraux.

Une fonction achat devenue enjeu stratégique 

La fonc­tion achat est sous l’œil du viseur et doit pren­dre sa part d’économie pour respecter l’Ondam. Le Pro­gramme nation­al de per­for­mance hos­pi­tal­ière pour des achats respon­s­ables (Phare) devrait se pour­suiv­re sur 2018–2020 et la fonc­tion achat se ren­forcer au sein des GHT. Sur 2015–2017, Phare a per­mis d’économiser 1,58 mil­liard d’euros.

Les achats du secteur pub­lic pèsent 23 mil­liards d’eu­ros dont 18,6 d’achats de fonc­tion­nement et 4,3 d’in­vestisse­ments. 6 mil­liards d’euros de médica­ments sont achetés et 3,5 de dis­posi­tifs médi­caux. Les achats en hôtel­lerie-restau­ra­tion pèsent quant à eux 3,7 mil­liards d’euros.