Campagne nationale sur l’information des droits des patients en fin de vie

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Le pre­mier temps de cette cam­pagne est à des­ti­na­tion des pro­fes­sion­nels de san­té escomp­tés au cœur du dis­posi­tif, pour « Informer le patient, lui per­me­t­tre d’être au cen­tre des déci­sions qui le con­cer­nent ». Les nou­velles dis­po­si­tions rel­a­tives à la loi du 2 févri­er 2016 créant de nou­veaux droits pour les malades et les per­son­nes en fin de vie, comme le prévoit l’axe 1 du plan nation­al 2015–2018 pour le développe­ment des soins pal­li­at­ifs, doivent être rap­pelées.

« La fin de vie désigne les derniers moments de vie d’une per­son­ne arrivant en phase avancée ou ter­mi­nale d’une affection/maladie grave et incur­able. Pour le corps médi­cal, à ce stade, l’objectif n’est pas de guérir mais plutôt de préserv­er jusqu’à la fin la qual­ité de vie des per­son­nes et de leur entourage face aux symp­tômes et aux con­séquences d’une mal­adie évo­lu­tive, avancée et à l’issue irrémé­di­a­ble. Il est essen­tiel de se pos­er ensem­ble, avec la per­son­ne malade, les ques­tions clés avant d’entamer la prise en charge pal­lia­tive. Que souhaite mon proche ? A‑t-il/elle fait claire­ment état de ses volon­tés sur sa fin de vie ? Si oui, cela a‑t-il été exprimé par écrit ? Dans le cas con­traire, que faut-il faire ? Quel est le rôle de la per­son­ne de con­fi­ance ? A quoi ser­vent les direc­tives anticipées ? Com­ment éviter l’acharnement thérapeu­tique ? Com­ment apais­er les souf­frances ? », rap­pelle le min­istère.

Activité libérale à l’AP-HP en forte augmentation

355 prati­ciens de l’AP-HP, dont 70 % de PU-PH, ont dévelop­pé une activ­ité libérale « soutenue » en 2015, selon le rap­port annuel de la Com­mis­sion cen­trale de l’ac­tiv­ité libérale du CHU fran­cilien dont le Quo­ti­di­en du médecin se fait l’écho. Le mon­tant de leurs hon­o­raires dans ce cadre s’élève à 36,4 mil­lions d’eu­ros. 346 prati­ciens de l’AP-HP pra­ti­quaient une activ­ité libérale en 2014 (pour 33,6 mil­lions d’eu­ros). Une aug­men­ta­tion de la rede­vance (9,3 mil­lions d’eu­ros en 2015) que versent les médecins aux étab­lisse­ments. Ces médecins parisiens représen­tent 7 % du total des médecins hos­pi­tal­iers éli­gi­bles au secteur privé (4 845 prati­ciens).

Cancer du col de l’utérus, veiller aux bonnes pratiques

Deux­ième can­cer le plus fréquent dans le monde chez les femmes de moins de 45 ans, le can­cer du col de l’utérus a touché en France en 2015 plus de 2797 femmes et a entraîné la mort de 1 092 d’entre elles. La crainte du can­cer du col de l’utérus lié au papil­lo­mavirus ou HPV devient aujour­d’hui gran­dis­sante. Chaque année en France, plus de 25 000 femmes ont une con­i­sa­tion, dont 1/3 des indi­ca­tions sem­blent faites en excès. En effet, les traite­ments par con­i­sa­tion sont loin d’être des actes anodins. En « rac­cour­cis­sant » le col, ils peu­vent être source d’accouchements pré­maturés, d’au­tant plus impor­tants que le vol­ume retiré est plus impor­tant. Sur les 3 500 hys­térec­tomies (abla­tion de l’utérus) qui sont réal­isées pour des lésions du col utérin, 50 % d’entre elles sont réal­isées fort prob­a­ble­ment égale­ment par excès. « Nous avons besoin de tir­er la son­nette d’alarme » pré­cise la Société Française de Col­po­scopie et de Patholo­gie Cer­vi­co-Vagi­nale. C’est pourquoi se tourn­er vers un prati­cien adhérant à la charte de qual­ité en col­po­scopie est forte­ment recom­mandé.