Le Con­seil d’État vient de tranch­er une sit­u­a­tion incom­préhen­si­ble qui oppose depuis plusieurs années les hôpi­taux siège d’un SMUR et les autres étab­lisse­ments de san­té, con­cer­nant la prise en charge du coût des trans­ports SMUR. Ain­si que nous le soute­nions, la fac­tura­tion de ces frais aux étab­lisse­ments adresseurs s’avère donc injus­ti­fiée.

Depuis avril 2014, nous avons saisi le min­istère de la San­té, nous avons rap­pelé nos argu­ments à toutes les réu­nions de cam­pagne tar­i­faire, nous vous avons infor­més au fil de huit dépêch­es et avons accom­pa­g­né cer­tains d’entre vous dans le cadre de l’opération des « mille recours ». Nous n’avons eu de cesse de faire val­oir le bon droit des clin­iques, en col­lab­o­ra­tion avec les FHP régionales, et en par­ti­c­uli­er avec la FHP PACA. Bra­vo aux étab­lisse­ments qui sont allés en jus­tice, car leur ténac­ité et leur courage ont per­mis d’obtenir un arrêt du Con­seil d’État.

Par­al­lèle­ment, nous avons été des­ti­nataires d’un pro­jet de décret visant à sup­primer la fac­tura­tion des SMUR sec­ondaires de manière défini­tive, en con­trepar­tie d’un abon­de­ment de la MIG SMUR à hau­teur de 60 mil­lions d’euros. Ce texte doit entr­er en appli­ca­tion le 1er mars prochain, met­tant fin aux lit­iges pour l’avenir. Il aura fal­lu trois ans de per­sévérance pour clore cet épisode de ten­sion générale, voire de con­flit juridique pour cer­tains d’entre vous.

Au-delà de l’issue pos­i­tive de ce dossier emblé­ma­tique, il nous faut retenir que la ténac­ité rap­porte et qu’une stratégie com­mune de posi­tion et d’actions aux niveaux région­al et nation­al est un tick­et gag­nant.