Encore plus qu’ailleurs, à la Réunion, le statut juridique de l’établissement n’existe pas !

Com­ment s’est dévelop­pé votre étab­lisse­ment dans le con­texte par­ti­c­uli­er d’une île ?
Le groupe privé de san­té Clin­i­fu­tur est né sur l’île de la Réu­nion, à l’initiative du Dr Michel Dele­flie, arrivé il y a 50 ans pour y exercer. Une « suc­cess sto­ry » qui fédère aujourd’hui 12 étab­lisse­ments. Le groupe a racheté au fil de l’histoire des étab­lisse­ments privés sur l’île, pour aujourd’hui devenir incon­tourn­able à la Réu­nion. À la Clin­ique Sainte-Clotilde, étab­lisse­ment le plus impor­tant du groupe et de la région Réu­nion, nous accueil­lons un tiers de patients dits « lourds », les deux autres tiers étant pris en charge par le CHU déployé sur deux sites au nord et au sud de l’île. Con­cer­nant la fil­ière oncologique, nous sommes l’équivalent d’un cen­tre de lutte con­tre le can­cer car nous maîtrisons la total­ité du par­cours de soins du patient en can­cérolo­gie. 1200 patients par an intè­grent la fil­ière.

Nous tra­vail­lons en étroite col­lab­o­ra­tion entre les étab­lisse­ments en fonc­tion des pôles d’excellence de cha­cun et de nos zones géo­graphiques. Par ailleurs, nous assurons la mis­sion de ser­vice pub­lic d’un hôpi­tal acces­si­ble à tous mais avec un statut privé. L’État recon­naît ce rôle de cha­cun. Il a par­faite­ment inté­gré notam­ment que env­i­ron 40 % de nos patients béné­fi­cient de la CMU. Nous recevons à ce titre une MIG pré­car­ité. Par ailleurs, un coef­fi­cient de 31 % est appliqué à tous nos GHM et 16 % sur la liste en sus.

De nom­breuses évac­u­a­tions san­i­taires sont toute­fois organ­isées et env­i­ron 1 000 patients par an sont envoyés en France pour y être soignés. À l’inverse, con­cer­nant par exem­ple la can­cérolo­gie, les étab­lisse­ments privés de l’île reçoivent env­i­ron 150 patients par an en prove­nance de l’île de May­otte toute proche. Dans la zone de l’Océan Indi­en, les struc­tures hos­pi­tal­ières de la Réu­nion sont les plus à la pointe. Ain­si, 5 % de nos patients sont étrangers.

Com­ment gérez-vous vos achats ?
Nous dis­posons d’une plate­forme logis­tique pour gér­er la phar­ma­cie, les DM et les con­som­ma­bles, et d’un entre­pôt (sauf pour la phar­ma­cie) pour l’ensemble des étab­lisse­ments du groupe, puis d’une navette qui effectue les livraisons.
Des investisse­ments en équipement lourd sont régulière­ment réal­isés. Ain­si, la clin­ique vient de se dot­er du pre­mier True Beam à la Réu­nion, cet accéléra­teur de dernière généra­tion dont la France ne compte que 50 exem­plaires. L’État nous a sub­ven­tion­nés à hau­teur de 1,5 mil­lion d’euros pour cet équipement en imagerie.

Alors que la France mét­ro­pol­i­taine est con­fron­tée à des dif­fi­cultés de recrute­ment des médecins, qu’en est-il à la Réu­nion ?
L’héliotropisme joue à plein. Nous sommes favorisés car le cli­mat et la qual­ité de vie sur l’île attirent des médecins. Chez nous, env­i­ron 25 % des prati­ciens sont créoles, 50 % en prove­nance de la France mét­ro­pol­i­taine et 25 % sont étrangers d’origines très divers­es, d’Allemagne, d’Europe en général, de Mada­gas­car, du Liban, etc. Env­i­ron 50 % sont en secteur 1. Nous avons une crois­sance naturelle de l’activité du fait de l’augmentation et du vieil­lisse­ment de la pop­u­la­tion, de 2 à 5 % par an. Les médecins qui s’installent sont cer­tains d’avoir une patien­tèle et ce, sans con­cur­rencer leurs con­frères.

Le groupe de san­té privé Clin­i­fu­tur gère à la Réu­nion 3 clin­iques qui exer­cent une activ­ité de médecine, chirurgie et obstétrique, 2 clin­iques de soins de suite et de réé­d­u­ca­tion, 2 cen­tres de dial­yse et 2 cen­tres de dial­yse sur l’île de May­otte. Le groupe s’est dernière­ment dévelop­pé en France mét­ro­pol­i­taine avec l’acquisition de 3 clin­iques sup­plé­men­taires.
www.clinifutur.net

L’Union Européenne de l’Hospitalisation Privée (UEHP) a pub­lié un reportage sur l’hospitalisation privée européenne dans les îles, dans sa newslet­ter de févri­er 2017. Le 13h de la FHP-MCO revient sur l’île de la Réu­nion.
Lire la newslet­ter