Jusqu’en 2025, les effectifs de médecins augmentent insuffisamment 

La Drees vient de pub­li­er une étude sur la démo­gra­phie des médecins d’ici à 2040. Dans l’hypothèse du main­tien des com­porte­ments actuels, le nom­bre de médecins devrait rester sta­ble jusqu’en 2019. Une sta­bil­ité, puis une reprise à la hausse à par­tir de 2020 en trompe l’œil rap­pelle la CSMF, soulig­nant une pro­por­tion impor­tante de médecins en cumul emploi-retraite et rap­pelant que 20 à 25 % des nou­veaux médecins qui s’inscrivent au Con­seil de l’Ordre chaque année dis­posent d’un diplôme étranger, et sont pri­or­i­taire­ment des spé­cial­istes pré­cise par ailleurs la Drees. La fémin­i­sa­tion d’une part et le renou­velle­ment insuff­isant des généra­tions de la pop­u­la­tion des médecins libéraux « devraient con­duire à une baisse de l’offre glob­ale de soins d’une ampleur plus impor­tante que celle des effec­tifs » analyse la Drees. « La part plus élevée de médecins en exer­ci­ce mixte et salarié ne com­pensera pas le vol­ume de soins que les médecins libéraux pro­duisent. Des mesures urgentes doivent invers­er cette ten­dance », insiste la CSMF. La Drees observe par­al­lèle­ment que du fait du vieil­lisse­ment de la pop­u­la­tion, les besoins de soins devraient aug­menter plus rapi­de­ment que le nom­bre d’habitants. Une fois tous ces paramètres com­binés, « l’offre médi­cale devrait croître moins vite que la demande, au cours des dix prochaines années », con­clut le rap­port.

La proximité, une attente prioritaire de tous

241 étab­lisse­ments de san­té sont défi­nis en 2017 comme étab­lisse­ments de prox­im­ité. Le cahi­er des charges est cen­tré sur une activ­ité de médecine et exclut celle de chirurgie. Ain­si, seules 3 clin­iques fig­urent sur la liste. Pour rap­pel, 3 clin­iques sont elles recon­nues « étab­lisse­ments isolés ».

1,6 milliard d’euros d’économies

Con­fir­mé. Une dernière cir­cu­laire qui vient boucler la mise en œuvre de la cam­pagne tar­i­faire 2017, con­firme le plan d’économies de 1,6 mil­liard d’euros qui portera sur les étab­lisse­ments de san­té toutes activ­ités et tous secteurs con­fon­dus. Par ailleurs, comme chaque année, une enveloppe de réserve est con­sti­tuée, elle s’élève cette année à 412 mil­lions d’euros. Le plan tri­en­nal d’économies ain­si s’achève, s’ouvrira en 2018 une nou­velle péri­ode.