D’ici 2020, 25 à 80 mil­liards d’objets con­nec­tés devraient cir­culer entre les util­isa­teurs, patients et médecins. Le monde médi­cal est con­stam­ment en muta­tion. Avec l’appui des dis­posi­tifs con­nec­tés, c’est tout le par­cours de soin qui se voit mod­i­fié. Nous allons au-delà du Quan­ti­fied Self (ou mesure de soi) et de la sim­ple analyse de don­nées de san­té. En effet, l’esanté com­mence à inve­stir les officines, maisons de san­té et les clin­iques et hôpi­taux. Allons-nous à terme incar­n­er ce nou­veau mod­èle de san­té et devenir 100 % con­nec­tés dans les proces­sus médi­caux ?

Les médecins, bientôt maîtres de la data ?

Les béné­fices atten­dus de l’esanté au niveau nation­al com­men­cent à se man­i­fester. En effet, le nou­veau pét­role que représente la don­née va rad­i­cale­ment chang­er les diag­nos­tics médi­caux et les con­di­tions de prise en charge de la patien­tèle. Si la data de san­té est util­isée elle don­nera lieu à une matéri­al­i­sa­tion de nou­velles formes de médecine : ultra-per­son­nal­i­sa­tion des soins, accès automa­tisé aux médica­ments, dig­i­tal­i­sa­tion des doc­u­ments de san­té …

La médecine est en passe de devenir une pra­tiquep­ti­misée par la don­née. Elle vien­dra appuy­er le diag­nos­tic tra­di­tion­nel et faciliter une médecine plus pré­dic­tive et effi­cace. L’esanté pour­rait con­tribuer à repenser une nou­velle forme de médecine. Recenser des cas patients, établir des études de cas et adapter les traite­ments à la lumière des diag­nos­tics faits par la don­née.

Le patient, bientôt autonome dans la santé 2.0 ?

En Angleterre, 15 000 patients téléchar­gent des appli­ca­tions de san­té con­nec­tée qui trans­met­tent les don­nées san­té au médecin. Il com­mence à ali­menter le réseau du big data en san­té. Vête­ments con­nec­tés, moni­teurs, traque­urs con­nec­tés … Tous vont per­me­t­tre de com­pléter la con­nais­sance de patholo­gies chroniques ou rares. L’ère du Quan­ti­fied Self sem­ble con­naître un tour­nant puisque les don­nées sont davan­tage réu­til­isées à des fins plus médi­cales et moins auto­cen­trées.

En France, 50% de la pop­u­la­tion de plus de 11 ans détient un smart­phone. De ce con­stat vient se rajouter une ten­dance : cette année, un util­isa­teur sur deux sera doté d’une appli­ca­tion dédiée au bien-être ou à la san­té.  Face à ce mail­lage con­nec­té, Ver­i­ly,  une fil­iale de Google souhaite car­togra­phi­er la san­té humaine au moyen d’une expéri­ence réal­isée sur 10 000 patients. Cela con­stituerait une base don­nant tout son sens à la big data.

L’esanté pour­rait ain­si accélér­er le proces­sus de la mise en place de nou­veaux ter­ri­toires de san­té, rap­prochant davan­tage le patient du corps médi­cal. Le nou­veau proces­sus est sim­ple : l’utilisation d’objets con­nec­tés apporte au médecin un nou­veau type de con­tenu cen­sé appuy­er son action mais aus­si le remet­tre en ques­tion si la sit­u­a­tion est jus­ti­fiée. L’automatisation de la san­té ne prend son sens que si patient comme médecin restent maîtres des évo­lu­tions dans le milieu médi­cal.

Sources :