Aujourd’hui, les ram­i­fi­ca­tions de l’eSanté sont tou­jours de plus en plus nom­breuses. D’abord ce sont des sites dédiés à l’expertise médi­cale qui ont per­mis au patient de s’informer sur sa san­té d’une nou­velle manière. Ensuite le « Quan­ti­fied Self » (ou mesure de soi) a pris sa pleine mesure grâce à l’essor des objets con­nec­tés comme les traque­urs d’activité, bracelets con­nec­tés ou vête­ment intel­li­gents. Mais de nou­velles pra­tiques et tech­nolo­gies com­men­cent à pren­dre de l’ampleur : la san­té con­nec­tée pour­suit son développe­ment dans la voie de l’hyperpersonnalisation des diag­nos­tics médi­caux. Ain­si, les Chat­bots peu­vent con­tribuer à mieux con­naître les patholo­gies de cha­cun. Retour sur cette nou­velle ten­dance mon­tante et sur ses véri­ta­bles champs d’application.

Un assistant santé qui vous veut du bien.

Un bot c’est un assis­tant con­ver­sa­tion­nel dévelop­pé pour fournir un ser­vice et assur­er une rela­tion de prox­im­ité avec l’utilisateur. Le plus sou­vent, il prend la forme d’une inter­face de mes­sagerie mais des solu­tions de recon­nais­sance vocale se dévelop­pent. Pour la san­té, l’outil est promet­teur et peut se déclin­er sous un nom­bre de formes var­iées. Pour exem­ple, Lark est une appli­ca­tion de san­té con­nec­tée visant à suiv­re la san­té glob­ale d’un indi­vidu. Il est pos­si­ble de suiv­re son nom­bre de pas, de béné­fici­er de pro­grammes per­son­nal­isés pour per­dre du poids ou de suiv­re son hyper­ten­sion au quo­ti­di­en. Une inter­face « SMS » sim­ple et humaine per­met à l’utilisateur, soucieux de béné­fici­er de con­seils san­té, de dia­loguer avec le chat­bot. C’est un bon exem­ple pour démoc­ra­tis­er davan­tage la san­té con­nec­tée : le bot remet l’utilisateur au cen­tre des préoc­cu­pa­tions et éval­ue ses besoins avant de col­lecter la don­née. C’est en quelque sorte la solu­tion pour fidélis­er les e‑patients aux appli­ca­tions de san­té qu’ils peu­vent délaiss­er rapi­de­ment.

Bots et soins d’urgence : une solution qui prend de l’ampleur

Des développeurs se sont égale­ment penchés sur la ques­tion de la prise en charge hos­pi­tal­ière à l’aide d’un chat­bot. Le pro­fes­sion­nel peut égale­ment prof­iter de cet assis­tant intel­li­gent. Il peut gér­er son plan­ning de ren­dez-vous, pren­dre en charge les patients ou mieux aigu­iller et fil­tr­er les appels dans les cen­tres de sec­ours. Recast.AI, con­cep­teur de bots, a d’ailleurs expéri­men­té cette util­i­sa­tion dans le milieu hos­pi­tal­ier. Pour repren­dre l’idée du stan­dard télé­phonique en médecine, Rémi Meu­nier, le COO de l’entreprise explique sa moti­va­tion : « Notre vision se résume à ce qu’on appelle la con­ver­sa­tion aug­men­tée (…) lors d’une con­ver­sa­tion entre deux per­son­nes, un troisième opéra­teur, un bot, écoute et déclenche les actions néces­saires (…) : pré­par­er une fiche admin­is­tra­tive pour l’hôpi­tal ou le ser­vice d’ur­gence tout en déter­mi­nant le type de prob­lème ou de patholo­gie, le niveau d’ur­gence… » Le bot peut s’imposer comme un inter­mé­di­aire fil­trant les deman­des pour mieux rediriger les patients et pré­par­er en amont les pris­es en charges médi­cales.

Il reste encore du chemin pour dévelop­per un bot capa­ble de simuler une véri­ta­ble rela­tion humaine. Pour l’instant, utiles et promet­teurs dans leur util­i­sa­tion, ces agents con­ver­sa­tion­nels vont se dévelop­per au con­tact de l’expérience util­isa­teur. Pour l’heure, ils posent un pre­mier bilan, utile au médecin. Mais demain le bot sera-t-il 100 % autonome ou, ce qui le plus prob­a­ble, le com­plé­ment idéal au diag­nos­tic et à la prise en charge médi­cale ?

Sources :