La recherche clin­ique organ­isée entre des pro­mo­teurs indus­triels et des étab­lisse­ments de san­té a besoin d’accéder à des cohort­es de patients suff­isantes pour per­me­t­tre le développe­ment des néces­saires inves­ti­ga­tions. Les enjeux dépassent les ques­tions de « clochers » et l’hospitalisation privée, comme l’ensemble des acteurs, s’organise pour apporter sa pierre aux travaux de recherche. Nos prati­ciens sont en capac­ité de con­duire de telles démarch­es, tant par leurs com­pé­tences recon­nues que par le nom­bre de patients qui leur font con­fi­ance. Quant aux clin­iques et hôpi­taux privés eux-mêmes, ils mul­ti­plient les ini­tia­tives depuis quelques années main­tenant et se regroupent sou­vent au sein de GCS.

Une con­ven­tion unique entre l’industriel pro­mo­teur de la recherche et l’établissement de san­té existe depuis 2013. Ini­tiale­ment oblig­a­toire pour les seuls hôpi­taux publics, cette mesure de sim­pli­fi­ca­tion admin­is­tra­tive et de trans­parence a été éten­due à l’ensemble des étab­lisse­ments de san­té par la loi san­té de 2016. À l’origine de cette ini­tia­tive en 2012, un triste con­stat pour la com­péti­tiv­ité de notre pays : entre 2007 et 2011, baisse de 21 % des essais indus­triels en France (con­tre 11 % pour les essais académiques). En cause notam­ment les délais : 111 jours sont néces­saires en France pour sign­er un con­trat, con­tre 22 jours aux États-Unis.

La ques­tion du délai est un mal bien français, puisque le temps d’accès à l’innovation est lui aus­si trop long : 400 jours en France con­tre 180 jours en Europe. L’État, l’industrie et tous les pro­fes­sion­nels de san­té ont com­pris l’urgence à réduire le délai de mise en place des essais clin­iques, jusqu’alors un frein à l’innovation, dont le poten­tiel dans le secteur de la san­té a bien été iden­ti­fié comme un élé­ment de com­péti­tiv­ité inter­na­tionale majeure pour la France.

Afin de mesur­er l’impact de la mise en œuvre de la « con­ven­tion unique », et notam­ment le rac­cour­cisse­ment des délais de sig­na­ture des con­ven­tions, la DGOS lance cette année encore un recense­ment des con­ven­tions uniques signées. L’État con­firme aus­si la mise en œuvre d’un inci­tatif sous forme d’une MIG, sous réserve de répon­dre à 7 critères. Rap­pelons que 20 mil­lions d’euros ont été dis­tribués en 2016 à une cen­taine d’établissements de san­té, mais seules 6 clin­iques ont été iden­ti­fiées au sein de ce dis­posi­tif. Ne nous privons surtout pas de cette sim­pli­fi­ca­tion admin­is­tra­tive et de cet accom­pa­g­ne­ment financier !

Nous sommes, nous aus­si, une source d’innovation en san­té. Inven­tifs, agiles, réac­t­ifs, nous avons la volon­té de con­tribuer active­ment à l’attractivité de la France en par­tic­i­pant à l’activité de recherche clin­ique et en en réduisant les délais.

À télécharg­er : INSTRUCTION N° DGOS/PF4/2017/288 du 2 octo­bre 2017 rel­a­tive au recense­ment de l’usage de la con­ven­tion unique pour les recherch­es à final­ité com­mer­ciale impli­quant la per­son­ne humaine dans les étab­lisse­ments, maisons ou cen­tres de san­té

La FHP-MCO vous accom­pa­gne : Groupe Experts Recherche et Pub­li­ca­tion, voir les dépêch­es n°282 du 17 octo­bre 2016, n°287 du 18 novem­bre 2016, n°96 du 9 juil­let 2014. Lire égale­ment Dia­logue San­té n°24 « L’hospitalisation privée, pro­mo­teur en recherche et inno­va­tion » dif­fusé en mars 2017. Tous ces doc­u­ments sont disponibles sur : www.fhpmco.fr