Selon les esti­ma­tions moyennes, le nom­bre d’objets con­nec­tés en pos­ses­sion des util­isa­teurs dans le monde dépassera les 50 mil­liards. (1) Le patient con­nec­té comme on peut le qual­i­fi­er, télécharge les appli­ca­tions les plus con­nues et cer­ti­fiées, soit unique­ment 12 % de l’offre glob­ale de dis­posi­tifs con­nec­tés. Cern­er l’écosystème nais­sant et se pré­mu­nir des risques en amont de patholo­gies est une avancée de taille. Néan­moins le vaste secteur de la san­té, à com­mencer par les phar­ma­cies d’officine, ont leur mot à dire pour pro­pos­er des solu­tions dig­i­tales aux patients pour ain­si intro­duire pro­gres­sive­ment l’eSanté sur le ter­rain de la san­té publique.

Quel rôle du phar­ma­cien con­nec­té ?

Les pre­mières con­séquences de la dig­i­tal­i­sa­tion de la société se font sen­tir au niveau de l’utilisation indi­vidu­elle de ten­siomètres con­nec­tés, cap­teurs d’activité et piluliers intel­li­gents. Pour une réflex­ion plus glob­ale, il faut trou­ver un levi­er pour démoc­ra­ti­sa­tion de nou­velles inno­va­tions de san­té. A mi-chemin entre le corps médi­cal et un com­merce de prox­im­ité, le phar­ma­cien se trans­forme peu à peu en pre­scrip­teur de solu­tions de san­té 2.0. Ses rôles essen­tiels sont d’accompagner les e‑patients en tant que référent san­té et dévelop­per une offre d’objets de san­té en officine.

Vers une dig­i­tal­i­sa­tion des ordon­nances « papi­er » ?

Tout porte à croire que l’impact du big data dans l’ère numérique sera totale. En tête, la san­té com­mence à se créer des pôles des don­nées col­lec­tées qui doivent être lues, analysées, trans­for­mées. La dématéri­al­i­sa­tion des piliers de la San­té Publique vise à retran­scrire le par­cours d’un patient de manière flu­ide et trans­par­ente. Les tâch­es courantes comme la ges­tion des ordon­nances et relances de traite­ment sont con­sid­érées comme des actions à faible valeur ajoutée (2). Une dig­i­tal­i­sa­tion des fonde­ments des ordon­nances pour une officine per­me­t­trait de s’acquitter de cette tâche automa­tique­ment et d’avoir un meilleur suivi du patient, d’apporter une meilleure traça­bil­ité des médica­ments et faciliter les renou­velle­ments de traite­ments médi­caux.

Pas tout à fait assumé, la dig­i­tal­i­sa­tion du monde médi­cal n’en est qu’à ses débuts. L’exemple de la prox­im­ité et du rela­tion­nel du  phar­ma­cien est idéal pour accom­pa­g­n­er et « édu­quer » les patients aux change­ments struc­turels de la san­té. Cette force vive de 22 000 phar­ma­cies en France (3) doit être exploitée pour démoc­ra­tis­er les nou­veaux par­cours de soins à grande échelle.
(1) http://www.gie-gers.fr/objets-connectes-une-revolution-dans-lindustrie-de-la-sante/

(2) http://lapharmaciedigitale.com/patients-dispensation-innovation-pharmacie/

(3) http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-163862-les-nouveaux-territoires-de-conquete-de-la-pharmacie-2050791.php

http://lapharmaciedigitale.com/strategie-digitale-amenagement-pharmacie/

http://lapharmaciedigitale.com/place-objets-connectes-pharmacie/