Procès de Calw : l’hôpital public sort vainqueur

Le Bun­desver­band Deutsch­er Pri­vatk­liniken (BDPK), la « FHP alle­mande », por­tait plainte con­tre la com­mune de Calw, située dans le Baden-Wurtem­berg pour dénon­cer le finance­ment pub­lic des­tiné à combler le déficit de l’hôpital com­mu­nal qui, cumulé sur plusieurs années, s’élève à plus de 10 mil­lions d’euros. La Cour fédérale de jus­tice stat­u­ait en mars 2016 : les aides d’É­tat sous forme de com­pen­sa­tion, au regard du droit européen, ne sont exemp­tées de l’obligation de noti­fi­ca­tion préal­able que dans cer­tains cas pré­cis, aux­quels la com­mune de Calw ne s’est pas tou­jours tenue. La Cour notait un manque de trans­parence dans l’attribution des allo­ca­tions. Le Tri­bunal région­al de Stuttgart, désigné pour pren­dre une déci­sion finale sur le car­ac­tère légal de ces aides, a fait con­naître sa déci­sion en mars 2017 : la com­mune de Calw a l’obligation de soutenir les hôpi­taux publics appar­tenant au ser­vice hos­pi­tal­ier région­al de son ter­ri­toire, aus­si en cas de dif­fi­cultés économiques. « Cela sig­ni­fie que l’absence d’efficience du man­age­ment des hôpi­taux publics peut être sup­port­ée sans restric­tion par les impôts des citoyens. L’offre san­i­taire n’est pas en train de s’améliorer mais seule­ment de devenir plus chère. De plus, cette déci­sion est dis­crim­i­nante pour les étab­lisse­ments de soins du ter­ri­toire gérés par des opéra­teurs privés, privés à but non lucratif ou des organ­i­sa­tions religieuses », souligne Thomas Bublitz, directeur de la BDPK.

Arti­cle rédigé en parte­nar­i­at avec l’Union européenne de l’hospitalisation privée (UEHP) : www.uehp.eu

Les données de santé accessibles sous condition

La Loi de San­té prévoit de « faciliter l’accès aux don­nées de san­té à des fins de san­té publique, de recherche et d’innovation ». C’est ain­si que depuis le 10 avril, l’accès aux don­nées issues du sys­tème nation­al des don­nées de san­té est ouvert aux organ­ismes « exerçant une mis­sion de ser­vice pub­lic pour toute étude, recherche et éval­u­a­tion présen­tant un intérêt pub­lic ». Des organ­i­sa­tions médi­cales dénon­cent « l’impréparation de cette mesure, l’absence de débat claire­ment offert aux Français sur ce sujet, et l’impossibilité en l’état de garan­tir l’inviolabilité et l’anonymat des don­nées inclus­es dans cette base », déclare l’UFML.

L’ONDAM respecté en 2016

Les dépens­es de san­té sont finale­ment restées dans l’enveloppe impar­tie, con­statait le comité d’alerte sur l’évo­lu­tion des dépens­es d’As­sur­ance mal­adie. Les 185,2 mil­liards d’eu­ros dépen­sés en 2016 sont « très proches » de l’ob­jec­tif du gou­verne­ment et l’augmentation de l’ONDAM à 1,8 % de crois­sance par rap­port à 2015, est respec­tée. Les experts notent toute­fois une sit­u­a­tion con­trastée.
Les dépens­es de soins de ville sont supérieures de 500 mil­lions à l’ob­jec­tif rec­ti­fié (+ 2,3% alors qu’une aug­men­ta­tion de 1,8% était prévue). Les hon­o­raires médi­caux et den­taires en par­ti­c­uli­er, mais aus­si les hon­o­raires paramédi­caux, les dépens­es d’in­dem­nités jour­nal­ières ou encore de trans­ports san­i­taires ont été plus élevés qu’at­ten­du.

Du côté des étab­lisse­ments de san­té, les dépens­es ont atteint 77,6 mil­liards d’eu­ros (+1,6% en 2016, +1,9% en 2015). Une dépense en retrait de 370 mil­lions d’eu­ros (cor­re­spon­dants prin­ci­pale­ment à des crédits non délégués) par rap­port à l’ob­jec­tif fixé, mal­gré un dépasse­ment de 148 mil­lions des hôpi­taux publics.