Véri­ta­ble tis­su inno­vant et force vive de la crois­sance de la san­té con­nec­tée en France, les star­tups approchent la médecine de demain par des con­cepts matéri­al­isés par une tech­nolo­gie adap­tée. Les jeunes entre­pris­es français­es représen­tent l’un des canaux prin­ci­paux pour démoc­ra­tis­er la san­té con­nec­tée. La ques­tion est de savoir si, à terme, on se passera des instru­ments médi­caux clas­siques pour une toute nou­velle inno­va­tion con­nec­tée qui viendrait révo­lu­tion­ner les stan­dards médi­caux.

Ces startups qui veulent faire du bien à la sphère médicale

Par­mi les nou­veaux objets con­nec­tés, appli­ca­tions pré­dic­tives et de prise en charge ren­dus pos­si­bles par l’innovation, on assiste à la nais­sance d’un écosys­tème recréant les fonde­ments d’un nou­veau par­cours de soin inté­grant de nou­velles tech­nolo­gies ain­si qu’une nou­velle pra­tique. Pour preuve, des avancées rad­i­cales comme la bio-impres­sion 3D pour­raient boule­vers­er les opéra­tions de greffes d’organes et de tis­sus humain. Organo­vo, start-up cal­i­forni­enne pio­nnière en la matière, repro­duit par exem­ple des tis­sus humains à l’aide d’une encre biologique com­posée de cel­lules provenant de biop­sies de patients. (1) Entre la vis­ite médi­cale à domi­cile pos­si­ble avec un seul out­il con­nec­té, un traceur pour assur­er la trans­parence lors du trans­port d’un gref­fon ou les divers­es appli­ca­tions diag­nos­tiques, le tour­nant con­nec­té est plus que jamais d’actualité.

Esanté 2020 : intégrer les startups dans les processus de santé

Selon une étude Xer­fi (2), le marché de la san­té con­nec­tée en France pour­rait représen­ter entre 3,5 et 4 mil­liards d’euros à l’horizon, con­tre 2,7 mil­liards en 2014. On peut expli­quer cette hausse atten­due par une accéléra­tion des investisse­ments sur la ques­tion de la san­té con­nec­tée. Au pre­mier semes­tre 2016, près d’1,4 mil­liards d’euros ont été investis dans de nou­veaux dis­posi­tifs, logi­ciels et solu­tions de cloud, dévelop­pés pour la majorité par des star­tups inno­vantes. Une stratégie nationale a juste­ment été lancée en France par la Min­istre de la San­té, Marisol Touraine. Bap­tisé « e‑santé 2020 », le pro­jet a pour but de créer un cadre prop­ice pour faire accepter pro­gres­sive­ment la san­té con­nec­tée au milieu médi­cal. Bien que l’Ordre des Médecins s’est dit favor­able au rem­bourse­ment d’ob­jets con­nec­tés, l’essentiel du pro­jet nation­al est de con­serv­er sur le ter­ri­toire français les star­tups de san­té dont le tra­vail et l’utilité seraient recon­nues publique­ment.

Pen­sés par les entre­pris­es inno­vantes, les algo­rithmes, don­nées col­lec­tées par les objets intel­li­gents pour­raient bien­tôt rem­plac­er les bilans médi­caux pos­si­bles par les stétho­scopes ou autres moni­teurs car­diaques. Ces prob­lé­ma­tiques pren­nent sens à l’heure où la san­té de demain s’impose déjà dans le quo­ti­di­en. Lier le poten­tiel inno­vant des star­tups à la ques­tion médi­cale est la prochaine étape pour bas­culer défini­tive­ment dans un nou­veau par­a­digme de san­té.

 

(1) http://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/870/reader/reader.html?t=1478876838803#!preferred/1/package/870/pub/871/page/4

(2) http://ideas.microsoft.fr/sante-connectee-big-data-iot-5-chiffres-ecteur-mutation/?cr_cc=200542638#d0gZjQhKoifLGmJZ.97