Évaluation des ARS, édition 2017, c’est parti !

La FHP-MCO décidait en 2016 d’évaluer les ARS. Le process éprou­vé l’année dernière et jugé solide, est recon­duit cette année. Le pre­mier volet intè­gre donc des critères objec­tivables et le sec­ond des critères plus sub­jec­tifs. Avec la par­tic­i­pa­tion d’un cab­i­net d’avocats et de l’institut de sondages IPSOS, l’objectif est d’évaluer si les instances régionales qui gou­ver­nent nos étab­lisse­ments, respectent les règles qui garan­tis­sent la trans­parence du sys­tème de san­té et l’équité de traite­ment entre tous les acteurs.

Il s’agit d’appliquer en direc­tion des par­ties prenantes du syn­di­cat ces principes de trans­parence et d’équité appelés des vœux de tous. L’esprit de la démarche est iden­tique à celui qui gou­verne la cer­ti­fi­ca­tion des étab­lisse­ments de san­té : amélior­er la qual­ité du sys­tème région­al de régu­la­tion pour le plus grand béné­fice des patients.

Con­crète­ment, les adhérents FHP-MCO n’auront qu’une seule chose à faire : cli­quer sur le lien de la dépêche à recevoir très bien­tôt et rem­plir en quelques min­utes le ques­tion­naire. Soyez nom­breux à par­ticiper et sincères dans vos répons­es, car le suc­cès de cette opéra­tion syn­di­cale vous appar­tient.

« Sabotage de l’imagerie médicale »

La FNMR accuse l’UNCAM de met­tre « en péril la san­té des Français pour de longues années ». La baisse des tar­ifs de radi­olo­gie con­ven­tion­nelle et d’interprétation des scan­ners (sup­pres­sion de la majo­ra­tion Z qui pre­nait en compte les charges d’investissement spé­ci­fiques des médecins radi­o­logues) et la baisse des for­faits tech­niques de scan­ner, IRM et TEP (qui finan­cent l’amortissement de ces équipements) ne passent pas. « L’UNCAM décide de manière uni­latérale de réguler le vol­ume des actes par une baisse des tar­ifs sans com­pren­dre que notre spé­cial­ité est le mariage d’une com­pé­tence humaine et d’une haute tech­nolo­gie » s’exprime la FNMR dans un com­mu­niqué. « Les baiss­es de tar­ifs d’aujourd’hui sont les non-investisse­ments de demain dont l’UNCAM en sera respon­s­able face aux Français. »

Les jeunes chefs de clinique choisissent l’hôpital et un exercice mixte

L’exercice mixte est plébisc­ité. Les futurs chefs de clin­ique déclar­ent pour 46 % en début de cur­sus et 58 % en cur­sus avancé vouloir exercer majori­taire­ment à l’hôpital et/ou dans un étab­lisse­ment pub­lic de san­té. 72 % d’entre eux sont intéressés par un exer­ci­ce mixte. 35 % des répon­dants en début de cur­sus et 28 % en cur­sus avancé, souhait­ent exercer majori­taire­ment en libéral et/ou dans un étab­lisse­ment privé de san­té, dont 67 % sont intéressés par un exer­ci­ce mixte. 90 % des jeunes médecins qui n’ont pas choisi leur secteur sont intéressés par un exer­ci­ce mixte.

L’exercice soli­taire est mas­sive­ment rejeté (70 % ne veu­lent pas d’intérim, et 64 % ne veu­lent pas exercer seul).

Une vision du secteur pub­lic très « CHU ». Les trois pre­miers déter­mi­nants du choix du secteur pub­lic sont : la pos­si­bil­ité de faire de l’enseignement est plus impor­tante, la pos­si­bil­ité de faire de la recherche est plus impor­tante, l’intérêt de la pra­tique médi­cale est plus grand.

Les trois pre­miers déter­mi­nants du choix du secteur privé sont : la qual­ité de l’organisation des soins est meilleure, les rap­ports hiérar­chiques sont plus sim­ples et les revenus sont plus con­formes à mes attentes.

Une diver­sité des modes de rémunéra­tion. Les jeunes médecins qui optent pour le secteur privé aspirent à 70 % exercer en secteur 2 et seuls 8 % envis­agent un exer­ci­ce hors con­ven­tion­nement (secteur 3). 45 % d’entre eux souhait­ent un exer­ci­ce mixte (une base salariée avec une part vari­able à l’activité), 35 % un mode d’exercice libéral et 8 % un statut salar­i­al.

Cadrage général. Les spé­cial­istes représen­tent 54 % des médecins en exer­ci­ce et leur effec­tif con­naît une pro­gres­sion bien plus forte sur 25 ans (+42 % vs +10 %). L’âge moyen des spé­cial­istes est de 51 ans et les femmes représen­tent 43 % de cette pop­u­la­tion médi­cale. 49 % d’entre eux sont salariés. 57 % des spé­cial­istes exer­cent en cab­i­net de groupe (44 % en 2001), une ten­dance davan­tage mar­quée que le médecin est jeune. 24 % des nou­veaux médecins inscrits à l’Ordre sont diplômés à l’étranger. Le mod­èle de pro­jec­tion de la DREES antic­i­pait une baisse des effec­tifs qui ne s’est pas pro­duite du fait du développe­ment du cumul emploi-retraite et de l’arrivée de médecins à diplôme étranger.

Sources : Don­nées de l’Inter Syn­di­cat nation­al des chefs de clin­ique et assis­tants (ISNCCA), DREES groupe de tra­vail Hcaam