Encore émer­gente en France, l’eSanté con­stitue une nou­velle fil­ière promet­teuse pour l’emploi, l’innovation ou le ray­on­nement inter­na­tion­al. Elle s’efforce d’apporter de nou­velles solu­tions venant en aide à la sphère médi­cale. Matéri­al­isée notam­ment par les objets con­nec­tés, la san­té 2.0 a voca­tion à créer de nou­veaux usages, du préven­tif au curatif. Si aujourd’hui ils se des­ti­nent majori­taire­ment au grand pub­lic, une par­tie est déjà con­sid­érée comme dis­posi­tif médi­cal à part entière (DM). Mais à quels besoins du quo­ti­di­en les objets intel­li­gents ten­tent-ils de répon­dre à l’horizon 2020 ?

Prendre soin de sa santé au quotidien

Dans un aspect bien-être et préven­tion, les objets de san­té con­nec­tée sont devenus une nou­velle habi­tude dans les pra­tiques quo­ti­di­ennes. Le besoin gran­dis­sant de faire atten­tion à soi en amont des patholo­gies est devenu un enjeu de notre époque. Cette san­té per­son­nal­isée doit jouer à terme un rôle régu­la­teur pour éviter les con­sul­ta­tions et hos­pi­tal­i­sa­tions, sou­vent trop fréquentes et coû­teuses. Ain­si chaque jour, il est pos­si­ble d’utiliser des appli­ca­tions mobiles et autres cap­teurs d’activité dans le but de « mesur­er » et amélior­er sa san­té pour servir des fins plus glob­ales ensuite. Pour exem­ple, chaque dis­posi­tif cherche à répon­dre à des besoins quo­ti­di­ens :

  • Le sport : semelles, chaus­sures, mail­lots, lunettes con­nec­tés, bracelets d’activité et appli­ca­tions vien­nent tra­quer et enreg­istr­er les évo­lu­tions des per­for­mances.
  • La qual­ité du som­meil est l’une des préoc­cu­pa­tions essen­tielles et la san­té con­nec­tée com­mence à éval­uer cer­tains critères pour amélior­er cet aspect : cap­teur de som­meil, bracelet d’activité car­diaque, masque de som­meil …
  • Arrêter de fumer est égale­ment un prob­lème de san­té majeur qu’il est pos­si­ble d’envisager grâce à l’eCigarette, paquet ou bri­quet con­nec­té.

Assister et compléter le suivi médical

Les objets con­nec­tés com­men­cent égale­ment à envahir le secteur médi­cal dans le but d’optimiser et de mod­i­fi­er les par­cours de soins du côté du médecin comme du patient : aide au diag­nos­tic, suivi médi­cal, sou­tien quo­ti­di­en. Une récente enquête réal­isée con­join­te­ment avec les Echos et le Vidal mon­tre que ces nou­velles pra­tiques exis­tent mais qu’elles ne sont pas adop­tées. Seuls 9 % des médecins général­istes et 16 % des spé­cial­istes utilisent des dis­posi­tifs con­nec­tés dans leurs activ­ités quo­ti­di­ennes. (1) Par­mi ces objets intel­li­gents, le corps médi­cal peut recourir à un cer­tain nom­bre de solu­tions dig­i­tales : sthé­to­scope, ten­siomètre, glu­comètre, inhala­teurs, patch­es, sty­los con­nec­tés, tex­tile intel­li­gent …

Même si pour l’heure, la pra­tique ne s’est pas démoc­ra­tisée dans le milieu médi­cal, 8 pro­fes­sion­nels de san­té sur 10 se dis­ent prêts à emprunter le virage con­nec­té pour amélior­er les con­sul­ta­tions et mieux pren­dre en charge la patien­tèle sur la durée.(1)

Les seniors, cible prioritaire des avancées en santé connectée

La préven­tion chez les seniors est fon­da­men­tale pour main­tenir les pop­u­la­tions vieil­lis­santes en san­té. Chaque aspect de leur quo­ti­di­en peut être opti­misé avec l’usage d’objets con­nec­tés appliqués à leur sit­u­a­tion :

  • Pour se nour­rir, les seniors peu­vent béné­fici­er de divers out­ils pour boire suff­isam­ment d’eau grâce aux ver­res con­nec­tés par exem­ple.
  • Sur­veiller et alert­er les pertes d’autonomie : des dis­posi­tifs per­me­t­tent d’évaluer l’état de fragilité de la per­son­ne âgée. A l’aide de bal­ances éval­u­ant la force mus­cu­laire ou d’actimètres analysant les capac­ités motri­ces et fonc­tion­nelles, il est pos­si­ble de prévenir en amont d’une dégra­da­tion de l’autonomie.
  • Détecter les chutes notam­ment grâce à une mon­tre con­nec­tée qui appelle automa­tique­ment le numéro d’urgence pour pren­dre en charge plus rapi­de­ment la per­son­ne con­cernée.

 

Les nom­breux besoins en matière de san­té jus­ti­fient à eux seuls l’essor de la san­té con­nec­tée dans les dif­férentes sphères domes­tiques ou pro­fes­sion­nelles. Mais l’eSanté reste encore un jeune marché en devenir, notam­ment au niveau médi­cal où toute démoc­ra­ti­sa­tion de ces usages n’est pas si sim­ple. Cécile Mor­van, jour­nal­iste chez Objet Con­nec­té le dit très bien : « L‘univers de la san­té con­nec­tée reste encore très flou pour nom­breux pro­fes­sion­nels de san­té. Dans un pre­mier temps, il faut faire con­naître les tech­nolo­gies, les démoc­ra­tis­er et faire de la péd­a­gogie, en s‘adressant notam­ment à l’un des pre­miers acteurs de la san­té sur le ter­rain : le phar­ma­cien. »

Sources :

http://www.ticpharma.com/story.php?story=234&utm_content=buffer3707b&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

https://www.ovh.com/fr/blog/sante-nouvel-eldorado-objets-connectes/

https://www.dijon-sante.fr/2017/07/23/prevention-passera-objets-connectes-de-sante-16662/?utm_content=buffer032f6&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer